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Épilepsie chez l’enfant : symptômes, causes et prise en charge

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • L’épilepsie désigne un ensemble de maladies qui diffèrent par leurs manifestations, leurs causes et leur évolution ; une crise isolée ne suffit pas à poser le diagnostic (OMS : au moins deux crises non provoquées).
  • Les crises vont de l’absence brève à la crise avec convulsions ; une convulsion liée à la fièvre n’est pas une épilepsie, même si elle peut, plus rarement, précéder une épilepsie.
  • Le traitement repose essentiellement sur des médicaments antiépileptiques, prescrits et ajustés par un médecin ; ils ne font pas disparaître la maladie, mais contrôlent les crises dans 60 à 70 % des cas selon l’Inserm.
  • Environ un tiers des patients restent pharmacorésistants (Inserm) : la chirurgie, la stimulation du nerf vague ou un régime cétogène relèvent alors d’un avis spécialisé.
  • En cas de première crise, de crise prolongée ou de difficultés respiratoires, il faut appeler les secours ; aucune des sources consultées ne propose de méthode naturelle pour remplacer le traitement.

L’épilepsie de l’enfant n’est pas une maladie unique : l’Inserm la décrit comme un ensemble de maladies qui partagent une excitation synchronisée et anormale d’un groupe de neurones, mais diffèrent par leurs manifestations, leurs causes et leur évolution. Elle est prise en charge par un médecin, souvent avec un spécialiste, et repose sur un traitement médicamenteux dans la grande majorité des cas.

Cet article reprend les informations de sources médicales (Inserm, OMS, NHS, Mayo Clinic) sur les symptômes, les causes, les convulsions fébriles, les traitements et la conduite à tenir devant une crise. Il ne remplace pas l’avis du pédiatre ou du neurologue, qui seul peut établir un diagnostic et adapter un traitement.

Qu’est-ce que l’épilepsie chez l’enfant ?

Selon l’OMS, l’épilepsie est une maladie chronique du cerveau, définie par la survenue d’au moins deux crises non provoquées. Une seule crise n’indique donc pas une épilepsie : l’OMS note que jusqu’à 10 % des personnes ont une crise au cours de leur vie. L’Inserm estime à environ 600 000 le nombre de personnes concernées en France, tous âges confondus.

Le NHS précise que les premiers symptômes apparaissent souvent chez le jeune enfant et chez les personnes de plus de 50 ans, mais qu’ils peuvent survenir à tout âge. L’Inserm cite parmi les formes de l’enfant l’épilepsie-absence, l’une des plus fréquentes, souvent bénigne et qui disparaît à l’adolescence ou chez le jeune adulte, ainsi que des formes rares mais sévères, débutant tôt dans la vie : syndrome de West, syndrome de Dravet et syndrome de Lennox-Gastaut.

Quels sont les symptômes et les types de crises ?

Le NHS indique que le symptôme habituel de l’épilepsie est la crise. Selon la forme, elle peut se manifester par une raideur ou, au contraire, un relâchement du corps, une chute, des mouvements saccadés, une perte d’urine involontaire, un regard fixe avec perte de conscience, des sensations inhabituelles ou un comportement inhabituel. Une crise dure en général de quelques secondes à quelques minutes et s’arrête d’elle-même.

La Mayo Clinic ajoute que la plupart des personnes présentent le même type de crise à chaque fois, et que certaines crises focales sont précédées de signes avant-coureurs appelés auras. Les symptômes cités incluent une confusion brève, des moments d’absence, des muscles raides, des secousses d’un membre, une perte de connaissance, de la peur ou de l’anxiété.

Les sources consultées ne permettent pas de lister des signes qui distingueraient à coup sûr, chez un enfant, une absence d’une simple distraction. En cas d’épisodes répétés de ce type, un avis médical est nécessaire.

Quelles sont les causes et les facteurs favorisants ?

D’après l’OMS, la cause reste inconnue dans environ la moitié des cas dans le monde. Quand elle est identifiée, elle peut être une lésion cérébrale liée à des complications à la naissance, un traumatisme crânien sévère, un accident vasculaire cérébral, une infection comme la méningite, un syndrome génétique ou une tumeur cérébrale. L’Inserm souligne qu’il existe une composante génétique dans environ deux tiers des épilepsies et que la plupart sont d’origine multifactorielle.

Il faut distinguer les causes des déclencheurs. La Mayo Clinic cite comme déclencheurs possibles le manque de sommeil, le stress, les lumières clignotantes, la déshydratation, les repas sautés, une maladie, les changements hormonaux, l’alcool, les drogues, ainsi qu’un oubli ou un excès de dose de médicament antiépileptique. Elle précise que ces facteurs ne causent pas l’épilepsie et que la plupart des personnes n’ont pas de déclencheur fiable.

Une convulsion avec de la fièvre est-elle une épilepsie ?

Non. Le NHS indique que les convulsions fébriles ne sont pas la même chose que l’épilepsie. Elles surviennent lors d’une température élevée, le plus souvent entre 6 mois et 6 ans, durent habituellement 2 à 3 minutes et sont suivies d’une somnolence ou d’une confusion ; le NHS ajoute qu’on ne peut pas les prévenir. Les enfants qui en ont eu une ont toutefois une probabilité légèrement augmentée de développer une épilepsie plus tard, ce qui reste rare.

L’Inserm évalue entre 2 et 5 % la proportion d’enfants qui présentent une crise liée à la fièvre, sans suite pour la plupart. La Mayo Clinic note que le risque d’épilepsie augmente en cas de crise fébrile longue, d’une autre atteinte du système nerveux ou d’antécédents familiaux d’épilepsie.

Toute première crise fébrile justifie un avis médical urgent selon le NHS. Dans les situations décrites plus bas (crise de plus de 5 minutes, difficulté à respirer, raideur d’un seul côté), il faut appeler les secours.

Comment l’épilepsie de l’enfant est-elle prise en charge ?

Le traitement repose essentiellement sur les médicaments antiépileptiques. L’Inserm précise qu’ils ne font pas disparaître la maladie mais permettent de contrôler les crises dans 60 à 70 % des cas ; l’OMS estime que jusqu’à 70 % des personnes pourraient ne plus avoir de crises avec un usage approprié de ces médicaments. Ces chiffres décrivent une possibilité, pas une garantie. Le choix du médicament dépend du type de crise, de l’âge, du sexe et des autres maladies ; il faut parfois en essayer plusieurs.

Le NHS est très clair sur un point : ne changez pas la dose et n’arrêtez pas le médicament sans en parler au spécialiste. Après une longue période sans crise, le spécialiste peut envisager de réduire progressivement le traitement ; cette décision ne se prend pas seul. Le NHS précise aussi qu’un médicament d’urgence peut être prescrit pour les crises inhabituellement longues, administré par un proche.

Lorsque les médicaments ne contrôlent pas les crises, on parle de pharmacorésistance, ce qui concerne près d’un tiers des malades d’après l’Inserm. La chirurgie est alors envisagée, mais seulement si la zone responsable des crises est limitée, unique et suffisamment éloignée de régions fonctionnelles essentielles ; elle ne concerne qu’une minorité de patients. La stimulation du nerf vague, dispositif implanté sous la peau du thorax, et le régime cétogène spécialisé sont d’autres options décrites par le NHS, rarement nécessaires puisque les médicaments fonctionnent bien pour la plupart des personnes.

Que faire pendant une crise ?

Pour une convulsion fébrile de l’enfant, le NHS recommande les gestes suivants :

  • noter l’heure du début et de la fin de la crise ;
  • protéger la tête avec les mains ou un objet souple et écarter les objets dangereux ;
  • une fois la crise terminée, mettre l’enfant en position latérale de sécurité et dégager la bouche ou la gorge de tout ce qui pourrait gêner ;
  • ne pas immobiliser l’enfant, ne rien lui mettre dans la bouche.

Pour une convulsion fébrile, appelez les secours (15 ou 112 en France) si l’enfant fait une crise pour la première fois, si elle dure plus de 5 minutes, s’il a du mal à respirer, si la raideur et les secousses ne touchent qu’un côté du corps, s’il reste plus somnolent que d’habitude après la crise, ou s’il fait plusieurs crises en 24 heures, selon le NHS. Pour une personne épileptique déjà suivie, le NHS indique de suivre le plan de soins établi avec l’équipe médicale, sans le détailler. Pour l’épilepsie en général, la Mayo Clinic ajoute qu’une crise de plus de 5 minutes, une absence de reprise de la respiration ou de la conscience, ou une deuxième crise qui suit immédiatement exigent une aide immédiate.

Comment vivre au quotidien avec une épilepsie ?

La Mayo Clinic cite parmi les complications possibles les blessures lors de chutes, le risque de noyade, des troubles du sommeil, des difficultés de mémoire, ainsi que davantage de dépression et d’anxiété. Elle mentionne aussi l’état de mal épileptique, crise de plus de 5 minutes ou sans récupération entre les crises, qui augmente le risque de séquelles cérébrales, et la mort subite inattendue, rare et plus probable en cas de crises tonico-cloniques fréquentes ou d’épilepsie mal contrôlée. Un suivi régulier et un plan de soins, évoqués par le NHS, font partie de la prise en charge.

L’OMS souligne que la stigmatisation est souvent plus difficile à surmonter que les crises elles-mêmes, et que les idées fausses (maladie contagieuse, incurable ou liée à un mauvais comportement) isolent les personnes. L’épilepsie n’est pas contagieuse.

Aucune des sources consultées ne présente de plante, de complément ou d’approche de naturopathie comme alternative au traitement antiépileptique. Les conseils d’hygiène de vie, comme un sommeil régulier, ne remplacent pas le traitement ; la Mayo Clinic cite le manque de sommeil parmi les déclencheurs possibles. Avant tout complément ou produit à base de plantes, demandez l’avis du médecin ou du pharmacien.

Questions fréquentes

Une seule crise signifie-t-elle que mon enfant a une épilepsie ?

Pas nécessairement. L’OMS définit l’épilepsie par au moins deux crises non provoquées et indique que jusqu’à 10 % des personnes ont une crise isolée au cours de leur vie. Après une première crise, un avis médical est recommandé afin de chercher la cause et de décider du suivi.

L’épilepsie de l’enfant disparaît-elle avec l’âge ?

Cela dépend de la forme. L’Inserm indique que l’épilepsie-absence, l’une des plus fréquentes chez l’enfant, est souvent bénigne et disparaît à l’adolescence ou chez le jeune adulte. D’autres formes, rares et sévères, débutent tôt dans la vie. Seul le spécialiste peut dire ce qu’il en est pour un enfant donné.

Les lumières clignotantes peuvent-elles déclencher une crise ?

Pour certaines personnes, oui : la Mayo Clinic cite les lumières clignotantes parmi les déclencheurs possibles, tout en précisant que la plupart des personnes n’ont pas de déclencheur fiable. Si vous remarquez un lien, notez-le et parlez-en au médecin.

Peut-on arrêter le médicament quand les crises ont cessé ?

Non, pas de votre propre initiative. Le NHS demande de ne pas modifier la dose ni d’arrêter le médicament sans l’avis du spécialiste, qui peut proposer une réduction progressive après une longue période sans crise.

L’épilepsie est-elle contagieuse ou héréditaire ?

Elle n’est pas contagieuse, précise l’OMS. L’Inserm indique qu’il existe une composante génétique dans environ deux tiers des épilepsies, mais que la plupart sont d’origine multifactorielle. Un antécédent familial peut augmenter le risque sans le rendre certain.

Une crise d’épilepsie longue est-elle dangereuse ?

Oui, une crise de plus de 5 minutes, ou des crises qui se succèdent sans récupération, constitue une urgence : la Mayo Clinic décrit cet état de mal épileptique comme associé à un risque plus élevé de séquelles cérébrales. Appelez les secours sans attendre.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



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