Mis à jour le 9 octobre 2026
- Les prothèses mammaires sont des implants placés sous la glande mammaire ou sous le muscle pectoral ; il en existe deux types, en silicone ou remplis de sérum physiologique.
- Toute intervention comporte des risques : contracture capsulaire (cicatrice qui durcit autour de l’implant), infection, modification de la sensibilité du mamelon, déplacement, fuite ou rupture de l’implant, parfois nouvelle opération.
- Les implants ne durent pas toute la vie : la Mayo Clinic et le NHS indiquent qu’ils devront probablement être remplacés un jour, souvent autour de 10 ans selon ces sources.
- Un lymphome rare associé aux implants (BIA-ALCL) a été décrit, avec un risque faible mais accru avec les implants texturés selon la FDA citée par la Mayo Clinic.
- Cette chirurgie ne répond à aucune urgence médicale : prenez le temps d’une consultation, d’un praticien qualifié et d’un délai de réflexion avant de décider.
L’augmentation mammaire consiste à placer des prothèses, appelées aussi implants, sous le tissu mammaire ou sous le muscle de la poitrine. Selon la Mayo Clinic, elle peut être envisagée par des personnes qui trouvent leurs seins petits ou inégaux, qui souhaitent modifier leur volume après une grossesse ou une perte de poids importante, ou qui veulent corriger une inégalité après une autre chirurgie du sein.
Il s’agit d’une intervention chirurgicale à part entière, avec des risques, des suites à surveiller et la perspective d’une nouvelle opération. Cet article résume ce que disent les sources médicales consultées, sans promesse de résultat esthétique ni de bénéfice psychologique, et sans recommander de clinique ou de praticien.
Pour quelles raisons envisage-t-on une augmentation mammaire ?
La Mayo Clinic décrit l’augmentation mammaire comme une intervention qui place des implants sous le tissu mammaire ou sous les muscles de la poitrine. Elle peut aider les personnes qui estiment que leurs seins sont petits ou inégaux, qui souhaitent modifier leur taille après une grossesse ou une perte de poids importante, ou qui ont besoin de corriger une inégalité après une autre chirurgie du sein.
Les motivations sont donc variées et personnelles. Les sources consultées ne chiffrent aucun bénéfice psychologique de l’intervention : elles ne permettent pas d’affirmer qu’elle améliore la confiance en soi ou le bien-être de façon générale. Il est donc préférable d’aborder la consultation avec des attentes réalistes, en parlant ouvertement de ce que vous espérez et de ce que l’opération ne peut pas changer.
La Mayo Clinic précise également que les implants n’empêchent pas le relâchement de la poitrine : un lifting des seins peut parfois être proposé en complément.
Quels types d’implants mammaires existent ?
Le NHS distingue deux types d’implants : en silicone ou remplis de sérum physiologique (saline). La Mayo Clinic décrit la même distinction : les implants salins sont placés vides puis remplis d’eau salée stérile, tandis que les implants en silicone sont remplis de gel de silicone avant l’intervention.
D’après le NHS, le silicone est le plus courant au Royaume-Uni et a moins tendance à former des plis, mais il peut se répandre dans le sein en cas de rupture et provoquer des nodules. L’implant salin a davantage tendance à se plier ou à se rompre avec le temps ; en cas de fuite, le sérum physiologique est absorbé sans danger par l’organisme.
La Mayo Clinic ne compare pas les risques et bénéfices respectifs des deux types. La surface de l’implant (lisse ou texturée) a, elle, une importance particulière : la FDA, citée par la Mayo Clinic, a identifié un lien possible entre les implants mammaires texturés et un lymphome rare (voir plus bas). Le choix du type, du volume et de l’emplacement se décide avec le chirurgien, au cours de la consultation.
Quels sont les risques et complications possibles ?
La Mayo Clinic cite parmi les risques : la contracture capsulaire (cicatrice qui déforme l’implant), la douleur mammaire, l’infection, les modifications de la sensibilité du mamelon ou du sein, les changements de position de l’implant, et les fuites ou déchirures. Corriger ces problèmes peut nécessiter une nouvelle chirurgie.
Le NHS ajoute des cicatrices épaisses et visibles, un sein durci en cas de contracture capsulaire, une sensibilité du mamelon modifiée de façon temporaire ou permanente, et des ondulations de l’implant (rippling) très difficiles à traiter. Comme pour toute chirurgie, il existe de petits risques de saignement, de caillots, d’infection et de réaction allergique.
Certaines personnes rapportent des symptômes généraux comme de la fatigue, des douleurs articulaires ou des troubles de la mémoire. Selon la Mayo Clinic, les études n’ont pas montré que les implants les provoquent, même si certaines personnes disent se sentir mieux après le retrait des implants.
Enfin, la Mayo Clinic rappelle que la FDA a relevé un lien possible entre les implants texturés et le BIA-ALCL, un cancer rare du système immunitaire, avec un risque faible mais accru. Le NHS le décrit comme un cancer immunitaire peu fréquent, et indique qu’un très petit nombre de personnes porteuses d’implants l’ont développé, dans le tissu cicatriciel autour de l’implant.
Combien de temps durent les implants, et faut-il les surveiller ?
Les deux sources consultées sont claires : les implants mammaires ne durent pas toute la vie. Le NHS écrit qu’il est probable qu’ils devront être remplacés à un moment donné, et que certaines femmes ont besoin d’une nouvelle chirurgie environ 10 ans après la pose. La Mayo Clinic indique de même une durée d’environ 10 ans, en précisant que le vieillissement, les variations de poids et les ruptures d’implant peuvent conduire à une nouvelle opération.
La surveillance dépend du type d’implant et du pays. La Mayo Clinic indique que la FDA, l’autorité américaine, suggère une imagerie du sein 5 à 6 ans après la pose d’implants en silicone, puis tous les 2 à 3 ans, pour vérifier l’absence de rupture. Cette recommandation est américaine : en France, le calendrier de suivi se décide avec votre chirurgien et votre médecin. Le NHS précise qu’une échographie ou une IRM peut être nécessaire pour vérifier si les implants se sont rompus, et qu’un implant rompu doit être retiré dès que possible.
Quel effet sur la mammographie et sur l’allaitement ?
La Mayo Clinic indique que les mammographies nécessitent des clichés supplémentaires pour voir autour de l’implant. Le NHS précise que la mammographie est sans danger et ne provoque pas de rupture de l’implant, mais que les rayons X ne traversent pas les implants : il faut donc signaler leur présence à la personne qui réalise l’examen, qui pourra utiliser une technique différente.
Pour l’allaitement, la Mayo Clinic note que certaines personnes peuvent allaiter après une augmentation mammaire, tandis que c’est plus difficile pour d’autres. Le NHS indique que la production de lait peut être légèrement inférieure à celle observée sans implants. Si vous envisagez une grossesse ou un allaitement, abordez ce point dès la consultation préopératoire.
Comment préparer sa décision et choisir le praticien ?
Le NHS recommande de choisir un praticien réputé, sûr et qualifié, formé et expérimenté pour l’intervention concernée. Il conseille de réserver une consultation pour parler des raisons de votre démarche et de vos attentes, et indique qu’un délai de réflexion devrait être proposé après la consultation. Vous pouvez vous arrêter à n’importe quel moment si vous ne vous sentez pas à l’aise.
La même source rappelle que tous les actes esthétiques comportent des risques et peuvent entraîner des complications graves s’ils ne sont pas réalisés correctement. Le coût dépend de l’intervention et inclut aussi le suivi et les éventuels traitements ultérieurs nécessaires pour entretenir le résultat.
Pour la France, les exigences précises (information, devis, délai, qualification) ne sont pas détaillées dans les sources ouvertes pour cet article : demandez-les directement au praticien et vérifiez-les auprès de l’Ordre des médecins ou de l’Agence régionale de santé.
Page citée dans l’article d’origine, à titre d’information uniquement et sans valeur de source médicale : la page dédiée aux prothèses mammaires.
Quand consulter après l’opération ?
Le NHS conseille de contacter la clinique dès que possible en cas de douleur inattendue, de sensation de brûlure, de gonflement inhabituel ou de changement de couleur de la peau. Si la clinique ne peut pas vous aider, consultez un médecin généraliste.
Si vous êtes porteuse d’implants de type PIP, le NHS recommande de s’adresser à un médecin, et de contacter la clinique pour une chirurgie réalisée en secteur privé. Un gonflement inhabituel du sein mérite un avis rapide. Ne retardez pas une consultation par crainte ou par gêne.
Questions fréquentes
Les implants mammaires durent-ils toute la vie ?
Non. Le NHS indique qu’il est probable qu’ils devront être remplacés un jour, certaines femmes ayant besoin d’une nouvelle chirurgie environ 10 ans après la pose. La Mayo Clinic précise que le vieillissement, les variations de poids et les ruptures peuvent conduire à une nouvelle opération.
Quelle différence entre implants en silicone et implants salins ?
Les implants salins sont remplis de sérum physiologique, ceux en silicone d’un gel de silicone. Selon le NHS, le silicone forme moins de plis mais peut se répandre dans le sein en cas de rupture. Le sérum physiologique d’un implant salin rompu est absorbé sans danger.
Peut-on faire une mammographie avec des implants ?
Oui. Le NHS précise que la mammographie est sûre et ne provoque pas de rupture de l’implant. Il faut signaler les implants à la personne qui réalise l’examen, car les rayons X les traversent mal, et des clichés supplémentaires peuvent être nécessaires selon la Mayo Clinic.
Peut-on allaiter après une augmentation mammaire ?
Selon la Mayo Clinic, certaines personnes peuvent allaiter, tandis que c’est plus difficile pour d’autres. Le NHS indique que la production de lait peut être légèrement inférieure. Parlez-en au chirurgien avant l’opération si vous envisagez une grossesse.
Qu’est-ce que le BIA-ALCL ?
C’est un cancer rare du système immunitaire associé à certains implants mammaires. La Mayo Clinic indique que la FDA a trouvé un lien possible avec les implants texturés, avec un risque faible mais accru. Le NHS précise que seul un très petit nombre de personnes porteuses d’implants l’ont développé.
Que faire en cas de douleur ou de gonflement après la pose d’implants ?
Contactez la clinique dès que possible en cas de douleur inattendue, de brûlure, de gonflement inhabituel ou de changement de couleur de la peau, conseille le NHS. Si la clinique ne peut pas vous aider, consultez un médecin.
Pour aller plus loin
- Chirurgie esthétique : liposuccion, lifting et implants mammaires
- Rhinoplastie : indications, risques et suites de l’opération
- Blépharoplastie : ce qu’il faut savoir avant l’opération des paupières
- Fibroadénome mammaire : tumeur bénigne, diagnostic et suivi
Sources
- Mayo Clinic : Breast augmentation — raisons, risques, durée de vie, BIA-ALCL, mammographie, allaitement, surveillance par imagerie recommandée par la FDA
- NHS : Breast enlargement (implants) — types d’implants, complications, remplacement, mammographie, allaitement, quand demander un avis
- NHS : Before you have a cosmetic procedure — choix d’un praticien qualifié, consultation, délai de réflexion, risques et coûts
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

