Mis à jour le 9 octobre 2026
- Les sources officielles consultées ne mentionnent aucune prise en charge de la naturopathie par l’Assurance maladie ; les naturopathes ne sont pas reconnus comme professionnels de santé en France (réponse ministérielle de 2019).
- La naturopathie est classée parmi les pratiques non conventionnelles ; le ministère souligne l’absence de données probantes permettant une reconnaissance scientifique.
- Une complémentaire santé complète les remboursements de l’Assurance maladie selon son contrat : la prise en charge éventuelle de la naturopathie dépend de votre contrat et doit être vérifiée.
- Avant de réserver, demandez votre tableau des prestations et interrogez votre complémentaire sur la naturopathie, les justificatifs et les limites éventuelles.
- Une pratique non conventionnelle doit rester un complément et ne remplace jamais un suivi médical ; ne modifiez pas un traitement sans l’avis de votre médecin.
À ce jour, les sources officielles consultées ne mentionnent aucun remboursement de la naturopathie par l’Assurance maladie, et les naturopathes ne sont pas reconnus comme professionnels de santé en France. Une complémentaire santé peut proposer une prise en charge, mais elle dépend entièrement de votre contrat.
Cet article précise le cadre actuel, la façon de vérifier votre contrat avant de réserver une séance, les repères pour choisir un praticien et les situations où il vaut mieux consulter un médecin. Il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé ni les informations de votre caisse et de votre complémentaire.
La naturopathie est-elle remboursée par l’Assurance maladie ?
Les pages officielles ouvertes pour cet article ne mentionnent aucune prise en charge de la naturopathie par l’Assurance maladie obligatoire. Le cadre juridique éclaire ce point : le ministère des Solidarités et de la Santé a indiqué, dans une réponse écrite publiée au Journal officiel le 2 avril 2019, qu’il n’existe pas en France de reconnaissance des naturopathes en tant que professionnels de santé.
Pour une information à jour sur votre situation, adressez-vous à votre caisse d’Assurance maladie. Cette réponse ministérielle ne traite pas elle-même du remboursement : elle porte sur le statut de la profession.
Quel est le statut de la naturopathie en France ?
Dans la même réponse de 2019, le ministère classe la naturopathie parmi les « pratiques dites non conventionnelles ». Il explique que l’absence de données probantes empêche toute reconnaissance scientifique et tout rattachement à une profession de santé, et que le Gouvernement n’envisage pas de faire entrer les naturopathes dans le cadre des professions de santé.
Il existe en revanche une certification de « conseiller(ère) en naturopathie » inscrite au répertoire national des certifications. Le ministère la situe dans le champ du bien-être et de la prévention, et non dans le champ sanitaire. Une certification de ce type n’est donc pas un diplôme de santé. La réponse date de 2019 : consultez les textes en vigueur pour vérifier qu’ils n’ont pas évolué depuis.
Une mutuelle peut-elle rembourser une séance de naturopathie ?
Selon economie.gouv.fr, une complémentaire santé est un contrat qui complète, en totalité ou en partie, les remboursements de l’Assurance maladie. La Sécurité sociale rembourse en général environ 70 % des frais de santé, le reste constituant le « ticket modérateur » que la complémentaire peut couvrir selon ses garanties.
La même page décrit trois niveaux de garanties : de base, intermédiaire et optimum. Le niveau optimum y est présenté comme couvrant notamment les médecines douces, avec pour exemples l’ostéopathie et la chiropraxie. La naturopathie n’y est pas citée explicitement, et la page ne mentionne pas de forfait. Pour savoir si une séance de naturopathie peut être prise en charge, et dans quelles limites, seul votre contrat fait foi.
Comment vérifier votre contrat avant de réserver ?
Economie.gouv.fr conseille de demander un tableau des prestations qui récapitule tous les remboursements, ainsi que les conditions générales, avant de signer, et de comparer les offres. Pour la naturopathie, vous pouvez demander à votre complémentaire par écrit :
- si la naturopathie est prise en charge, ou seulement certaines « médecines douces » dont elle donne la liste ;
- si un plafond, un nombre de séances ou une périodicité s’appliquent ;
- quels justificatifs sont exigés (facture détaillée, mentions sur le praticien) ;
- si la prise en charge exige des conditions particulières, par exemple une certification du praticien ;
- à quel niveau de garantie la mention figure, et ce que coûterait un changement de niveau.
Conservez la réponse de votre complémentaire : elle vous protège en cas de désaccord ultérieur.
Comment choisir un naturopathe et quelle place pour la médecine ?
L’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine, à propos des pratiques de soins non conventionnelles, invite à se poser quelques questions : qui est cette personne, quelle est sa formation, quel est son diplôme, la pratique est-elle compatible avec mon traitement. Elle précise que ces pratiques doivent être proposées en complément de la médecine conventionnelle et qu’il faut toujours consulter un professionnel de santé qualifié.
La même source rappelle que les approches présentées comme « naturelles » ou « douces » peuvent sembler sans danger alors que tout acte à visée thérapeutique peut avoir des effets indésirables. Elle cite des signes de dérive qui doivent alerter : une exigence financière exorbitante, une déstabilisation mentale, un discours qui dénigre la médecine conventionnelle. Demandez les tarifs et les modalités de paiement avant la première séance et comparez-les.
Quand consulter un médecin plutôt qu’un naturopathe ?
Fatigue, stress et sommeil perturbé sont des motifs fréquents de consultation en naturopathie, mais ils peuvent aussi avoir une cause médicale. L’Assurance maladie indique qu’une insomnie passagère n’a pas de conséquence grave, mais qu’il faut consulter lorsque les troubles se répètent et retentissent sur la santé, ou lorsque vous dormez mal depuis plusieurs semaines malgré de bonnes habitudes de sommeil. Le médecin recherche alors notamment une anxiété ou une dépression, d’autres troubles du sommeil ou une maladie sous-jacente.
Plus largement, tout symptôme important, persistant ou inhabituel justifie un avis médical avant d’envisager un accompagnement de bien-être. Une séance de naturopathie ne remplace ni un diagnostic, ni un dépistage, ni un traitement : n’arrêtez ni ne modifiez jamais un traitement sans en parler à votre médecin.
Questions fréquentes
Un naturopathe peut-il poser un diagnostic médical ?
Les naturopathes ne sont pas reconnus comme professionnels de santé en France. L’ARS de Nouvelle-Aquitaine recommande de toujours consulter un professionnel de santé qualifié, les pratiques non conventionnelles devant rester un complément de la médecine conventionnelle. En cas de symptôme, commencez donc par votre médecin.
Que signifie « conseiller en naturopathie » certifié ?
Selon la réponse ministérielle de 2019, il s’agit d’une certification inscrite au répertoire national des certifications. Elle relève du champ du bien-être et de la prévention, et non du champ sanitaire. Ce n’est donc pas un titre de professionnel de santé.
Faut-il prévenir son médecin avant de consulter un naturopathe ?
C’est recommandé, surtout si vous suivez un traitement. L’ARS de Nouvelle-Aquitaine invite à vérifier que la pratique est compatible avec votre traitement et à toujours consulter un professionnel de santé qualifié. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien, sans interrompre un traitement de votre propre initiative.
Les mutuelles du niveau « optimum » remboursent-elles les médecines douces ?
Selon economie.gouv.fr, le niveau optimum est présenté comme couvrant notamment les médecines douces, avec l’ostéopathie et la chiropraxie en exemples. La naturopathie n’est pas citée explicitement. Vérifiez la liste exacte dans le tableau des prestations de votre contrat.
Les médecines douces sont-elles sans risque ?
Pas nécessairement. L’ARS de Nouvelle-Aquitaine rappelle que les approches présentées comme naturelles ou douces peuvent sembler sans danger alors que tout acte à visée thérapeutique peut avoir des effets indésirables. Elle recommande de s’informer sur la formation du praticien et sur la compatibilité avec un éventuel traitement.
Quels signes doivent alerter chez un praticien ?
L’ARS de Nouvelle-Aquitaine cite une exigence financière exorbitante, une déstabilisation mentale et un discours dénigrant la médecine conventionnelle comme des signes de dérive. Si vous constatez l’un d’eux, interrompez la relation et parlez-en à votre médecin.
Pour aller plus loin
- Naturopathie adaptée à tous ? Limites, précautions et repères
- Déontologie du naturopathe : ce que vous pouvez attendre
- Idées reçues sur la naturopathie : vrai ou faux ?
- Choisir une école de naturopathie : statut, titres et vérifications
Sources
- Assemblée nationale : question écrite n° 11601 et réponse du ministère des Solidarités et de la Santé (JO du 2 avril 2019) — non-reconnaissance des naturopathes comme professionnels de santé, pratique non conventionnelle, certification de conseiller en naturopathie
- Assemblée nationale : question écrite n° 15909 et réponse du ministère (JO du 2 avril 2019) — confirme le statut de la naturopathie et l’absence de données probantes
- Economie.gouv.fr : Tout savoir sur les complémentaires santé (mutuelle) — rôle d’une complémentaire, niveaux de garanties, médecines douces, tableau des prestations
- ARS Nouvelle-Aquitaine : Pratiques de soins non conventionnelles, un complément, jamais un remplacement — choisir un praticien, signes de dérive, complément et non remplacement
- Assurance maladie (ameli) : Insomnie de l’adulte, consultation et bilan médical — quand consulter pour un sommeil perturbé
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

