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Jeûne du Ramadan : se préparer et connaître les précautions santé

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • Le jeûne du Ramadan se prépare avec un avis médical lorsque l’on a une maladie chronique, un traitement régulier, un diabète, ou que l’on est enceinte ou allaitante.
  • Les services de santé britanniques rappellent que plusieurs situations (maladie, grossesse, allaitement, grand âge, règles) dispensent de jeûner et que, si l’on se sent mal, il est possible de rompre le jeûne.
  • Les médicaments ne s’arrêtent pas d’eux-mêmes : les doses et horaires peuvent nécessiter un ajustement décidé avec un médecin ou un pharmacien.
  • Pour la rupture du jeûne, les sources recommandent de limiter les aliments très sucrés, gras ou transformés et de bien s’hydrater en dehors des heures de jeûne.
  • Aucune source officielle consultée n’évalue la naturopathie pour accompagner le jeûne : elle ne peut être qu’un complément de bien-être.

Pour jeûner pendant le Ramadan avec le moins de risques possible, l’essentiel est de savoir si le jeûne est compatible avec votre état de santé, d’en parler à un professionnel de santé si vous avez une maladie ou un traitement, et d’organiser vos repas et votre hydratation en dehors des heures de jeûne.

Cet article rassemble des repères issus de services de santé (NHS, Fédération française des diabétiques, Manger Bouger) et reste volontairement prudent : le choix de jeûner relève de chacun et, sur le plan religieux, de la conscience et des conseils d’un imam, tandis que les conseils de santé relèvent du médecin.

Qui est dispensé de jeûner pendant le Ramadan ?

Un document du NHS England (région de Londres) indique que les musulmans adultes malades ou atteints d’affections de longue durée, comme le diabète, sont dispensés de jeûner, de même que les femmes enceintes, les personnes âgées et les femmes pendant leurs règles. Un autre service du NHS (Central and North West London) ajoute les enfants avant la puberté, les personnes ayant une maladie mentale, les femmes qui allaitent, les personnes qui prennent un traitement régulier et toute personne qui estime que le jeûne nuit à sa santé.

Cette page précise aussi que les personnes atteintes d’une maladie de courte durée sont dispensées les jours où elles sont malades et peuvent rattraper ces jours avant le prochain Ramadan. Lorsqu’un professionnel de santé déconseille le jeûne en raison de la dégradation de l’état de santé, manger pour protéger sa santé n’est pas, selon cette source, une infraction aux règles religieuses. En cas de doute, le NHS Nord-Est de Londres conseille de s’adresser à son imam.

Pourquoi demander un avis médical avant de jeûner ?

Parce que le jeûne modifie les horaires des repas, des boissons et des médicaments. Le NHS Nord-Est de Londres recommande aux personnes qui prennent des médicaments de continuer à les prendre mais de vérifier avec un médecin ou un pharmacien si les doses ou les horaires doivent être ajustés. Le service du NHS Central and North West London insiste sur la nécessité d’obtenir un avis avant le jeûne, car un changement de l’alimentation et des boissons peut influer sur les traitements, avec un exemple précis : un risque de déshydratation chez les personnes sous lithium en cas de manque de liquide.

Pour le diabète, la Fédération française des diabétiques distingue des niveaux de risque. Elle indique qu’un jeûne est déconseillé en cas de diabète de type 1, d’hypoglycémies sévères, de déséquilibre récent, de grossesse, de dialyse, ou d’affection aiguë, et qu’il est déconseillé aussi avec une insuffisance rénale ou une maladie cardiovasculaire associée. Elle recommande de consulter son médecin traitant ou son diabétologue avant le début du Ramadan pour évaluer si le jeûne est possible et adapter l’autosurveillance et le traitement, et de faire un point après le Ramadan. Parmi les risques évoqués : hyperglycémies, hypoglycémies, acidocétose (surtout en diabète de type 1) et décompensation de maladies chroniques.

Comment gérer l’alimentation et l’hydratation en dehors des heures de jeûne ?

Les sources consultées donnent peu de détails sur le repas pris avant l’aube et ne définissent pas de menu idéal. Elles convergent sur quelques repères généraux :

  • Boire : le NHS Nord-Est de Londres conseille de boire beaucoup d’eau avant et après le jeûne et d’éviter les boissons caféinées. La Fédération française des diabétiques rappelle que le manque de boissons favorise la déshydratation, la thrombose veineuse et la colique néphrétique. Les quantités précises dépendent de votre situation : demandez-les à votre médecin.
  • Éviter les excès : le NHS Nord-Est de Londres recommande de manger le plus sainement possible lors de la rupture du jeûne et d’éviter les aliments sucrés, gras et transformés. La Fédération française des diabétiques précise qu’après la rupture, la glycémie monte souvent rapidement, probablement à cause des aliments riches en glucides, et déconseille les aliments très sucrés ou très gras.
  • Varier : les repères nationaux (Manger Bouger) recommandent au moins 5 fruits et légumes par jour, sous toutes leurs formes, avec de la variété. Ils restent valables en dehors des heures de jeûne.

Si vous souhaitez un plan alimentaire personnalisé, un médecin ou un diététicien peut le construire avec vous, en tenant compte de vos maladies et traitements.

Que peut apporter la naturopathie pour se préparer au jeûne ?

Aucune des sources consultées n’évalue la naturopathie pour préparer ou accompagner le jeûne du Ramadan. Il n’existe donc pas, dans ces sources, de preuve qu’elle réduise la fatigue, les maux de tête ou les troubles digestifs pendant le jeûne, ni qu’une « détox » avant le mois soit nécessaire.

Un accompagnement de bien-être peut en revanche reprendre des repères que les sources valident par ailleurs : des repas variés riches en fruits et légumes, une bonne hydratation en dehors des heures de jeûne, la limitation des excès sucrés, gras et transformés à la rupture du jeûne, et un échange avec un professionnel de santé si vous avez une maladie ou un traitement. Des compléments, des plantes ou des huiles essentielles ne sont pas recommandés par ces sources : leur usage, surtout en cas de traitement, de grossesse ou d’allaitement, demande l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.

Que faire en cas de malaise pendant le jeûne ?

Le NHS Nord-Est de Londres indique que, si vous êtes malade pendant le jeûne, vous pouvez le rompre pour éviter un préjudice. Le service Central and North West London précise qu’il est important de demander l’avis d’un professionnel de santé si votre état se dégrade ou si vous avez une maladie grave, car il peut vous conseiller de ne pas jeûner.

Pour un problème mineur, votre pharmacien peut vous conseiller. Si le malaise est important, qu’il s’agit d’une perte de connaissance, d’une difficulté à respirer ou d’un état de confusion, appelez le 15 ou le 112. Après le Ramadan, un point avec votre médecin est utile si vous avez ressenti des effets indésirables, comme le recommande la Fédération française des diabétiques pour les personnes diabétiques.

Questions fréquentes

Doit-on arrêter ses médicaments pendant le Ramadan ?

Non, pas de votre propre initiative. Le NHS recommande de continuer à prendre ses médicaments mais de demander à un médecin ou à un pharmacien si les doses ou les horaires doivent être ajustés. Un avis avant le début du Ramadan permet d’évaluer l’ensemble de votre traitement.

Une personne diabétique peut-elle jeûner ?

Cela dépend du type de diabète, de l’équilibre glycémique, du traitement et des maladies associées. La Fédération française des diabétiques distingue plusieurs niveaux de risque et recommande de consulter son médecin ou son diabétologue avant le Ramadan, puis de faire un point après. Ne modifiez pas votre traitement sans avis médical.

Une femme enceinte ou qui allaite doit-elle jeûner ?

Les services de santé britanniques citent les femmes enceintes et celles qui allaitent parmi les personnes dispensées de jeûner. En cas de doute, parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme et, pour la dimension religieuse, à un imam.

Que boire entre la rupture du jeûne et l’aube ?

Le NHS Nord-Est de Londres conseille de boire beaucoup d’eau avant et après le jeûne et d’éviter les boissons caféinées. Les quantités exactes dépendent de votre état de santé et de vos traitements : votre médecin peut vous les préciser.

Peut-on rompre le jeûne si l’on se sent mal ?

Oui. Le NHS indique que, si vous devenez malade pendant le jeûne, vous pouvez le rompre pour éviter un préjudice, et que manger pour protéger sa santé n’est pas une infraction aux règles religieuses lorsqu’un professionnel de santé le conseille. En cas de malaise important, appelez le 15 ou le 112.

Que faire si l’on tombe malade pendant le mois de Ramadan ?

Selon le NHS Central and North West London, une maladie de courte durée dispense de jeûner les jours concernés, et ces jours peuvent être rattrapés avant le prochain Ramadan. Demandez un avis médical si vos symptômes persistent ou s’aggravent.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



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