Mis à jour le 9 octobre 2026
- Le diabète se caractérise par une glycémie trop élevée ; à long terme, il peut abîmer les vaisseaux et les nerfs et toucher le cœur, les reins, les yeux et les pieds (OMS).
- Le suivi ne se limite pas à un chiffre de glycémie : l’Assurance maladie présente des examens réguliers qui vérifient l’équilibre du diabète et dépistent les complications.
- Selon l’OMS, plus de 95 % des personnes diabétiques ont un diabète de type 2, qui est souvent évitable ou retardable par l’hygiène de vie ; le diabète de type 1 nécessite de l’insuline et ne peut pas être prévenu à ce jour.
- Le traitement est décidé et ajusté par l’équipe soignante ; une approche naturopathique ou de bien-être ne remplace ni les médicaments, ni l’insuline, ni les examens de suivi.
- Une soif intense, des urines très fréquentes, une fatigue inhabituelle ou un amaigrissement inexpliqué justifient de consulter sans attendre.
Le suivi du diabète consiste à surveiller bien plus que la glycémie : on contrôle aussi le retentissement de la maladie sur les yeux, les reins, les nerfs, les pieds et le système cardiovasculaire, et on adapte le traitement et le mode de vie à la situation de chaque personne.
Cet article reprend, avec des sources de santé publique, les grandes lignes d’un suivi bien conduit : ce que l’on surveille, qui intervient, ce que l’hygiène de vie peut apporter et quand il faut consulter. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin ni de votre équipe diabétologique.
Qu’est-ce que le diabète et quels en sont les types ?
Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le diabète de type 1 correspond à un pancréas qui produit peu ou pas d’insuline : l’insuline quotidienne est alors indispensable. L’Inserm le décrit comme une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire détruit les cellules bêta du pancréas, productrices d’insuline.
Le diabète de type 2 concerne, selon l’OMS, plus de 95 % des personnes diabétiques. Ses symptômes peuvent mettre des années à apparaître et sont souvent moins marqués que dans le type 1. Le diabète gestationnel est une élévation de la glycémie pendant la grossesse, repérée lors du suivi prénatal ; l’OMS précise que les femmes concernées ont un risque plus élevé de développer ensuite un diabète de type 2.
L’OMS estime que le nombre de personnes diabétiques est passé de 200 millions en 1990 à 830 millions en 2022, et que 59 % des adultes de 30 ans et plus vivant avec un diabète ne prenaient pas de médicament pour celui-ci en 2022.
Comment le diabète est-il repéré, et quels signes doivent alerter ?
Les signes les plus courants cités par l’OMS sont une soif intense, des envies fréquentes d’uriner, une vision floue, de la fatigue et une perte de poids involontaire. L’Inserm cite pour le type 1 la fatigue, la soif intense, les envies fréquentes d’uriner et une perte de poids malgré un bon appétit.
Le diagnostic repose sur une prise de sang. L’Inserm indique qu’une glycémie à jeun normale se situe autour de 1 g/l, qu’entre 1,10 et 1,25 g/l on parle de prédiabète, et qu’au-dessus de 1,25 g/l sur deux dosages successifs le diabète est déclaré. Ces repères sont donnés à titre d’information : seul un médecin peut interpréter vos résultats.
Parce que le type 2 peut rester longtemps silencieux, un contrôle glycémique est proposé en consultation lorsqu’il existe des facteurs de risque. Votre médecin traitant est le bon interlocuteur pour en discuter.
Pourquoi la glycémie seule ne suffit-elle pas à évaluer le suivi ?
Parce que le diabète agit sur l’ensemble de l’organisme. Selon l’OMS, il endommage progressivement les vaisseaux sanguins et les nerfs, ce qui accroît le risque d’infarctus, d’accident vasculaire cérébral (AVC), d’insuffisance rénale, de perte de vision et d’ulcères du pied pouvant conduire à une amputation. L’Inserm précise, à propos du diabète de type 1, que le risque d’infarctus est multiplié par 3 à 5 et que les atteintes rénales, nerveuses et de la rétine peuvent aller jusqu’à la cécité.
C’est pourquoi le suivi associe plusieurs volets. L’Assurance maladie (ameli) indique que des examens réguliers permettent de vérifier l’équilibre du diabète et de dépister les complications afin de les prendre en charge rapidement. Son dossier sur le suivi regroupe notamment :
- l’autosurveillance de la glycémie et l’auto-examen ;
- les analyses de sang et d’urines ;
- le suivi des yeux ;
- le suivi des pieds ;
- le suivi du cœur et des artères ;
- le suivi des nerfs ;
- le suivi buccodentaire.
L’OMS cite, parmi les mesures de prise en charge, le soin régulier des pieds, le dépistage de l’atteinte rénale et l’examen des yeux pour détecter la rétinopathie, ainsi que, souvent, des médicaments contre l’hypertension et des statines pour réduire le risque de complications. La fréquence de chaque examen dépend de votre situation : elle est fixée par votre équipe soignante.
Quels traitements peut-on proposer ?
Le traitement varie selon le type de diabète et la personne. Pour le diabète de type 1, l’Inserm décrit l’insuline, administrée par injections sous la peau, comme traitement de référence. L’éducation thérapeutique y est jugée indispensable pour adapter les doses et éviter les hypoglycémies ; des capteurs de glucose et, pour certains patients, des pompes à insuline sont aussi utilisés.
Dans le diabète de type 2, l’OMS indique qu’un mode de vie sain est au centre de la prise en charge et que certaines personnes ont besoin d’insuline ou de médicaments tels que la metformine, les sulfamides hypoglycémiants ou les inhibiteurs du SGLT-2. Le choix du médicament et son ajustement relèvent du médecin : ne modifiez et n’arrêtez jamais un traitement de votre propre initiative.
Aucune source consultée ne démontre qu’un régime, une plante ou un complément alimentaire puisse remplacer ces traitements. Si vous souhaitez en utiliser un, parlez-en d’abord à votre médecin ou à votre pharmacien, car certains produits peuvent interagir avec les médicaments ou fausser l’équilibre glycémique.
Que peuvent apporter l’alimentation et l’activité physique ?
Pour l’OMS, les modifications du mode de vie sont le moyen le plus efficace de prévenir ou de retarder le diabète de type 2 : maintenir un poids de santé, pratiquer une activité physique régulière, adopter une alimentation saine pauvre en sucres et en graisses saturées, et ne pas fumer. L’Assurance maladie consacre à l’équilibre alimentaire et à l’activité physique deux rubriques de son dossier « vivre avec le diabète au quotidien ».
Ces repères sont généraux. Une alimentation ou une activité adaptée à votre cas (traitement, risque d’hypoglycémie, complications existantes) se construit avec votre médecin, un diététicien ou un professionnel de l’activité physique adaptée. Les approches naturopathiques peuvent, au mieux, accompagner ces conseils d’hygiène de vie ; elles ne constituent ni un traitement du diabète ni un moyen d’en réduire les médicaments.
Sites cités dans l’article d’origine : Diabete.fr et diabète haute glycémie. Ces pages sont éditées par un laboratoire pharmaceutique ; elles sont mentionnées à titre d’information et n’ont pas servi de source pour cet article.
Quand faut-il consulter, voire demander une aide urgente ?
Consultez votre médecin si vous présentez les signes cités plus haut (soif intense, urines fréquentes, fatigue, vision floue, amaigrissement inexpliqué), si vous n’avez pas fait de contrôle depuis longtemps malgré des facteurs de risque, ou si une plaie du pied tarde à cicatriser. L’OMS rappelle que les ulcères du pied peuvent aboutir à une amputation lorsqu’ils ne sont pas pris en charge.
Les hypoglycémies et l’acidocétose diabétique sont citées par l’Inserm comme des urgences du diabète de type 1. En cas de malaise, de confusion, de vomissements, de douleurs abdominales, de respiration anormale ou de perte de connaissance chez une personne diabétique, appelez le 15 (ou le 112). Les consignes précises de conduite à tenir devant une hypoglycémie doivent vous être données par votre équipe soignante.
Questions fréquentes
L’analyse de la glycémie suffit-elle pour suivre un diabète ?
Non. La glycémie est un repère essentiel, mais le diabète peut atteindre les yeux, les reins, les nerfs, les pieds et le système cardiovasculaire. L’Assurance maladie présente des examens réguliers, notamment des analyses de sang et d’urines et un suivi des yeux, des pieds et du cœur, pour vérifier l’équilibre et dépister les complications.
Le traitement du diabète est-il le même pour tout le monde ?
Non. Il dépend du type de diabète, de l’âge, des autres maladies et des complications éventuelles. L’insuline est le traitement de référence du type 1 ; dans le type 2, l’OMS cite le mode de vie et, selon les cas, des médicaments ou de l’insuline. Votre médecin adapte le traitement à votre situation.
Pourquoi le diabète augmente-t-il le risque cardiovasculaire ?
Selon l’OMS, le diabète endommage avec le temps les vaisseaux sanguins, ce qui augmente le risque d’infarctus et d’AVC. L’Inserm indique, pour le type 1, un risque d’infarctus multiplié par 3 à 5. C’est pourquoi la tension artérielle et le cholestérol font aussi partie du suivi.
Peut-on prévenir le diabète de type 2 ?
L’OMS indique que le type 2 est souvent évitable ou retardable grâce au mode de vie : poids de santé, activité physique régulière, alimentation saine pauvre en sucres et en graisses saturées, absence de tabac. Le type 1, en revanche, ne peut pas être prévenu à ce jour.
Peut-on remplacer ou réduire son traitement par des produits naturels ?
Aucune source consultée ne le montre. Ne réduisez et n’arrêtez jamais un traitement antidiabétique ou l’insuline sans l’avis de votre médecin. Avant de prendre une plante ou un complément, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien, car des interactions sont possibles.
Quand faut-il appeler les secours en cas de diabète ?
Les hypoglycémies et l’acidocétose sont des urgences du diabète de type 1 selon l’Inserm. En cas de malaise, de confusion, de vomissements, de respiration anormale ou de perte de connaissance, appelez le 15 ou le 112. Votre équipe soignante doit vous expliquer à l’avance la conduite à tenir.
Pour aller plus loin
- Naturopathie et diabète : accompagnement, preuves et limites
- Diabète de type 2 et naturopathie : quelle place ?
- Gérer le diabète au quotidien : alimentation et activité
- Prévenir le diabète de type 2 : hygiène de vie et suivi médical
Sources
- OMS : diabetes (fiche d’information) — types de diabète, symptômes, complications, prévention et prise en charge
- Inserm : dossier diabète (type 1) — mécanisme auto-immun, seuils de glycémie, complications, insuline, éducation thérapeutique, urgences
- Assurance maladie : suivi du diabète — examens réguliers, rubriques de suivi (yeux, pieds, cœur, nerfs, dents, analyses)
- Assurance maladie : vivre avec le diabète au quotidien — rubriques équilibre alimentaire et activité physique
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

