Mis à jour le 9 octobre 2026
- Les protections internes (tampons, coupes, disques) et externes (serviettes, protège-slips, culottes menstruelles) ont été évaluées par l’Anses.
- Des substances chimiques ont été détectées dans ces produits, mais l’Anses estime que les expositions ne présentent pas de risque pour la santé.
- Le syndrome de choc toxique menstruel est rare mais grave ; il concerne surtout les tampons et les coupes.
- Aucun lien direct n’a été établi entre le risque de choc toxique et les matériaux : le risque dépend surtout de l’usage, notamment de la durée de port.
- Le choix d’une protection dépend de votre confort et de votre flux ; l’Anses ne classe pas les produits entre eux.
Les protections menstruelles écologiques, comme la coupe ou la culotte menstruelle, ne sont pas présentées par l’Anses comme plus sûres ou moins sûres que les autres : pour la santé, ce qui compte le plus est la façon de les utiliser. L’agence a évalué les protections intimes entre 2018 et 2020 et a publié ses recommandations, rappelées en 2024 et en 2025.
Cet article reprend ces conclusions pour vous aider à choisir sans idées reçues. Les bénéfices pour l’environnement ou pour le budget ne relèvent pas de ces expertises sanitaires ; ils ne sont donc ni chiffrés ni affirmés ici.
Quelles protections menstruelles existe-t-il ?
L’Anses distingue deux familles. Les protections internes comprennent les tampons, les coupes et les disques menstruels. Les protections externes comprennent les serviettes, les protège-slips et les culottes menstruelles.
Parmi elles, la coupe et la culotte menstruelle sont conçues pour être réutilisées, alors que les tampons et la plupart des serviettes sont à usage unique. Le terme « écologique » n’a pas de définition sanitaire : il ne dit rien, en lui-même, de la sécurité d’un produit.
Les protections menstruelles contiennent-elles des substances dangereuses ?
Selon l’Anses, des études ont trouvé des substances chimiques dans ces produits. Certaines sont ajoutées volontairement, comme les parfums ; d’autres proviennent des matières premières ou de la fabrication, comme des substances cancérogènes, des phtalates, des allergènes et des pesticides, dont certains interdits depuis longtemps dans l’Union européenne.
L’agence conclut que les concentrations sont faibles, sans dépassement des seuils sanitaires, et que les expositions estimées ne présentent pas de risque chimique pour la santé. Elle recommande néanmoins aux fabricants de réduire ces substances, en particulier les plus dangereuses, en améliorant leurs matières premières et certains procédés.
Ces conclusions concernent les protections en général. Elles ne démontrent pas qu’une protection « bio » ou « lavable » expose moins qu’une autre : l’Anses ne compare pas les produits entre eux.
Qu’est-ce que le syndrome de choc toxique menstruel ?
Le syndrome de choc toxique menstruel est une maladie rare, provoquée par une toxine produite par le staphylocoque doré. Il concerne surtout les tampons et les coupes. L’Anses indique qu’une vingtaine de cas sont recensés chaque année en France et que le nombre réel est probablement plus élevé.
Les premiers symptômes ressemblent à ceux d’une grippe, et des complications graves sont possibles. En cas de symptôme pendant ou après l’utilisation d’une protection interne, retirez-la et consultez immédiatement un médecin.
Point important pour le choix d’une protection : aucun lien direct n’a été établi entre le risque et les propriétés physico-chimiques des matériaux. Le risque augmente avec une durée de port prolongée ou un pouvoir absorbant supérieur au besoin.
Comment utiliser une protection interne en sécurité ?
Les recommandations de l’Anses sont les suivantes :
- changer régulièrement de protection et respecter le temps de port indiqué, notamment pour les tampons et les coupes ;
- se laver les mains avant et après chaque changement ;
- choisir un pouvoir absorbant adapté à son flux ;
- n’utiliser un tampon que pendant les règles.
Depuis le 1er avril 2024, un décret impose aux fabricants d’indiquer sur l’emballage ou la notice la composition, les précautions d’emploi, les effets indésirables possibles et les risques sanitaires. Pour les protections internes, l’étiquetage doit mentionner le risque de syndrome de choc toxique, recommander de ne pas dépasser une durée de port de 6 heures et déconseiller leur usage la nuit. Lisez donc la notice de chaque produit, y compris pour une coupe.
Comment choisir entre coupe, culotte et serviette ?
Les sources sanitaires ne désignent aucun modèle comme meilleur. Le choix repose sur des critères pratiques que vous seule pouvez évaluer : confort, flux, mode de vie, facilité de pose et de retrait, entretien. La coupe demande une période d’adaptation pour la pose et le retrait ; en cas de gêne persistante, de douleur ou de doute sur la taille, demandez conseil à un médecin, une sage-femme ou un pharmacien.
Pour en savoir plus sur un fabricant de coupes, voici le site cité dans l’article d’origine : le site www.becup.fr. Il s’agit d’un site de marque : ses informations ne remplacent pas la notice du produit ni l’avis d’un professionnel de santé.
Quand consulter un professionnel de santé ?
Consultez immédiatement un médecin en cas de symptômes évoquant un choc toxique pendant ou après l’utilisation d’une protection interne, comme une fièvre, des symptômes de type grippal ou un malaise. Retirez la protection et appelez le 15 si vous êtes en difficulté.
Parlez-en aussi à un professionnel de santé si vos règles sont très abondantes, très douloureuses ou irrégulières, ou si une irritation ou une allergie apparaît avec un produit. Le choix de la protection est un confort personnel, jamais un traitement.
Questions fréquentes
La coupe menstruelle est-elle sans risque ?
Elle n’est pas exempte de risque : l’Anses indique que le syndrome de choc toxique menstruel concerne surtout les tampons et les coupes. Respectez le temps de port indiqué sur la notice, lavez-vous les mains avant et après chaque changement, et consultez immédiatement un médecin en cas de symptôme.
Les protections menstruelles bio sont-elles plus sûres pour la santé ?
Les sources consultées ne le démontrent pas. L’Anses a trouvé de faibles concentrations de substances chimiques sans dépassement des seuils sanitaires, et ne compare pas les produits entre eux. Elle recommande aux fabricants de réduire ces substances.
Peut-on dormir avec un tampon ou une coupe ?
L’étiquetage réglementaire des protections internes recommande de ne pas dépasser 6 heures de port et d’éviter ces produits la nuit, selon l’Anses. En cas de doute, lisez la notice de votre produit.
Qu’est-ce que le syndrome de choc toxique menstruel ?
Il s’agit d’une maladie rare provoquée par une toxine du staphylocoque doré, liée surtout à un port prolongé ou à une absorption supérieure au besoin. Les premiers signes ressemblent à une grippe. Consultez immédiatement un médecin si ces symptômes surviennent pendant ou après l’utilisation d’une protection interne.
Les culottes menstruelles sont-elles concernées par les mêmes risques ?
L’Anses classe les culottes menstruelles parmi les protections externes. Le choc toxique concerne surtout les tampons et les coupes, donc les protections internes. Les recommandations sur la composition restent toutefois les mêmes pour l’ensemble des produits évalués.
Que change le décret du 1er avril 2024 pour les protections menstruelles ?
Les fabricants doivent indiquer sur l’emballage ou la notice la composition, les précautions d’emploi, les effets indésirables possibles et les risques sanitaires. Pour les protections internes, la mention du risque de choc toxique et de la durée de port est obligatoire.
Pour aller plus loin
- Protections hygiéniques bio : ce que l’on sait vraiment
- Cycle menstruel et protections menstruelles : repères pour choisir
- Méthode du flux instinctif : principe, limites et précautions
- Porc bio, sans antibiotiques : ce que dit la réglementation
Sources
- Anses : Les protections intimes sont-elles sans danger pour les femmes ? (12 mars 2024) — types de protections, substances détectées, absence de risque chimique estimé, choc toxique, étiquetage depuis le 1er avril 2024
- Anses : Protections intimes : composition et choc toxique, toutes nos recommandations (28 mai 2025) — faibles concentrations sans dépassement de seuil, absence de lien avec les matériaux, recommandations d’usage
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

