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Aides à la mobilité : déambulateur, releveur, planche de transfert

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • Une aide à la mobilité (déambulateur, fauteuil releveur, planche de transfert) se choisit selon la difficulté réelle de la personne : marcher, se lever ou changer de support.
  • Le déambulateur relève des aides aux déplacements, le fauteuil releveur des aides aux transferts, d’après le portail officiel pour les personnes âgées.
  • Les CICAT, présents dans certains départements, offrent un conseil gratuit et neutre et permettent d’essayer du matériel ; un ergothérapeute peut aussi conseiller.
  • L’Assurance maladie rembourse certains équipements sur prescription ; l’APA, la PCH et d’autres financeurs peuvent compléter.
  • Une chute ne doit pas être banalisée : elle justifie d’en rechercher la cause avec un médecin.

Pour choisir parmi les aides à la mobilité, partez de la difficulté principale de la personne : marcher, se lever ou passer d’un support à un autre. Le déambulateur, le fauteuil releveur et la planche de transfert répondent à des besoins différents, et le choix gagne à être fait avec un professionnel, idéalement après essai du matériel.

Une personne à mobilité réduite, souvent désignée par le sigle PMR, rencontre une difficulté temporaire ou durable pour se déplacer, se lever, s’asseoir ou effectuer certains gestes du quotidien, en raison de l’âge, d’un handicap, d’une blessure ou d’une maladie. Cet article reprend ce que disent les sources officielles sur ces équipements, leur choix, leur financement et la prévention des chutes.

Pourquoi s’équiper quand la mobilité diminue ?

Selon l’Assurance maladie, une personne de plus de 65 ans sur trois fait au moins une chute par an, mais de nombreuses chutes peuvent être évitées. Les causes sont multiples : troubles de l’équilibre, étourdissements, arthrose de la hanche ou du genou, faiblesse musculaire, dénutrition, maladies, certains médicaments, mais aussi un logement encombré ou mal adapté.

Dans ce contexte, une aide technique adaptée peut contribuer à sécuriser les déplacements. L’Assurance maladie recommande ainsi d’utiliser une canne ou un déambulateur en cas de doute sur son équilibre. Un équipement mal choisi ou mal réglé risque en revanche de gêner plus qu’il n’aide : d’où l’intérêt de se faire conseiller avant d’acheter.

À quoi servent le déambulateur, le fauteuil releveur et la planche de transfert ?

Le portail officiel pour les personnes âgées classe les équipements par usage :

  • le déambulateur fait partie des aides aux déplacements, à l’intérieur comme à l’extérieur, avec la canne et le fauteuil roulant ;
  • le fauteuil releveur est cité parmi les aides aux transferts, avec le lève-personne et le guidon de transfert, c’est-à-dire les gestes pour passer d’une position ou d’un support à un autre ;
  • la planche de transfert, de façon générale, est une aide technique utilisée pour passer d’un support à un autre, par exemple du lit au fauteuil, lorsque le transfert reste possible mais difficile.

La Haute Autorité de Santé a évalué en 2010 les déambulateurs et les appareils de soulèvement et de transfert inscrits sur la liste des produits et prestations remboursables, afin de préciser leurs indications, leurs conditions d’utilisation et de prescription. Cette évaluation est ancienne : elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel qui examine votre situation.

Le choix du modèle ne se résume pas à la description d’un catalogue. Un déambulateur, par exemple, existe en plusieurs versions, et seul un professionnel peut dire laquelle correspond à votre équilibre, à votre force et à votre environnement.

Comment choisir le bon équipement ?

Les questions à se poser sont concrètes : la difficulté principale est-elle de marcher, de se lever, ou de passer d’un support à un autre ? Quelle autonomie reste-t-il ? Y a-t-il un aidant à domicile ? Quel espace est disponible dans le logement ?

Plutôt que de vous fier à une description commerciale, appuyez-vous sur un conseil indépendant :

  • les CICAT, présents dans certains départements, donnent des conseils gratuits et neutres et permettent d’essayer du matériel ;
  • un ergothérapeute libéral peut aussi vous conseiller ; depuis le 1er juillet 2023, il peut prescrire sous conditions certains dispositifs médicaux et aides techniques pris en charge par l’Assurance maladie ;
  • votre médecin traitant peut orienter vers le bon interlocuteur.

Pour limiter les erreurs, faites vérifier avec le professionnel qui vous conseille le réglage, la taille et l’encombrement de l’équipement au regard de votre logement, et n’attendez pas que les difficultés s’installent pour en parler à votre médecin.

Quelles aides financières existent ?

Selon le portail officiel pour les personnes âgées, l’Assurance maladie rembourse certains équipements sur prescription. D’autres financeurs peuvent intervenir :

  • l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH), qui peuvent financer du matériel ;
  • les mutuelles et les caisses de retraite ;
  • certains centres communaux d’action sociale (CCAS), sous conditions de ressources ;
  • la Conférence des financeurs.

L’Assurance maladie invite à se renseigner auprès du CCAS de sa mairie ou sur le portail national pour les personnes âgées. Les droits dépendent de la situation de chacun et de la prescription : renseignez-vous avant d’acheter.

Que faire d’autre pour limiter les chutes ?

Une aide technique ne suffit pas toujours. L’Assurance maladie recommande plusieurs gestes de prévention :

  • dégager les passages, fixer les fils électriques et sécuriser ou retirer les tapis ;
  • améliorer l’éclairage et installer des barres d’appui près du lit, des toilettes et de la baignoire ;
  • porter des chaussons antidérapants et des chaussures bien ajustées, à talon bas et large ;
  • se lever lentement d’un lit ou d’un fauteuil pour éviter les vertiges ;
  • rester actif, par exemple en marchant chaque jour ou avec des exercices d’équilibre validés par un médecin ;
  • faire contrôler régulièrement la tension, la vision, l’audition, les pieds, et revoir ses médicaments avec un médecin ou un pharmacien, car certains provoquent de la somnolence.

Pour un aidant, l’objectif est de permettre à la personne de faire le plus possible par elle-même, avec le bon niveau d’aide, plutôt que de faire à sa place.

Quand consulter après une chute ou une difficulté à se déplacer ?

Une chute ne doit pas être considérée comme anodine. Le portail officiel pour les personnes âgées recommande d’en rechercher la cause avec un médecin, qui peut traiter la cause et aider à éviter une nouvelle chute ou une hospitalisation. Les causes possibles incluent des troubles de la vue ou de l’audition, des problèmes d’équilibre ou musculaires, une dénutrition ou une déshydratation, des problèmes cardiaques ou neurologiques, un logement inadapté et des médicaments qui ne conviennent plus.

Parlez-en aussi à votre médecin si votre mobilité baisse progressivement, si vous avez peur de tomber au point de limiter vos sorties, ou si vous vous sentez étourdi en vous levant. Il pourra orienter vers un kinésithérapeute, un ergothérapeute ou un autre professionnel.

En cas de chute avec douleur importante, perte de connaissance ou impossibilité de se relever, appelez le 15 ou le 112. Un équipement ne remplace jamais le suivi médical et ne doit pas conduire à interrompre un traitement ou une rééducation en cours.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une personne à mobilité réduite ?

Une personne à mobilité réduite, ou PMR, est une personne qui rencontre une difficulté temporaire ou durable pour se déplacer, se lever, s’asseoir ou effectuer certains gestes du quotidien. La cause peut être l’âge, un handicap, une blessure ou une maladie.

Le déambulateur est-il une aide aux déplacements ?

Oui. Le portail officiel pour les personnes âgées classe le déambulateur parmi les aides aux déplacements, à l’intérieur comme à l’extérieur, avec la canne et le fauteuil roulant. L’Assurance maladie recommande d’utiliser une canne ou un déambulateur en cas de doute sur son équilibre.

Où essayer du matériel avant de l’acheter ?

Les CICAT, présents dans certains départements, donnent des conseils gratuits et neutres et permettent d’essayer du matériel. Un ergothérapeute libéral peut aussi vous conseiller sur le choix de l’équipement le plus adapté à votre situation.

Un ergothérapeute peut-il prescrire une aide technique ?

Oui, sous conditions. Depuis le 1er juillet 2023, l’ergothérapeute peut prescrire certains dispositifs médicaux et aides techniques pris en charge par l’Assurance maladie. Le périmètre exact dépend de la réglementation : demandez-lui ou à votre caisse ce qui s’applique à votre cas.

Qui peut financer une aide à la mobilité ?

Selon le portail officiel pour les personnes âgées, l’Assurance maladie rembourse certains équipements sur prescription. L’APA et la PCH peuvent aussi financer du matériel, et les mutuelles, caisses de retraite, certains CCAS et la Conférence des financeurs peuvent compléter.

Que faire après une chute ?

Ne la banalisez pas : consultez votre médecin pour en rechercher la cause et éviter une récidive. En cas de douleur importante, de perte de connaissance ou d’impossibilité de se relever, appelez le 15 ou le 112.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



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