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Tendinite achilléenne : symptômes, causes et prise en charge

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • La tendinite achilléenne est une douleur du tendon d’Achille, qui relie les muscles du mollet à l’os du talon ; elle est le plus souvent liée à une sollicitation répétée ou à une hausse trop rapide de l’activité.
  • Les termes tendinite, tendinose et tendinopathie sont souvent utilisés l’un pour l’autre ; tendinopathie désigne plutôt une usure microscopique installée sur la durée.
  • Selon l’AAOS, la plupart des cas s’améliorent avec une prise en charge non chirurgicale, mais la récupération peut prendre des mois.
  • Une douleur brutale à l’arrière du mollet ou du talon, avec sensation de claquement, peut évoquer une rupture : un avis médical immédiat est recommandé.
  • Une douleur qui ne disparaît pas justifie une consultation ; les infiltrations de cortisone ne sont pas recommandées pour cette tendinite selon l’AAOS.

La tendinite achilléenne désigne une irritation du tendon d’Achille, le tendon situé à l’arrière de la cheville qui relie les muscles du mollet à l’os du talon. Selon la Mayo Clinic, elle est souvent due à une sollicitation excessive, même si elle peut aussi survenir sans cause évidente.

Cet article explique comment la reconnaître, quelles en sont les causes et les facteurs de risque, quels examens peuvent être proposés, quelles options existent et à quel moment consulter, en s’appuyant sur la Mayo Clinic, l’American Academy of Orthopaedic Surgeons (AAOS) et le NHS britannique.

Qu’est-ce qu’une tendinite achilléenne ?

Selon l’AAOS, l’Achilles tendinitis est une affection courante qui survient lorsque le gros tendon de l’arrière de la jambe devient irrité et enflammé. L’AAOS précise que les termes tendinite, tendinose et tendinopathie sont utilisés de façon interchangeable, la tendinopathie renvoyant plutôt à une usure microscopique de plus longue durée. La Mayo Clinic mentionne aussi le terme de tendinopathie achilléenne.

L’AAOS distingue deux localisations. La forme non insertionnelle touche la partie moyenne du tendon et concerne plus souvent les personnes jeunes et actives, notamment les coureurs. La forme insertionnelle touche la partie basse, là où le tendon s’attache au talon, et s’accompagne souvent d’excroissances osseuses à l’arrière du talon. L’AAOS insiste enfin sur le fait que la tendinite achilléenne n’est pas une rupture du tendon.

Quels sont les symptômes d’une tendinite du tendon d’Achille ?

La Mayo Clinic décrit une douleur qui débute souvent comme une gêne légère à l’arrière de la jambe, au-dessus du talon, après une course ou une autre activité. Une douleur plus intense, à type de brûlure ou de courbature, peut apparaître après de longues courses, la montée d’escaliers ou des sprints. Avec le temps, la douleur peut aussi survenir au repos.

Les deux sources citent également :

  • une raideur et une sensibilité du tendon, surtout le matin, qui diminuent souvent avec une activité légère ;
  • une douleur importante le lendemain d’un effort, selon l’AAOS ;
  • un épaississement et un gonflement du tendon qui s’aggravent avec l’activité ;
  • une douleur au talon au contact de la chaussure, selon l’AAOS.

Ces signes ne permettent pas à eux seuls de poser un diagnostic : d’autres causes de douleur à la cheville ou au talon existent, d’où l’intérêt d’un examen médical si la gêne persiste.

Quelles sont les causes et les facteurs de risque ?

L’AAOS indique que la tendinite achilléenne n’est généralement pas liée à une blessure précise, mais qu’elle résulte d’une contrainte répétée sur le tendon. La Mayo Clinic évoque une contrainte répétée ou intense, et précise que le tendon s’affaiblit avec l’âge, ce qui le rend plus vulnérable, notamment chez les personnes qui augmentent trop vite la distance ou la vitesse de course, ou qui ne pratiquent un sport que le week-end.

Les facteurs de risque cités sont :

  • une augmentation brutale de la quantité ou de l’intensité de l’activité, ou un changement de chaussures ;
  • des muscles du mollet raides ;
  • un pied plat ou un pied creux, un excès de poids, une inégalité de longueur des jambes ;
  • un antécédent de tendinite, des chaussures usées, une mauvaise technique de course, la course en côte et le froid ;
  • une déformation de Haglund (excroissance osseuse à l’arrière du talon), selon l’AAOS ;
  • le psoriasis, un excès de cholestérol ou une hypertension artérielle ;
  • la prise de certains antibiotiques de la famille des fluoroquinolones.

Si vous prenez un antibiotique de cette famille et que vous ressentez une douleur au tendon, signalez-le rapidement à votre médecin ou à votre pharmacien, sans interrompre le traitement de votre propre initiative.

Comment le diagnostic est-il posé ?

D’après la Mayo Clinic, le professionnel de santé commence par un examen clinique : il appuie doucement sur le tendon pour repérer la douleur, la sensibilité ou le gonflement, et observe le pied et la cheville au repos et en mouvement. L’AAOS cite aussi la recherche d’une douleur à l’étirement du mollet et d’une limitation de la flexion plantaire.

L’imagerie n’est pas toujours nécessaire. Les radiographies ne montrent pas les tendons, mais elles peuvent révéler des signes de tendinite achilléenne et écarter d’autres affections ; selon l’AAOS, elles mettent en évidence les excroissances osseuses et les calcifications. L’échographie visualise les tissus mous en temps réel, plus rapidement et à moindre coût selon l’AAOS, mais elle dépend de l’expérience de l’opérateur. L’IRM montre le tendon en détail ; l’AAOS précise qu’elle n’est pas indispensable au diagnostic mais qu’elle peut aider à préparer une chirurgie.

Quelle prise en charge est proposée ?

L’AAOS indique que la plupart des cas s’améliorent avec une prise en charge non chirurgicale, tout en précisant que la récupération peut prendre des mois. Les principales options décrites par les sources sont les suivantes :

  • Adapter l’activité. L’AAOS recommande de passer à une activité à faible impact, comme le vélo ou la natation, le temps que la douleur régresse.
  • Repos, glace, compression, surélévation. La Mayo Clinic décrit ces mesures d’auto-soins. Le NHS, dans sa page générale sur les tendinites, conseille d’appliquer de la glace enveloppée dans un linge et de reprendre le mouvement dès que la douleur le permet.
  • Médicaments. La Mayo Clinic indique que des anti-inflammatoires disponibles sans ordonnance peuvent aider ; l’AAOS recommande de ne pas les utiliser sur une longue période sans avis médical. Demandez conseil à un pharmacien ou à un médecin avant toute prise, notamment en cas de maladie ou de traitement en cours.
  • Rééducation. La Mayo Clinic décrit des exercices prescrits par un kinésithérapeute pour fortifier le tendon, dont des exercices de résistance avec charges lourdes, comme les montées sur la pointe des pieds lestées, qui pourraient être particulièrement utiles dans les formes chroniques. L’AAOS cite les étirements du mollet et le renforcement excentrique, en précisant qu’ils peuvent abîmer le tendon s’ils sont mal réalisés : faites-vous accompagner.
  • Chaussures et orthèses. Une cale ou une talonnette qui surélève légèrement le talon peut diminuer la tension sur le tendon, selon la Mayo Clinic et l’AAOS.
  • Techniques complémentaires. Les ondes de choc extracorporelles sont décrites par l’AAOS comme prometteuses, surtout en association avec l’exercice, avec un faible risque. Les injections de plasma riche en plaquettes (PRP) ont montré une amélioration de la douleur, mais l’AAOS précise que des preuves supplémentaires sont nécessaires.

L’AAOS ne recommande pas les infiltrations de cortisone, car elles peuvent fragiliser le tendon. La chirurgie n’est envisagée qu’en l’absence d’amélioration après plusieurs mois de traitement non chirurgical, ou en cas de rupture, selon la Mayo Clinic et l’AAOS.

Comment distinguer une tendinite d’une rupture du tendon d’Achille ?

L’AAOS décrit la rupture comme une affection distincte, qui résulte généralement d’une blessure soudaine. Si vous ressentez un claquement brutal à l’arrière du mollet ou du talon, l’AAOS recommande de consulter immédiatement. La Mayo Clinic précise de son côté que si la douleur devient soudainement intense ou vous empêche de bouger, le tendon peut être déchiré, et qu’il faut demander une aide médicale sans attendre. Selon cette source, une rupture est une blessure sérieuse qui nécessite souvent une chirurgie.

La Mayo Clinic indique par ailleurs qu’une tendinite non traitée ou sévère peut affaiblir le tendon et augmenter le risque de déchirure. Le NHS, dans sa page générale sur les tendinites, rappelle qu’une douleur très intense ou une rupture suspectée justifient une prise en charge urgente. Consultez aussi si la douleur ne disparaît pas ; ne cherchez pas à « tester » le tendon pour vérifier s’il est rompu.

Comment limiter les récidives ?

Les sources n’ont pas de section de prévention dédiée, mais les facteurs de risque décrits orientent les précautions : augmenter progressivement la quantité et l’intensité de l’activité, choisir des chaussures adaptées et les renouveler quand elles sont usées, entretenir la souplesse des mollets, alterner avec des activités à faible impact. Le NHS recommande pour les tendinites en général de s’échauffer avant l’effort, de s’étirer après, de porter des chaussures de soutien, de faire des pauses régulières et d’éviter de solliciter des muscles fatigués.

La Mayo Clinic rappelle qu’un antécédent de tendinite augmente le risque de récidive. Un kinésithérapeute ou un médecin du sport peut analyser votre technique, votre matériel et votre charge d’entraînement.

Page citée dans l’article d’origine : facebook.com/fisioterapiarubierese.

Questions fréquentes

Combien de temps dure une tendinite du tendon d’Achille ?

Selon l’AAOS, la plupart des cas s’améliorent avec une prise en charge non chirurgicale, mais la récupération peut prendre des mois. La durée dépend de la forme (insertionnelle ou non), de l’ancienneté de la douleur et de la charge imposée au tendon. Un avis médical permet d’adapter le projet de reprise.

Peut-on continuer le sport avec une tendinite achilléenne ?

L’AAOS recommande de modifier l’activité, en passant à des activités à faible impact comme le vélo ou la natation. Les gestes qui déclenchent la douleur, comme la course ou les sauts, sont à réduire jusqu’à avis médical ou de kinésithérapeute. L’objectif est de rester actif sans irriter le tendon.

Les anti-inflammatoires sont-ils utiles ?

La Mayo Clinic indique que des anti-inflammatoires disponibles sans ordonnance peuvent aider. L’AAOS recommande de ne pas les utiliser pendant une longue période sans avis médical. Ils ne conviennent pas à tout le monde : demandez conseil à un pharmacien ou à un médecin.

Une infiltration de cortisone est-elle recommandée ?

Non. L’AAOS indique que les infiltrations de cortisone ne sont pas recommandées pour la tendinite achilléenne, car elles peuvent fragiliser le tendon. Les injections de plasma riche en plaquettes ont montré une amélioration de la douleur, mais l’AAOS précise que des preuves supplémentaires sont nécessaires. Toute injection relève d’une décision médicale.

Quelle est la différence entre tendinite, tendinose et tendinopathie ?

Selon l’AAOS, ces termes sont souvent utilisés de façon interchangeable. La tendinopathie renvoie plutôt à une usure microscopique de plus longue durée du tendon. L’AAOS distingue aussi tendinite achilléenne et rupture, qui sont deux affections différentes.

Certains médicaments peuvent-ils favoriser une douleur du tendon d’Achille ?

La Mayo Clinic cite les antibiotiques de la famille des fluoroquinolones parmi les facteurs de risque de tendinite achilléenne. Si vous en prenez et que vous ressentez une douleur au tendon, parlez-en rapidement à votre médecin ou à votre pharmacien. N’arrêtez pas le traitement sans avis médical.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



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