Image default

Bienfaits du shiatsu : ce que disent les études et précautions

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • Le shiatsu est une pratique manuelle d’origine japonaise fondée sur des pressions, proche de l’acupressure et inspirée de la médecine traditionnelle chinoise.
  • Une revue systématique publiée en 2011 juge les preuves sur le shiatsu « insuffisantes en quantité et en qualité » ; des bienfaits sur la santé ne sont donc pas démontrés.
  • Pour l’acupressure, les données sont plus solides sur la douleur, les nausées postopératoires et le sommeil de personnes âgées en institution ; elles restent variables ou faibles pour le stress et l’anxiété.
  • Le massage en général présente un risque faible, avec de rares complications graves signalées surtout pour les techniques vigoureuses ou chez les personnes fragiles.
  • Le shiatsu ne remplace ni un avis médical ni un traitement ; parlez-en à votre médecin en cas de maladie, de grossesse ou de traitement en cours.

Les bienfaits du shiatsu ne sont pas établis par des preuves solides : la principale revue systématique consacrée à cette pratique, publiée en 2011, conclut que les études disponibles sont de quantité et de qualité insuffisantes. Beaucoup de personnes décrivent pourtant un moment de détente après une séance, ce qui relève d’un ressenti que les études n’ont pas confirmé de manière rigoureuse.

Cet article reprend le sujet de l’article d’origine consacré aux bienfaits du shiatsu. Il présente ce qu’est cette pratique, ce que disent les revues scientifiques sur le shiatsu, l’acupressure et le massage, les précautions à connaître et les situations où il vaut mieux consulter un médecin.

Qu’est-ce que le shiatsu ?

Le shiatsu est une pratique manuelle originaire du Japon. Son nom signifie « pression des doigts », selon l’école ESBR, qui le décrit comme une technique de massage appliquant des pressions sur des points situés le long de lignes appelées méridiens, avec les doigts, les paumes, les coudes ou les genoux. La revue scientifique de 2011 le rapproche de l’acupressure : des pressions des doigts, des manipulations et des étirements le long des méridiens de la médecine traditionnelle chinoise.

La séance se déroule habillé, le plus souvent sur un futon posé au sol, et débute par des questions sur le mode de vie, les attentes et la fatigue. Le praticien adapte ensuite ses gestes à la personne. Les notions d’énergie vitale (le qi) et de méridiens relèvent d’une tradition culturelle ; les études cliniques, elles, mesurent des effets concrets comme la douleur ou le sommeil, et non l’existence de cette énergie.

École citée dans l’article d’origine : ESBR. Il s’agit d’un organisme de formation dont la page présente la pratique de son point de vue.

Que disent les études sur les bienfaits du shiatsu ?

La revue systématique de Robinson, Lorenc et Liao, publiée en 2011 dans BMC Complementary and Alternative Medicine, a recherché les essais sur le shiatsu et l’acupressure. Sur 1 714 publications identifiées, elle a retenu 9 études sur le shiatsu et 71 sur l’acupressure. Les auteurs jugent les données sur le shiatsu insuffisantes en quantité et en qualité : une seule de ces études était un essai randomisé, la plupart étant non randomisées, sans groupe témoin ou observationnelles.

Cette revue date de 2011 ; des travaux plus récents ont pu être publiés depuis, et les sources consultées pour cet article ne les couvrent pas. À ce jour, on ne peut donc pas affirmer que le shiatsu apporte un bénéfice de santé précis.

Les auteurs concluent que la recherche progresse mais qu’elle doit se poursuivre, en particulier sur le shiatsu lui-même.

Que sait-on de l’acupressure, la pratique la plus proche ?

Pour l’acupressure, la même revue décrit des preuves plus solides dans certains domaines : la douleur, notamment les règles douloureuses, les douleurs lombaires et les douleurs de l’accouchement, ainsi que les nausées et vomissements postopératoires. Elle relève aussi des données de qualité en faveur d’une amélioration du sommeil chez des personnes âgées vivant en institution.

Pour les troubles rénaux, la démence, le stress, l’anxiété et les affections respiratoires, les résultats sont jugés variables ou faibles. Autrement dit, la promesse de mieux gérer le stress, souvent associée au shiatsu, n’est pas confirmée par cette synthèse. L’acupressure et le shiatsu partagent des racines communes, mais les résultats de l’une ne se transposent pas automatiquement à l’autre.

Le massage apporte-t-il un soulagement ?

Le shiatsu n’est pas un massage de type suédois ou profond, mais les données sur le massage en général donnent un ordre d’idée. Le NCCIH, l’agence américaine de recherche sur les approches complémentaires, indique que le massage a apporté une amélioration à court terme de la douleur lombaire, avec une qualité de preuve faible, et que les bénéfices sur les douleurs du cou et des épaules sont de courte durée. Sur la gonarthrose, cinq des six études ont observé un soulagement à court terme ; pour les céphalées, les résultats sont inconstants.

Chez les personnes atteintes de cancer, des données suggèrent une baisse de la douleur et de l’anxiété, mais leur qualité est très faible. La page du NCCIH date de mai 2019 et peut ne pas refléter les travaux les plus récents.

Ces éléments concernent le massage, pas le shiatsu en particulier. Une séance peut procurer une sensation de détente ; ce ressenti subjectif ne prouve pas un effet durable sur la santé.

Quels sont les risques et les précautions à connaître ?

Selon le NCCIH, le risque d’effets indésirables liés au massage semble faible. De rares événements graves ont toutefois été rapportés, comme des caillots sanguins, des lésions nerveuses ou des fractures, surtout avec des techniques vigoureuses comme le massage profond ou chez des personnes plus à risque de blessure, par exemple les personnes âgées.

Par prudence, signalez à votre praticien toute maladie, toute grossesse, tout traitement en cours et toute fragilité osseuse ou circulatoire. Le NCCIH recommande, pour les approches complémentaires de la médecine traditionnelle chinoise, de ne pas les utiliser pour remplacer ou retarder des soins conventionnels, d’en parler à son médecin, d’informer tous ses soignants des pratiques utilisées et de vérifier la formation et les qualifications du praticien.

Ne suspendez jamais un traitement prescrit pour suivre une séance : en cas de doute, demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Quand faut-il consulter un médecin plutôt qu’un praticien de shiatsu ?

Consultez un médecin si une douleur est intense, apparaît brutalement, persiste ou s’aggrave, si elle suit une chute ou un choc, ou si elle s’accompagne d’une fièvre, d’un engourdissement, d’une perte de force ou d’un malaise. Une fatigue durable, une tristesse persistante, une anxiété envahissante ou des troubles du sommeil prolongés justifient également un avis médical : un massage ne remplace pas un diagnostic.

Site d’information santé cité dans l’article d’origine : Astuce Santé. Il s’agit d’un site grand public ; il ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

Questions fréquentes

Que signifie le mot shiatsu ?

Selon l’école ESBR, il signifie « pression des doigts » en japonais. Le praticien peut aussi utiliser les paumes, les coudes ou les genoux pour appliquer des pressions sur des points situés le long de lignes appelées méridiens.

Le shiatsu est-il scientifiquement prouvé ?

Pas à ce jour. Une revue systématique de 2011 a identifié 9 études sur le shiatsu, dont un seul essai randomisé, et a jugé les preuves insuffisantes en quantité et en qualité. Des travaux plus récents ont pu paraître depuis.

Quelle est la différence entre shiatsu et acupressure ?

La revue de 2011 décrit le shiatsu comme proche de l’acupressure : pressions des doigts, manipulations et étirements le long des méridiens de la médecine traditionnelle chinoise. Les preuves sont plus nombreuses pour l’acupressure, notamment sur la douleur, les nausées postopératoires et le sommeil de personnes âgées en institution.

Le shiatsu présente-t-il des risques ?

Pour le massage en général, le NCCIH juge le risque faible, avec de rares complications graves, comme des caillots, des lésions nerveuses ou des fractures, surtout avec des techniques vigoureuses ou chez les personnes fragiles. Informez toujours votre praticien de votre état de santé.

Le shiatsu peut-il remplacer un traitement médical ?

Non. Le NCCIH recommande de ne pas utiliser les approches complémentaires pour remplacer ou retarder des soins conventionnels, et d’en parler à son médecin. Ne modifiez ni n’arrêtez jamais un traitement sans avis médical.

Peut-on recevoir du shiatsu pendant la grossesse ?

Les sources consultées ne permettent pas de répondre de façon générale. Le NCCIH conseille aux femmes enceintes de demander l’avis d’un professionnel de santé avant de recourir à des approches complémentaires de médecine traditionnelle chinoise. Parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme avant toute séance.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



A lire aussi

Voyance en amour : ce qu’il faut savoir avant de consulter

Journal

Piles auditives : quand les remplacer et comment les gérer

Journal

Levure de riz rouge et cholestérol : ce que disent les sources

Journal