Mis à jour le 9 octobre 2026
- L’implant capillaire, ou greffe de cheveux, consiste à prélever des follicules sur une zone du cuir chevelu pour les greffer dans la zone dégarnie ; on déplace des cheveux existants, on n’en crée pas de nouveaux.
- Les deux techniques de prélèvement décrites par le NHS sont la bandelette (FUT) et le prélèvement un à un (FUE) ; l’intervention se fait sous anesthésie locale, souvent sur une journée.
- Les résultats sont progressifs : les greffons tombent généralement avant de repousser, et le résultat complet se juge à plusieurs mois, entre 6 et 18 mois selon les sources.
- La greffe ne traite pas la cause de la chute : la perte de cheveux peut se poursuivre autour des zones greffées, et une greffe n’est pas adaptée à toutes les alopécies.
- Avant toute intervention, un diagnostic médical de la cause de la chute de cheveux est nécessaire ; la qualification du praticien et le suivi sont déterminants.
Un implant capillaire est une greffe de cheveux : des follicules prélevés sur une zone du cuir chevelu où les cheveux sont conservés, le plus souvent à l’arrière de la tête, sont transplantés dans une zone dégarnie. Le Manuel MSD la décrit comme une solution plus permanente que d’autres méthodes de remplacement, sans la présenter comme une garantie de résultat.
Cet article reprend ce que disent le Service national de santé britannique (NHS), l’American Academy of Dermatology (AAD), le Manuel MSD et sante.fr : comment se déroule l’intervention, quand les résultats apparaissent, quels sont les risques, dans quels cas la greffe est envisagée et comment s’entourer. Il ne remplace pas la consultation d’un médecin.
Qu’est-ce qu’une greffe de cheveux et comment fonctionne-t-elle ?
Le Manuel MSD indique que des follicules pileux sont prélevés sur une zone du cuir chevelu et greffés dans la zone alopécique. L’AAD précise que les chirurgiens déplacent aujourd’hui les cheveux sains « quelques-uns à la fois », ce qui a remplacé les anciens bouchons de cheveux, bien visibles.
Sante.fr décrit des micro-greffes prélevées sur la couronne, c’est-à-dire la zone située à l’arrière et sur le pourtour du crâne, puis transplantées sur le dessus de la tête, où elles « s’implantent de manière durable ». Ces zones sont choisies parce que, dans l’alopécie androgénétique la plus courante, les cheveux du pourtour sont préservés.
Le principe est donc un déplacement de follicules existants, et non une création de nouveaux cheveux. C’est ce qui limite le nombre de cheveux disponibles : il faut une zone donneuse suffisante, ce qu’un dermatologue peut évaluer, selon l’AAD.
Quelles sont les techniques de prélèvement ?
Le NHS décrit deux méthodes principales :
- la méthode FUT, dite de la bandelette : une bande de cuir chevelu est retirée à l’arrière de la tête puis divisée en greffons ; la zone donneuse est refermée par des points de suture et laisse une cicatrice, généralement masquée sauf si les cheveux sont très courts ;
- la méthode FUE : les cheveux sont prélevés un à un sur une zone rasée à l’arrière de la tête ; elle laisse de nombreuses petites cicatrices, qui ne sont pas très visibles selon le NHS.
L’AAD donne la même distinction : la bande de cuir chevelu laisse une cicatrice longue et étroite, tandis que le prélèvement individuel est plus long mais évite cette cicatrice, ce qui peut convenir aux personnes qui portent les cheveux très courts. Les noms commerciaux ou variantes (comme la DHI) n’ont pas été retrouvés dans les sources officielles consultées et ne sont pas détaillés ici ; demandez toujours au chirurgien quelle technique il propose, pourquoi, et quelles cicatrices en résultent.
Comment se déroule l’intervention ?
Le NHS indique que la greffe est habituellement réalisée sous anesthésie locale associée à une sédation : vous restez éveillé mais ne ressentez pas de douleur. Elle prend en général une journée, sans nuit à l’hôpital, et les zones étendues peuvent nécessiter deux séances ou plus. L’AAD précise que l’opération dure en général de quatre à huit heures et que la plupart des patients restent éveillés sous anesthésie du cuir chevelu.
Les suites sont décrites par le NHS : les pansements peuvent généralement être retirés dans les premiers jours, mais les greffons ne doivent pas être touchés ; un lavage doux à la main peut commencer quelques jours plus tard ; les points non résorbables sont retirés environ deux semaines après. Il faut prévoir une à deux semaines d’arrêt de travail selon le NHS, avec une activité physique réduite le premier mois. Ces délais sont des repères britanniques : suivez avant tout les consignes écrites de votre chirurgien.
Quand les résultats apparaissent-ils ?
Les résultats ne sont pas immédiats. Selon le NHS, les cheveux greffés tombent souvent au bout de quelques semaines avant de repousser ; les nouveaux cheveux commencent à apparaître vers quatre mois, et le résultat complet devrait être visible entre 10 et 18 mois. L’AAD donne des délais un peu plus courts : la plupart des patients voient des résultats entre six et neuf mois après l’opération, certains ayant besoin d’environ douze mois. Elle précise que la chute des cheveux greffés, entre deux et huit semaines après l’intervention, est normale et que l’aspect peut sembler plus clairsemé au troisième mois.
Ces écarts entre sources rappellent que le rythme varie d’une personne à l’autre. Un résultat jugé trop tôt peut donner une fausse impression d’échec ; un chirurgien sérieux explique ces délais avant l’intervention.
Pour qui la greffe est-elle envisagée, et faut-il d’abord un diagnostic ?
L’alopécie androgénétique est la cause la plus fréquente de chute de cheveux, d’après le Manuel MSD. Elle augmente avec l’âge, avec un rôle de l’hérédité et d’une hormone, la dihydrotestostérone. Chez l’homme, elle touche généralement les tempes ou le sommet du crâne ; chez la femme, le sommet, avec surtout un éclaircissement. Sante.fr indique que la greffe est proposée chez les hommes, tandis que l’AAD précise que des hommes et des femmes peuvent être candidats, sous réserve d’avoir assez de cheveux sains dans la zone donneuse et d’une zone receveuse capable de produire des cheveux.
Toutes les chutes de cheveux ne relèvent pas d’une greffe. Le Manuel MSD cite d’autres causes : pelade, certains troubles généraux (hormonaux, lupus cutané), certains médicaments dont la chimiothérapie, teigne, stress physiques ou psychologiques, ou lésions du follicule. Sante.fr rappelle de son côté qu’un diagnostic rapide est nécessaire pour mettre en place un traitement adapté, et distingue des chutes passagères (après un accouchement, une forte fièvre, une opération) qui repoussent le plus souvent spontanément.
Selon le Manuel MSD, consultez rapidement si la chute s’accompagne de signes d’un trouble général, et dès l’apparition des signes pour une femme qui développe des caractères masculins ; dans les autres cas, consultez dès que possible, sans urgence, sauf si les symptômes évoluent. L’AAD précise qu’un dermatologue peut vérifier la zone donneuse et la capacité de repousse lors d’un examen du cuir chevelu, avec parfois une prise de sang ou une biopsie.
Quels sont les risques et les limites de la greffe ?
Le NHS qualifie la greffe de procédure généralement sûre, tout en citant de petits risques : saignement, infection, réaction allergique à l’anesthésique, greffons qui ne prennent pas, cicatrice visible. Il note aussi que les cheveux peuvent continuer à s’éclaircir autour de la zone greffée, d’où l’importance d’un dessin pensé pour rester naturel dans le temps.
L’AAD signale que la chute des cheveux peut se poursuivre après la greffe, et qu’un médicament peut être recommandé pour maintenir le résultat. Sante.fr et le Manuel MSD citent, pour l’alopécie androgénétique, le minoxidil appliqué sur le cuir chevelu et le finastéride par voie orale, réservé aux hommes. Sante.fr indique que le finastéride peut diminuer la libido, provoquer des troubles de l’érection, et que des cas de dépression ont été observés ; des études suggèrent aussi un effet sur la qualité du sperme. Ces médicaments se discutent avec un médecin, ne s’arrêtent ni ne se débutent seuls.
En résumé, la greffe corrige l’aspect d’une zone mais ne traite pas la cause de la chute. Le NHS rappelle par ailleurs qu’elle n’est pas prise en charge par le système public britannique parce qu’elle relève de la chirurgie esthétique, avec un coût très variable selon l’étendue de la perte, la technique et la qualité de la clinique ; renseignez-vous sur les tarifs et sur les conditions de prise en charge auprès du praticien et de votre assurance.
Comment choisir un praticien ?
L’AAD recommande de choisir un médecin qui comprend la chute de cheveux et pratique régulièrement des greffes ; beaucoup de dermatologues en réalisent. Le NHS conseille de poser plusieurs questions : quelles sont ses qualifications, combien de greffes il a réalisées et avec quelles complications, quelle technique il recommande, quel suivi est prévu et quel est le taux de satisfaction de ses patients. Il invite aussi à la prudence face aux cliniques qui paient de la publicité sur les moteurs de recherche. Les vérifications d’enregistrement qu’il détaille (CQC, GMC, BAHRS) sont propres au Royaume-Uni : en France, renseignez-vous sur les qualifications et l’exercice du médecin auprès de l’Ordre des médecins.
Méfiez-vous des promesses de résultat garanti, des délais très courts et des offres qui évitent la consultation préalable. Une greffe est un acte chirurgical : le NHS conseille de s’informer à l’avance sur le suivi prévu après l’intervention.
Site cité dans l’article d’origine : voir ce site.
Questions fréquentes
La greffe de cheveux est-elle douloureuse ?
Selon le NHS, elle est habituellement réalisée sous anesthésie locale avec sédation : vous êtes éveillé mais ne sentez pas de douleur pendant l’intervention. L’AAD indique aussi que la plupart des patients restent éveillés sous anesthésie du cuir chevelu.
Combien de temps dure l’intervention ?
L’AAD indique que l’opération dure en général de quatre à huit heures. Le NHS précise qu’elle prend habituellement une journée, sans nuit à l’hôpital, et que les zones étendues peuvent nécessiter deux séances ou plus.
Quand voit-on les nouveaux cheveux ?
Selon le NHS, les nouveaux cheveux apparaissent généralement vers quatre mois et le résultat complet est visible entre 10 et 18 mois. L’AAD évoque des résultats entre six et neuf mois, parfois environ douze mois. La chute temporaire des cheveux greffés est normale.
Les cheveux greffés peuvent-ils tomber ?
Oui, temporairement : l’AAD indique que les cheveux greffés tombent entre deux et huit semaines après l’opération, ce qui est normal, avant la repousse. Le NHS précise que les cheveux non greffés peuvent continuer à s’éclaircir autour de la zone traitée.
Quelle est la différence entre FUT et FUE ?
Avec la FUT, une bandelette de cuir chevelu est retirée puis divisée en greffons, ce qui laisse une cicatrice linéaire. Avec la FUE, les cheveux sont prélevés un à un, ce qui laisse de petites cicatrices ponctuelles peu visibles selon le NHS.
La greffe convient-elle aux femmes ?
L’AAD indique que des hommes et des femmes peuvent être candidats, à condition d’avoir assez de cheveux sains dans la zone donneuse. Sante.fr mentionne surtout la greffe chez l’homme. Un dermatologue peut évaluer la cause de la chute et l’intérêt d’une greffe.
Pour aller plus loin
- Greffe de cheveux : ce qu’il faut savoir avant de s’engager
- Chute de cheveux : causes, calvitie et quand consulter
- Chute de cheveux : causes, quand consulter et soins doux
- Vitamines pour les cheveux et huiles essentielles : état des preuves
Sources
- NHS : Hair transplant — techniques FUT et FUE, anesthésie, déroulement, délais, risques, choix du chirurgien
- American Academy of Dermatology : A hair transplant can give you permanent, natural-looking results — principe, durée, candidats, délais des résultats, chute des cheveux greffés
- Manuel MSD : Alopécie (chute de cheveux ou de poils) — alopécie androgénétique, autres causes, quand consulter, traitements, greffe
- sante.fr : Chute de cheveux — causes, alopécie androgénétique, greffe, minoxidil et finastéride, nécessité d’un diagnostic
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

