Mis à jour le 9 octobre 2026
- Perdre entre 50 et 100 cheveux par jour est normal et passe le plus souvent inaperçu, selon le NHS ; une chute plus importante, brutale ou localisée justifie un avis médical.
- La cause la plus fréquente est la perte de cheveux héréditaire (alopécie androgénétique, souvent appelée calvitie), progressive et durable ; d’autres causes sont temporaires : maladie, stress, perte de poids, carence en fer, certains médicaments.
- Le médecin peut rechercher la cause par un examen du cuir chevelu, une prise de sang, un test de traction ou une biopsie, avant d’envisager un traitement.
- Minoxidil et finastéride sont les principaux médicaments de la calvitie héréditaire ; ils n’agissent que pendant leur utilisation et ne conviennent pas à tout le monde. Aucun traitement n’est efficace à 100 % selon le NHS.
- La greffe de cheveux n’arrête pas l’évolution de la perte héréditaire, indique la Mayo Clinic : un avis médical spécialisé reste nécessaire avant toute décision.
La chute de cheveux est normale jusqu’à un certain point : le NHS indique que la perte de 50 à 100 cheveux par jour est habituelle. Au-delà de ce repère, ou si la chute est brutale, par plaques ou accompagnée d’autres symptômes, mieux vaut en chercher la cause avec un médecin. Dans la majorité des cas, elle n’est pas grave, mais elle peut parfois signaler une maladie.
Cet article distingue la perte de cheveux héréditaire, durable, des chutes temporaires, présente les causes décrites par la Mayo Clinic et le NHS, explique quand consulter, et précise ce que l’on sait des traitements et de leurs limites.
Combien de cheveux perd-on normalement chaque jour ?
Le NHS indique que perdre environ 50 à 100 cheveux par jour est normal, et que la plupart des personnes ne s’en aperçoivent pas. Une chute de cheveux n’est donc pas forcément un signe de maladie. Le NHS précise qu’elle est le plus souvent sans gravité mais qu’elle révèle parfois une affection médicale.
Un repère pratique, donné par la Mayo Clinic, consiste à remarquer si vous perdez plus de cheveux que d’habitude en vous peignant ou en vous lavant les cheveux, si la chute est soudaine, ou si elle forme des plaques. Ces changements justifient d’en parler à un médecin. Compter les cheveux n’est pas nécessaire et peut accroître l’inquiétude : l’évolution dans la durée est plus informative qu’un chiffre isolé.
Quelle différence entre alopécie, calvitie et chute temporaire ?
Le terme d’alopécie désigne de façon générale la perte de cheveux. Selon la Mayo Clinic, la cause la plus fréquente est la perte de cheveux héréditaire, aussi appelée alopécie androgénétique : elle est progressive et suit un schéma prévisible, avec chez l’homme un recul de la ligne frontale et des zones dégarnies, et chez la femme un éclaircissement le long du sommet du crâne. Le NHS la classe parmi les pertes permanentes et note qu’elle est souvent familiale. Le langage courant parle volontiers de « calvitie » pour ce type d’alopécie.
D’autres pertes de cheveux sont temporaires. Le NHS cite la maladie, le stress, les traitements contre le cancer, la perte de poids et la carence en fer. La Mayo Clinic ajoute qu’un choc émotionnel ou physique peut entraîner un éclaircissement diffus passager, souvent plusieurs mois après l’événement. Lorsqu’une maladie est en cause, le NHS indique que la chute s’arrête ou que les cheveux repoussent en général une fois la maladie traitée.
Cette distinction a une conséquence pratique : une chute récente et diffuse appelle d’abord la recherche d’une cause, alors qu’une perte progressive de densité chez plusieurs membres d’une même famille évoque plutôt une cause héréditaire. Seul un professionnel de santé peut trancher.
Quelles sont les principales causes de la chute de cheveux ?
La Mayo Clinic distingue plusieurs grandes familles de causes.
- L’hérédité : un antécédent familial de calvitie, du côté paternel comme maternel, et l’âge sont des facteurs de risque.
- Les changements hormonaux et certaines maladies : grossesse, accouchement, ménopause, troubles de la thyroïde, mais aussi pelade (alopécie areata, d’origine immunitaire, qui se manifeste par des plaques), infections du cuir chevelu comme la teigne et trichotillomanie (arrachage des cheveux).
- Les médicaments et compléments : certains traitements prescrits contre le cancer, l’arthrite, la dépression, des problèmes cardiaques, la goutte ou l’hypertension peuvent faire tomber des cheveux.
- La radiothérapie de la tête : les cheveux peuvent ne pas repousser comme avant.
- Les coiffures et soins : les coiffures serrées provoquent une alopécie de traction, et certains traitements chimiques ou à la chaleur peuvent aggraver la chute ; en cas de cicatrice du cuir chevelu, la perte peut devenir définitive.
La Mayo Clinic cite aussi parmi les facteurs de risque une perte de poids importante, des maladies comme le diabète ou le lupus, le stress et une alimentation insuffisante. La carence en fer, mentionnée par le NHS, se confirme par une prise de sang : ne vous supplémentez pas de vous-même sans avis médical.
Si vous prenez un médicament ou un complément et que vos cheveux s’éclaircissent, la Mayo Clinic conseille de demander à votre médecin s’il peut en être responsable. Ne modifiez ni n’arrêtez jamais un traitement de votre propre initiative.
Quand consulter pour une chute de cheveux ?
Le NHS recommande de voir un médecin généraliste, sans urgence, si la chute de cheveux vous inquiète : il peut souvent identifier la cause en examinant les cheveux. Il conseille de consulter un médecin avant de payer un centre capillaire commercial.
La Mayo Clinic invite à consulter en particulier dans les cas suivants :
- chute soudaine ou par plaques, ou perte plus importante que d’habitude au peigne ou au lavage, car une chute soudaine peut révéler une maladie sous-jacente ;
- chute persistante qui vous préoccupe et pour laquelle vous souhaitez un traitement ;
- recul de la ligne frontale chez une femme, car un traitement précoce peut éviter une calvitie définitive importante (alopécie frontale fibrosante).
Pour poser le diagnostic, la Mayo Clinic décrit une prise de sang, qui peut révéler une maladie à l’origine de la chute, un test de traction (le médecin tire doucement sur quelques dizaines de cheveux pour voir combien se détachent) et, si besoin, une biopsie du cuir chevelu ou des racines, par exemple pour rechercher une infection. Préparez la consultation en notant depuis quand la chute a commencé, les événements récents (maladie, stress, nouveau traitement, régime) et les antécédents familiaux.
Quels traitements existent et quelles sont leurs limites ?
Le NHS rappelle que la plupart des chutes de cheveux n’ont pas besoin de traitement : elles sont souvent temporaires ou liées à l’âge. Lorsque la perte héréditaire gêne, deux médicaments sont les principaux, d’après le NHS et la Mayo Clinic :
- Le minoxidil peut ralentir la perte, faire repousser des cheveux ou les deux. Il peut aussi être utilisé par les femmes. Ses effets secondaires comprennent une irritation du cuir chevelu et une pilosité indésirable sur la peau voisine.
- Le finastéride est un comprimé réservé aux hommes sur prescription. Le NHS précise que les femmes ne doivent pas en prendre, et la Mayo Clinic que les femmes enceintes ou susceptibles de l’être doivent éviter de manipuler des comprimés écrasés ou brisés. Des effets secondaires rares sont décrits : baisse de la libido ou de la fonction sexuelle, et un risque accru de cancer de la prostate.
Pour ces deux médicaments, le NHS souligne qu’ils n’agissent que tant qu’on les utilise, qu’ils ne fonctionnent pas chez tout le monde, et qu’aucun traitement n’est efficace à 100 %. La Mayo Clinic ajoute qu’il faut attendre plusieurs mois pour juger leur effet. Discutez de leurs bénéfices et de leurs risques avec votre médecin, surtout en cas d’antécédents médicaux ou de grossesse.
La greffe de cheveux consiste à déplacer des follicules d’une zone fournie vers une zone dégarnie. La Mayo Clinic mentionne des risques (saignement, ecchymoses, gonflement, infection), la possibilité de plusieurs interventions, une absence de prise en charge habituelle par l’assurance, et surtout le fait que la perte héréditaire continue d’évoluer malgré la chirurgie. Un dispositif de laser de faible intensité est approuvé par la FDA américaine, mais seules quelques petites études suggèrent une amélioration de la densité ; la Mayo Clinic juge d’autres études nécessaires pour en connaître les effets à long terme. Le NHS cite aussi les perruques, les injections ou crèmes de corticoïdes, la micropigmentation et d’autres options, dont certaines ne sont pas prises en charge.
Un site cité dans l’article d’origine est conservé ici à titre d’information, sans que son contenu ait pu être vérifié : en finir avec une calvitie naissante ou installée.
Comment limiter la chute et gérer le retentissement psychologique ?
La Mayo Clinic indique que la plupart des chutes héréditaires ne peuvent pas être prévenues. Elle propose toutefois quelques gestes de bon sens : manier les cheveux avec douceur (peigne à dents larges, démêlant), limiter les coiffures tirées, éviter la chaleur excessive et les traitements chimiques agressifs, protéger les cheveux des ultraviolets, et arrêter de fumer, le tabagisme ayant été associé à la calvitie chez l’homme. Pendant une chimiothérapie, vous pouvez demander à l’équipe soignante si un casque réfrigérant est adapté à votre situation.
Perdre ses cheveux peut affecter l’estime de soi. Le NHS rappelle que le médecin peut orienter vers un soutien psychologique si la chute est source de détresse, et cite les groupes de soutien et forums en ligne comme ressources possibles. Parler de ce vécu fait partie de la prise en charge, et n’est pas une réaction excessive.
Questions fréquentes
Le stress peut-il faire tomber les cheveux ?
Oui, de façon temporaire. La Mayo Clinic indique qu’un choc peut provoquer un éclaircissement général, souvent plusieurs mois après l’événement, et le NHS range le stress parmi les causes de chute passagère. Si la chute persiste, un avis médical permet de chercher une autre cause.
Une carence en fer peut-elle expliquer une chute de cheveux ?
Le NHS cite la carence en fer parmi les causes de perte de cheveux temporaire. Elle se recherche par une prise de sang prescrite par un médecin ; il n’est pas conseillé de prendre du fer ou des compléments sans avis médical.
Les cheveux repoussent-ils après une maladie ou un traitement ?
Selon le NHS, la chute liée à une maladie s’arrête généralement ou les cheveux repoussent une fois la maladie traitée. La Mayo Clinic précise toutefois qu’après une radiothérapie de la tête, la repousse peut ne pas être identique.
Les coiffures serrées abîment-elles les cheveux ?
Oui, à la longue. La Mayo Clinic décrit une alopécie de traction provoquée par des coiffures tirées comme des couettes ou des tresses serrées. En cas de cicatrice du cuir chevelu, la perte peut être définitive, d’où l’intérêt de consulter tôt.
Le minoxidil et le finastéride fonctionnent-ils pour tout le monde ?
Non. Le NHS précise qu’ils n’agissent que tant qu’on les utilise, qu’ils ne fonctionnent pas chez tout le monde et qu’aucun traitement n’est efficace à 100 %. Le finastéride est réservé aux hommes. Leur prescription et leur suivi relèvent d’un médecin.
La greffe de cheveux arrête-t-elle la calvitie ?
Non. La Mayo Clinic écrit que la perte de cheveux héréditaire finira par progresser malgré la chirurgie, et décrit des risques tels que l’infection ou le saignement. Un avis médical spécialisé est indispensable avant de s’engager.
Pour aller plus loin
- Greffe de cheveux : ce qu’il faut savoir avant de s’engager
- Chute de cheveux et alimentation : ce que disent les sources
- Chute de cheveux : causes, quand consulter et soins doux
- Vitamines pour les cheveux et huiles essentielles : état des preuves
Sources
- NHS : Hair loss — quantité normale, causes temporaires et permanentes, consultation, minoxidil et finastéride, soutien (relu le 24 janvier 2024)
- Mayo Clinic : Hair loss, symptoms and causes — causes, facteurs de risque, signes qui justifient de consulter, prévention
- Mayo Clinic : Hair loss, diagnosis and treatment — examens, traitements, greffe, laser et limites
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

