Mis à jour le 9 octobre 2026
- La sédentarité n’est pas l’absence de sport : l’OMS la définit comme toute période d’éveil à faible dépense d’énergie, par exemple assis, semi-allongé ou allongé.
- Chez l’adulte, plus de temps sédentaire est associé, selon l’OMS, à un risque plus élevé de décès toutes causes confondues, de maladies cardiovasculaires, de cancer et de diabète de type 2 ; il s’agit d’associations observées dans des études, qui ne disent rien du cas d’une personne en particulier.
- L’OMS ne fixe pas de durée maximale assise sur cette page, mais demande à tous les âges de limiter le temps sédentaire et affirme que toute activité physique vaut mieux que rien.
- Selon la Mayo Clinic, se lever régulièrement, marcher pendant un appel ou alterner position assise et debout sont des moyens simples de bouger davantage.
- Des douleurs persistantes, un essoufflement inhabituel ou une maladie chronique justifient un avis médical avant de reprendre une activité plus soutenue.
La sédentarité correspond au temps passé éveillé avec très peu de dépense d’énergie, le plus souvent assis ou allongé : au bureau, devant un écran, en voiture. Elle se distingue de l’inactivité physique, qui désigne le fait de ne pas atteindre les niveaux d’activité recommandés.
Cet article reprend ce que disent l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Santé publique France et la Mayo Clinic sur les effets de la sédentarité, puis les moyens concrets d’interrompre les longues périodes d’immobilité. Les citations de risques décrivent des tendances de population, pas un pronostic individuel.
Qu’est-ce que la sédentarité exactement ?
L’OMS définit le comportement sédentaire comme « toute période de faible dépense d’énergie pendant la veille », par exemple lorsque l’on est assis, semi-allongé ou allongé. Le sommeil n’entre donc pas dans cette définition.
La distinction avec l’inactivité physique est importante. Une personne peut pratiquer une séance de sport dans la semaine et rester sédentaire le reste du temps si elle passe de longues heures assise. À l’inverse, une personne peu sportive mais qui se déplace et se lève souvent a un comportement moins sédentaire.
L’OMS observe que les modes de vie deviennent plus sédentaires, notamment en raison des transports motorisés et de l’usage croissant des écrans pour le travail, les études et les loisirs.
Quels sont les effets de la sédentarité sur la santé ?
Pour les adultes, l’OMS indique qu’un temps sédentaire plus élevé est associé à un risque accru de mortalité toutes causes confondues, de mortalité par maladie cardiovasculaire et par cancer, ainsi qu’à une incidence plus élevée de maladies cardiovasculaires, de cancer et de diabète de type 2.
Chez les enfants et les adolescents, la même source associe davantage de temps sédentaire à plus de masse grasse, à une moins bonne santé cardiaque et métabolique, à une moindre condition physique, à des difficultés de comportement et de relations sociales, ainsi qu’à un sommeil plus court.
Santé publique France présente de son côté la sédentarité comme un facteur de risque ou de protection de nombreuses maladies chroniques et cite les maladies cardiovasculaires, le cancer, l’obésité, le diabète de type 2 et l’ostéoporose parmi les enjeux de santé liés à l’activité physique et à la sédentarité.
La Mayo Clinic rapporte quant à elle que rester assis longtemps est lié à l’obésité et au syndrome métabolique (association d’une pression artérielle élevée, d’une glycémie élevée et d’un taux de cholestérol défavorable), et que trop de temps assis semble aussi augmenter le risque de décès par maladie cardiaque et par cancer.
Ces résultats proviennent d’études d’observation : elles montrent des associations, mais ne permettent pas de prédire ce qui arrivera à une personne donnée.
L’activité physique compense-t-elle le temps passé assis ?
La Mayo Clinic indique que, selon certaines études, le temps passé assis a peu d’effet sur le risque de décès chez les personnes les plus actives. Elle cite aussi une analyse regroupant plusieurs études, dans laquelle une activité aérobie modérée quotidienne suffisait à compenser les effets d’un temps assis très élevé.
L’OMS rappelle que les recommandations mondiales pour les adultes sont d’au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine, que toute quantité d’activité vaut mieux qu’aucune et que le renforcement musculaire est bénéfique pour tous. Elle précise que tous les âges ont intérêt à être plus actifs et moins sédentaires.
En pratique, il s’agit donc de combiner deux objectifs : bouger davantage au total et interrompre les longues périodes assises.
Quel temps assis faut-il ne pas dépasser ?
La page de l’OMS consacrée à l’activité physique ne donne pas de seuil de temps sédentaire pour les adultes. Elle indique que tous les groupes d’âge devraient limiter le temps passé en position sédentaire, et renvoie aux lignes directrices de l’OMS sur l’activité physique et la sédentarité pour le détail. Ces lignes directrices fournissent, pour la première fois, des recommandations sur les liens entre comportement sédentaire et résultats de santé, pour les enfants, les adolescents, les adultes et les personnes âgées.
Pour les enfants de moins de cinq ans, l’OMS prévoit des limites sur le temps d’écran et sur le temps passé immobilisé ; leur détail figure dans le document complet et n’est pas repris ici.
Comment bouger davantage au quotidien ?
La Mayo Clinic propose des gestes simples, sans équipement particulier :
- se lever régulièrement de son siège, environ toutes les demi-heures selon cette source ;
- rester debout pendant un appel téléphonique ou devant la télévision ;
- utiliser par moments un bureau en position debout, un plan de travail surélevé ou une table haute ;
- organiser des réunions en marchant plutôt qu’assis.
La même source précise que la station debout seule ne permet pas, à ce jour, d’affirmer une baisse du risque, et que tout mouvement, même modéré, a un intérêt : il dépense de l’énergie, peut contribuer au contrôle du poids, au maintien de la masse musculaire et au bien-être mental.
Au-delà du bureau, les trajets à pied, l’escalier, le jardinage ou les jeux avec les enfants comptent comme des occasions de bouger. L’important est de choisir ce qui reste réalisable dans la durée.
Quand demander un avis médical ?
Si vous êtes peu actif depuis longtemps, reprenez progressivement. Consultez un médecin avant d’augmenter nettement votre activité si vous avez une maladie chronique (cardiaque, respiratoire, diabète, par exemple), si vous prenez un traitement au long cours ou si vous avez des douleurs articulaires ou dorsales persistantes.
Une douleur dans la poitrine, un essoufflement anormal, des vertiges ou un malaise à l’effort nécessitent un avis médical rapide. En cas de douleur thoracique intense ou de malaise, appelez les secours.
Site cité dans l’article d’origine : Les études sur la sédentarité se multiplient.
Questions fréquentes
La sédentarité est-elle la même chose que le manque de sport ?
Non. Selon l’OMS, la sédentarité désigne les périodes d’éveil à faible dépense d’énergie (assis, semi-allongé ou allongé). Une personne qui fait du sport peut rester sédentaire si elle passe le reste de la journée assise.
Rester assis au bureau toute la journée est-il dangereux ?
Les études d’observation associent un temps assis élevé à des risques cardiovasculaires et métaboliques plus importants. D’après la Mayo Clinic, l’effet semble moindre chez les personnes très actives. Interrompre régulièrement la position assise est une mesure simple et sans risque particulier pour la plupart des adultes.
Combien de temps d’activité physique faut-il pratiquer ?
L’OMS indique des recommandations mondiales d’au moins 150 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine pour les adultes, tout en précisant que toute activité vaut mieux que rien. Votre médecin peut adapter ce repère à votre état de santé.
Un bureau debout suffit-il à réduire les risques ?
Pas forcément. La Mayo Clinic précise qu’on ne sait pas encore si la position debout seule diminue le risque. Alterner les positions et marcher régulièrement reste plus cohérent avec les conseils des sources consultées.
La sédentarité concerne-t-elle les enfants ?
Oui. L’OMS associe davantage de temps sédentaire chez les enfants et adolescents à plus de masse grasse, à une moins bonne santé cardiaque et métabolique, à une condition physique plus faible et à un sommeil plus court. Elle recommande de limiter le temps sédentaire à tous les âges.
Quand faut-il consulter avant de reprendre une activité ?
Demandez un avis médical si vous avez une maladie chronique, un traitement au long cours, des douleurs persistantes ou si vous êtes peu actif depuis longtemps et souhaitez augmenter nettement l’effort. Des douleurs thoraciques ou un malaise à l’effort justifient un avis rapide.
Pour aller plus loin
- Hygiène de vie et sédentarité : repères pour moins rester assis
- Reprendre le sport quand on est sédentaire : par où commencer
- Marche quotidienne : bienfaits, repères et précautions
- Salle de sport pour débuter : avantages et précautions
Sources
- OMS : Physical activity (fiche d’information) — définition du comportement sédentaire, risques associés chez l’adulte et l’enfant, absence de seuil chiffré, « toute activité compte »
- OMS : Activité physique (version française) — définition, associations avec la mortalité et les maladies, repère hebdomadaire d’activité modérée pour les adultes
- Mayo Clinic : Sitting risks — risques liés à un temps assis élevé, rôle de l’activité physique, gestes pour bouger davantage
- Santé publique France : Activité physique et sédentarité — sédentarité présentée comme facteur de risque de maladies chroniques
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

