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Shiatsu traditionnel : déroulé d’une séance et niveau de preuve

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • Le shiatsu est une pratique de pressions manuelles d’origine japonaise, proposée comme technique de détente et de bien-être, et non comme un acte médical.
  • Les sources consultées (NHS, OMS, Mayo Clinic) ne contiennent pas d’étude propre au shiatsu : à ce jour, ce que l’on peut citer concerne le massage et les techniques de relaxation en général.
  • Pour le massage, la Mayo Clinic rapporte des effets observés sur le stress, la douleur, les tensions musculaires et la relaxation, sans en détailler la qualité des études.
  • Le shiatsu ne remplace ni un diagnostic ni un traitement : le NHS conseille de consulter un médecin pour des symptômes persistants et de ne jamais arrêter un traitement prescrit sans son avis.
  • Signalez au praticien votre état de santé, vos traitements et tout inconfort, y compris émotionnel, pendant la séance.

Le shiatsu traditionnel est une pratique de pressions exercées avec les mains, les pouces ou les paumes, d’origine japonaise, que l’on choisit surtout pour se détendre. Il ne s’agit pas d’un traitement médical : à ce jour, aucune des sources de santé consultées pour cet article ne présente de résultats propres au shiatsu.

Voici comment se déroule en général une séance, ce que l’on peut raisonnablement attendre en s’appuyant sur ce que disent le NHS, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Mayo Clinic à propos du massage et de la médecine complémentaire, et comment l’aborder avec prudence.

Qu’est-ce que le shiatsu ?

Le mot japonais shiatsu désigne une technique manuelle fondée sur des pressions appuyées, exercées sur différentes zones du corps. Selon la présentation qu’en font habituellement les praticiens, la personne reste vêtue, allongée sur un futon ou une table basse, et le praticien utilise ses pouces, ses paumes, parfois ses coudes ou ses genoux. Cette description générale ne provient pas d’une source institutionnelle : elle reprend la présentation courante de la pratique et celle de l’article d’origine.

On peut rattacher le shiatsu à ce que l’OMS appelle la médecine « complémentaire » (rapprochement fait ici, la page de l’OMS ne cite pas le shiatsu) : des pratiques qui ne font pas partie de la médecine dominante d’un pays. L’OMS précise que la médecine complémentaire fondée sur des preuves peut soutenir la médecine conventionnelle, ce qui suppose précisément de disposer de preuves.

Comment se déroule une séance ?

Une séance commence généralement par un échange sur votre état du moment : fatigue, stress, sommeil, tensions ou douleurs éventuelles. Le praticien exerce ensuite des pressions en adaptant leur intensité à votre ressenti, et vous n’avez rien de particulier à faire, sinon respirer normalement et indiquer ce qui est inconfortable.

Quelques repères pratiques : informez le praticien de vos traitements et de vos problèmes de santé avant de commencer, dites-lui immédiatement si une pression est douloureuse, et n’hésitez pas à interrompre la séance. Le NHS recommande d’ailleurs de signaler à tout professionnel de santé les thérapies complémentaires que vous suivez.

Que disent les sources sur les effets du shiatsu ?

Aucune des pages ouvertes pour rédiger cet article ne mentionne le shiatsu. Le NHS, sur sa page consacrée aux thérapies complémentaires, rappelle que ces approches ne sont pas testées de la même manière que les médicaments classiques et cite les quelques thérapies qui peuvent être prises en charge au vu de leurs preuves (acupuncture, technique Alexander, hypnothérapie dans des indications précises) : le shiatsu n’y figure pas. L’OMS souligne de son côté que la médecine traditionnelle et complémentaire est très peu financée par la recherche, moins de 1 % des financements mondiaux selon la publication qu’elle cite, et que renforcer sa base de preuves est un objectif de sa stratégie 2025-2034.

Pour le massage en général, la Mayo Clinic indique que des études ont observé une réduction du stress, une diminution de la douleur et des tensions musculaires et une augmentation de la relaxation, sans détailler le nombre ni la qualité de ces études. Elle précise que le massage fait partie de la médecine intégrative et qu’il est proposé dans certains centres médicaux en complément des traitements standards. Ces données ne peuvent pas être attribuées telles quelles au shiatsu, dont la technique diffère de celle d’un massage classique.

La Mayo Clinic décrit par ailleurs les techniques de relaxation (respiration profonde, relaxation musculaire, visualisation, massage) comme généralement peu coûteuses, présentant peu de risques et pratiquables presque partout. En pratique, on peut donc retenir que le shiatsu est surtout une démarche de détente dont les effets propres ne sont pas démontrés par les sources consultées.

Quelles précautions prendre avant et pendant une séance ?

La Mayo Clinic signale que, chez certaines personnes, surtout celles qui ont un trouble de santé mentale grave ou un passé de maltraitance ou de traumatisme, les techniques de relaxation peuvent provoquer un malaise émotionnel. C’est rare, mais dans ce cas, il faut arrêter et en parler à un professionnel de santé ou de santé mentale.

Si vous avez une maladie chronique, une douleur importante ou un traitement en cours, demandez l’avis de votre médecin avant de commencer : la Mayo Clinic ne détaille pas de contre-indications pour le massage, mais il est prudent de s’assurer qu’une pratique manuelle est compatible avec votre état. Une grossesse, une fragilité osseuse ou un traitement anticoagulant sont des situations à évoquer avec votre médecin et avec le praticien ; les sources consultées ne les traitent pas pour le shiatsu.

Quand consulter un médecin plutôt qu’un praticien de shiatsu ?

Le NHS conseille de consulter un médecin généraliste pour des symptômes persistants ou récurrents, sans se limiter à un thérapeute, et de ne jamais arrêter un traitement prescrit sans l’avis de son médecin. La Mayo Clinic indique de son côté que si le stress reste incontrôlé malgré les techniques de relaxation, il faut consulter un professionnel de santé.

Une douleur qui persiste ou s’aggrave, un symptôme inexpliqué, une fatigue qui s’installe, des troubles du sommeil durables ou une souffrance psychologique justifient donc un avis médical. Le shiatsu peut être envisagé en complément, jamais à la place d’un diagnostic ou d’un traitement.

Comment choisir un praticien ?

Le NHS rappelle que, au Royaume-Uni, seuls les chiropracteurs et les ostéopathes sont tenus par la loi d’être enregistrés, et que pour les autres thérapeutes il convient de vérifier l’inscription auprès d’une organisation accréditée. Le cadre est différent en France et les sources consultées ne le détaillent pas : renseignez-vous directement sur la formation du praticien, la durée de son cursus et ses assurances.

Méfiez-vous des promesses de résultat, des allégations de guérison et de toute incitation à interrompre un suivi médical : aucune des sources consultées ne les étaye.

Questions fréquentes

Le shiatsu est-il reconnu comme un traitement médical ?

Non. Aucune des sources consultées ne le présente comme un traitement. Le NHS précise que les thérapies complémentaires ne sont pas testées comme les médicaments classiques et ne cite pas le shiatsu parmi celles qui peuvent être prises en charge au vu de leurs preuves.

Le shiatsu peut-il remplacer un traitement en cours ?

Non. Le NHS conseille de ne jamais arrêter un traitement prescrit sans l’avis de son médecin et de signaler les thérapies complémentaires à tout professionnel de santé. Le shiatsu peut au mieux accompagner un suivi, pas le remplacer.

Quelle différence entre shiatsu et massage ?

Les sources consultées ne comparent pas les deux pratiques. Les données de la Mayo Clinic portent sur le massage en général : elle rapporte des effets observés sur le stress, la douleur et les tensions musculaires. Elles ne peuvent pas être appliquées automatiquement au shiatsu.

Le shiatsu aide-t-il à gérer le stress ?

Aucune source consultée ne le démontre spécifiquement. La Mayo Clinic décrit les techniques de relaxation, dont le massage, comme peu risquées et susceptibles de soulager le stress et les tensions. Si le stress reste incontrôlé, elle conseille de consulter un professionnel de santé.

Que faire si une séance provoque un malaise émotionnel ?

La Mayo Clinic indique que les techniques de relaxation peuvent, rarement, provoquer un malaise émotionnel, surtout chez les personnes avec un trouble de santé mentale grave ou un passé traumatique. Il faut alors arrêter la séance et en parler à un professionnel de santé ou de santé mentale.

Faut-il prévenir son médecin avant de commencer le shiatsu ?

C’est recommandé si vous avez une maladie ou un traitement en cours. Le NHS conseille de signaler aux professionnels de santé les thérapies complémentaires suivies et de consulter un médecin pour des symptômes persistants plutôt que de se limiter à un thérapeute.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



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