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Sclérose en plaques : symptômes, causes et diagnostic

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire auto-immune du système nerveux central : le système immunitaire s’attaque à la myéline, la gaine des fibres nerveuses.
  • Elle n’a pas de cause unique connue : elle apparaît chez des personnes génétiquement prédisposées, après l’action de facteurs environnementaux encore mal identifiés ; il n’existe pas de forme héréditaire.
  • Les symptômes sont très variables (troubles visuels, fourmillements, fatigue, troubles de l’équilibre ou de la marche) et peuvent apparaître par poussées ; le diagnostic repose sur l’examen neurologique et l’IRM.
  • Il n’existe pas de traitement curatif ; des traitements de fond, la prise en charge des poussées et la rééducation visent à réduire l’inflammation et ralentir l’évolution du handicap.
  • Un symptôme neurologique nouveau ou persistant justifie de consulter sans attendre ; la naturopathie ou les compléments ne remplacent pas le suivi par un neurologue.

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune du système nerveux central, dont la cause exacte n’est pas connue : elle résulte d’une prédisposition génétique et de facteurs environnementaux encore mal identifiés. Les symptômes varient beaucoup d’une personne à l’autre, le diagnostic repose sur l’examen neurologique et l’IRM, et la maladie n’a pas de traitement curatif à ce jour, mais elle se prend en charge.

Cet article reprend ce que disent l’Inserm, l’OMS, l’Institut du Cerveau et le Manuel MSD sur les symptômes, les causes et les facteurs de risque, le diagnostic et le suivi. Il précise aussi la place, limitée, que peuvent avoir les approches de bien-être en complément d’une prise en charge médicale.

Qu’est-ce que la sclérose en plaques ?

La SEP est une maladie inflammatoire du système nerveux central, qui comprend le cerveau, la moelle épinière et les nerfs optiques. Le système immunitaire attaque la myéline, la gaine qui protège les fibres nerveuses et accélère la transmission de l’influx. Les lésions qui en résultent, appelées plaques, perturbent la communication entre le cerveau et le reste du corps.

L’Institut du Cerveau estime à 130 000 le nombre de personnes touchées en France, avec environ 5 000 nouveaux diagnostics par an. À l’échelle mondiale, les estimations vont de plus de 1,8 million de personnes selon l’OMS (2023) à 2,8 millions selon l’Institut du Cerveau. L’âge moyen des patients est d’environ 30 ans, et environ trois femmes sont touchées pour un homme.

L’évolution prend plusieurs formes. La forme rémittente, avec des poussées suivies de rémissions, concerne 80 à 85 % des cas au début. Elle peut devenir secondairement progressive après plusieurs années chez environ un tiers des patients. Une forme progressive d’emblée représente 10 à 15 % des cas.

Quels sont les symptômes de la sclérose en plaques ?

Toutes les fonctions du système nerveux peuvent être touchées, à des degrés variables, ce qui explique la diversité des tableaux. Selon l’Inserm, l’OMS et le Manuel MSD, les signes les plus souvent cités sont :

  • des troubles de la sensibilité : engourdissements, fourmillements, douleurs ;
  • des troubles visuels : vision floue ou double, baisse de l’acuité, douleur lors du mouvement de l’œil ;
  • une faiblesse musculaire, des difficultés à marcher, un manque de coordination ;
  • des troubles de l’équilibre et des vertiges ;
  • une fatigue importante ;
  • des troubles urinaires et intestinaux, des troubles sexuels ;
  • des troubles de l’attention, de la mémoire ou un ralentissement ;
  • à un stade plus avancé, une spasticité et des troubles de l’élocution.

Ces signes peuvent apparaître, disparaître ou s’aggraver au fil du temps, et la chaleur ou une infection peuvent les accentuer, d’après l’OMS. Aucun n’est propre à la SEP : un symptôme isolé a le plus souvent une autre explication, mais il doit être évalué.

Quelles sont les causes et les facteurs de risque ?

La cause de la SEP n’est pas connue. L’Institut du Cerveau la décrit comme multifactorielle : elle touche des personnes génétiquement prédisposées, exposées à des facteurs environnementaux encore non identifiés. Elle n’est pas héréditaire au sens d’une transmission directe : le vrai jumeau d’une personne atteinte n’a que 25 % de risque de la développer, et l’Inserm évoque plus de 200 variants génétiques qui augmentent le risque, dont la plupart concernent l’immunité.

Côté environnement, le niveau d’ensoleillement, qui influence la vitamine D, est le facteur le plus connu : la maladie est plus fréquente loin de l’équateur. Selon l’Inserm, le tabagisme (actif, ou passif pendant l’enfance), la pollution respiratoire et l’obésité sont suspectés. Le Manuel MSD associe aussi à un risque plus élevé un faible taux de vitamine D et le tabagisme.

Pour le virus d’Epstein-Barr, les sources divergent légèrement. L’Inserm indique qu’une infection passée est retrouvée chez tous les adultes atteints, sans lien de cause à effet démontré. Le Manuel MSD évoque une exposition précoce à un virus, comme ce virus, qui pourrait déclencher la réaction auto-immune. Enfin, les vaccins contre l’hépatite B et le papillomavirus ne sont pas considérés comme responsables de la maladie. Aucun mécanisme ne permet aujourd’hui de prévoir qui développera une SEP.

Fiche de l’Institut du Cerveau citée dans l’article d’origine : origines de la sclérose en plaques.

Comment le diagnostic est-il posé ?

Le diagnostic associe des symptômes neurologiques et des plaques inflammatoires visibles à l’IRM. Ces plaques doivent être disséminées dans l’espace, c’est-à-dire à plusieurs endroits du système nerveux, et dans le temps, c’est-à-dire apparues à des moments différents. Le Manuel MSD ajoute que le diagnostic repose sur les antécédents, l’examen neurologique et l’IRM, complétés si besoin par des potentiels évoqués, une ponction lombaire et des analyses de sang pour écarter d’autres maladies.

L’OMS précise qu’il n’existe pas de test unique et définitif : le diagnostic est en partie un diagnostic d’élimination. Il est posé par un médecin et ne peut pas être établi à partir d’une liste de symptômes ou d’un questionnaire en ligne.

Quelles prises en charge existent ?

Il n’existe actuellement aucun traitement curatif de la SEP. L’Institut du Cerveau, l’Inserm et l’OMS décrivent des traitements qui visent à réduire l’inflammation et à ralentir l’évolution du handicap. Les corticoïdes sont utilisés à court terme lors des poussées. Les traitements de fond, choisis avec le neurologue, sont débutés le plus tôt possible selon l’OMS. D’autres médicaments traitent les symptômes (spasticité, troubles urinaires, dépression).

La rééducation (kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie) accompagne la maladie à chaque stade. L’Assurance maladie indique que le traitement est adapté à chaque personne et repose sur un suivi par une équipe pluridisciplinaire. Les mesures générales citées par le Manuel MSD sont une activité physique régulière, l’arrêt du tabac et l’évitement de la chaleur excessive. L’OMS cite aussi un sommeil de qualité parmi les moyens de gérer la fatigue.

Quelle place pour la naturopathie et les compléments ?

Aucune des sources ouvertes ne démontre qu’une méthode de naturopathie, un régime ou un complément alimentaire modifie l’évolution de la SEP. Les approches de bien-être (activité physique adaptée, sommeil, gestion du stress, arrêt du tabac) peuvent accompagner le suivi et sont cohérentes avec les mesures générales citées ci-dessus, mais elles ne remplacent jamais le traitement prescrit ni les consultations. N’arrêtez jamais un traitement de fond sans l’avis de votre neurologue.

Le Manuel MSD indique qu’une supplémentation en vitamine D est souvent recommandée : c’est une décision médicale, à prendre avec le médecin qui vous suit après un dosage, et non une initiative personnelle. Plus généralement, demandez l’avis de votre neurologue ou de votre pharmacien avant tout complément ou toute plante, en raison des interactions possibles avec les traitements en cours.

Quand consulter ?

Le Manuel MSD cite parmi les symptômes précoces des picotements, un engourdissement, des troubles visuels (vision floue ou double, douleur lors du mouvement de l’œil) et la faiblesse ou la maladresse d’un membre. Si l’un de ces signes apparaît, persiste, revient ou s’ajoute à un autre, prenez rapidement rendez-vous avec votre médecin traitant, qui vous orientera vers un neurologue si nécessaire. Les symptômes du début peuvent régresser seuls, ce qui conduit parfois à les minimiser : ce n’est pas une raison pour attendre.

Si vous êtes déjà suivi pour une SEP et que de nouveaux symptômes apparaissent ou que des symptômes connus s’aggravent, contactez votre équipe de neurologie. Une perte brutale de la vision, une faiblesse soudaine ou une difficulté nouvelle à parler ou à marcher doivent conduire à une évaluation médicale rapide.

Questions fréquentes

La sclérose en plaques est-elle héréditaire ?

Non, il n’existe pas de forme héréditaire au sens strict, selon l’Institut du Cerveau : le vrai jumeau d’une personne atteinte n’a que 25 % de risque de développer la maladie. L’Inserm indique que plusieurs variants génétiques, dont plus de 200 identifiés, augmentent le risque, sans suffire à la déclencher. Selon le Manuel MSD, avoir un parent ou un frère ou une sœur atteint augmente le risque, sans le rendre certain.

Les vaccins peuvent-ils provoquer une sclérose en plaques ?

Selon l’Inserm, les vaccins contre l’hépatite B et le papillomavirus ne sont pas considérés comme responsables de la maladie. Parlez-en à votre médecin si vous avez un doute sur un vaccin en particulier, notamment si vous êtes déjà suivi pour une SEP.

À quel âge la sclérose en plaques débute-t-elle ?

La majorité des premiers symptômes surviennent entre 25 et 35 ans, avec un âge moyen d’environ 30 ans, d’après l’Institut du Cerveau. Le Manuel MSD indique un début le plus souvent entre 20 et 40 ans, possible de 15 à 60 ans. La maladie touche environ trois femmes pour un homme.

Faut-il prendre de la vitamine D en cas de sclérose en plaques ?

Le Manuel MSD indique qu’une supplémentation en vitamine D est souvent recommandée, et la vitamine D est un facteur environnemental étudié. La décision, ainsi que le dosage et la durée, relèvent de votre médecin ou de votre neurologue : ne commencez pas une supplémentation de votre propre initiative.

La sclérose en plaques réduit-elle l’espérance de vie ?

Selon le Manuel MSD, l’espérance de vie n’est habituellement pas modifiée, sauf dans les formes très sévères. L’évolution est très variable et imprévisible : le Manuel MSD indique qu’environ 75 % des patients n’auront jamais besoin d’un fauteuil roulant. Ces chiffres sont des moyennes qui ne prédisent pas l’évolution individuelle.

Une approche naturelle peut-elle remplacer le traitement de la SEP ?

Non. Aucune source ouverte ne démontre qu’une approche naturelle remplace ou modifie l’évolution de la maladie, et il n’existe pas de traitement curatif à ce jour. Activité physique, sommeil et arrêt du tabac peuvent accompagner le suivi, mais le traitement et les consultations restent indispensables.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



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