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Soulager les hémorroïdes : gestes, traitements, quand consulter

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • Les hémorroïdes sont des vaisseaux sanguins dilatés de la région de l’anus et du rectum ; elles s’améliorent souvent d’elles-mêmes, notamment avec des selles plus souples.
  • Les mesures les plus citées par les sources sont l’alimentation riche en fibres, une hydratation suffisante, l’absence d’efforts de poussée et, en cas de douleur, des bains de siège à l’eau tiède.
  • Crèmes, suppositoires et antalgiques peuvent atténuer la gêne à court terme ; ils ne corrigent pas la cause et leur usage doit être limité dans le temps.
  • Un saignement rectal ne doit jamais être attribué d’office aux hémorroïdes : il justifie un avis médical, car il peut avoir d’autres causes.
  • Si les symptômes persistent ou reviennent, un médecin peut proposer des gestes instrumentaux, voire une chirurgie dans les cas rebelles.

Pour soulager les hémorroïdes, les sources médicales recommandent d’abord d’agir sur le transit et sur la pression exercée sur la région anale : selles souples, pas d’efforts de poussée, hygiène douce. Des produits vendus en pharmacie peuvent atténuer la douleur ou les démangeaisons, mais ils ne remplacent pas ces mesures.

Cet article reprend les informations du service de santé britannique (NHS), de la Mayo Clinic, du Manuel MSD et de VIDAL. Il distingue ce qui est bien établi, ce qui dépend du médecin et les situations dans lesquelles il ne faut pas attendre.

Que sont les hémorroïdes et qu’est-ce qui les favorise ?

Le Manuel MSD définit les hémorroïdes comme des vaisseaux sanguins dilatés et tortueux de la paroi de la partie basse du rectum et de l’anus. Les hémorroïdes internes se situent au-dessus de la jonction anorectale, les externes en dessous.

Elles apparaissent lorsque la pression augmente dans cette région. Les facteurs cités par la Mayo Clinic et le NHS sont notamment :

  • les efforts de poussée à la selle ;
  • la constipation, mais aussi une diarrhée prolongée ;
  • une position assise prolongée, en particulier aux toilettes ;
  • l’alimentation pauvre en fibres ;
  • le surpoids ;
  • la grossesse ;
  • le port répété de charges lourdes ;
  • l’âge, car les tissus de soutien se distendent avec le temps.

Le NHS précise que la cause exacte reste mal connue. Selon la Mayo Clinic, les complications sont rares, mais la gêne au quotidien peut être importante.

Quels sont les symptômes des hémorroïdes ?

Les symptômes dépendent du type. La Mayo Clinic décrit des hémorroïdes internes souvent indolores, qui peuvent saigner de façon indolore après l’effort, avec du sang rouge vif sur le papier ou dans la cuvette, et parfois sortir par l’anus. Les hémorroïdes externes peuvent provoquer des démangeaisons, une irritation, une douleur et un gonflement.

Le NHS cite aussi la sensation de vidange incomplète, des glaires sur le papier ou dans les sous-vêtements, et des grosseurs ou une douleur autour de l’anus. Une hémorroïde externe peut se thromboser : un caillot se forme, la grosseur devient dure, gonflée et très douloureuse. La Mayo Clinic précise que ce n’est pas dangereux, mais que cela peut nécessiter une prise en charge médicale.

Attention : la Mayo Clinic rappelle de ne pas supposer qu’un saignement rectal est dû aux hémorroïdes, car il peut aussi révéler une maladie colorectale ou anale, y compris un cancer.

Comment soulager les hémorroïdes au quotidien ?

Plusieurs mesures simples sont décrites par le NHS, la Mayo Clinic, le Manuel MSD et VIDAL :

  • Assouplir les selles : manger davantage de fibres (légumes, fruits, céréales complètes), en les augmentant progressivement pour limiter les gaz, et boire suffisamment. La Mayo Clinic et le Manuel MSD mentionnent aussi les compléments de fibres de type psyllium, à prendre avec suffisamment de liquide ; demandez conseil à un pharmacien.
  • Éviter de pousser et de rester longtemps aux toilettes ; ne pas retenir l’envie d’aller à la selle.
  • Prendre un bain de siège ou un bain tiède : la Mayo Clinic et le Manuel MSD décrivent l’eau chaude, mais non brûlante, pour apaiser la douleur et l’irritation.
  • Veiller à l’hygiène locale : nettoyer doucement, tamponner pour sécher plutôt que frotter, selon le NHS ; VIDAL recommande aussi d’éviter les frottements.
  • Bouger régulièrement et limiter la sédentarité : l’activité physique aide à prévenir la constipation et à limiter la pression sur les veines.
  • Limiter l’alcool et le café : le NHS les associe à la constipation, et VIDAL cite aussi les repas gras et les épices parmi les facteurs à limiter.

Le NHS mentionne également un sac de glace enveloppé dans un linge pour calmer la douleur et le gonflement. Il recommande d’éviter les antalgiques à base de codéine, qui favorisent la constipation. Pour la douleur, les sources citent le paracétamol ; sur les anti-inflammatoires, les avis divergent, et le NHS déconseille l’ibuprofène en cas de saignement. Demandez l’avis d’un pharmacien, surtout pendant la grossesse ou en cas de traitement en cours.

Quels produits en pharmacie peuvent aider, et avec quelles précautions ?

Pour une poussée légère, la Mayo Clinic cite des produits sans ordonnance à base d’hamamélis, d’hydrocortisone ou de lidocaïne, qui peuvent atténuer temporairement la douleur et les démangeaisons. Le NHS indique qu’un pharmacien peut conseiller des crèmes contre la douleur, les démangeaisons et le gonflement, ainsi que des laxatifs contre la constipation.

Ces produits appellent des précautions :

  • la Mayo Clinic signale que l’hydrocortisone peut amincir la peau en cas d’usage prolongé ; VIDAL parle de topiques cortisonés en cure courte ;
  • VIDAL indique que les anesthésiques et laxatifs locaux ne sont recommandés ni pendant la crise, ni au long cours, et que les veinotoniques peuvent être utilisés en cure courte lors d’une crise ;
  • pendant la grossesse et l’allaitement, VIDAL précise que les anti-inflammatoires sont proscrits ; ne prenez rien sans l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.

Ces produits soulagent des symptômes ; ils ne corrigent pas la cause. Respectez la notice et l’avis du professionnel de santé.

Quels traitements médicaux existent si les symptômes persistent ?

Lorsque les mesures à domicile ne suffisent pas, un médecin peut proposer d’autres options, décrites par le NHS, la Mayo Clinic et le Manuel MSD :

  • la ligature élastique : un petit élastique placé à la base d’une hémorroïde interne interrompt son apport sanguin ; elle tombe ensuite d’elle-même. Le Manuel MSD la décrit comme recommandée pour les hémorroïdes internes qui saignent ;
  • la sclérothérapie, par injection d’un produit qui fait diminuer l’hémorroïde, et la photocoagulation infrarouge ;
  • l’exérèse d’un caillot sous anesthésie locale en cas d’hémorroïde externe thrombosée douloureuse, d’autant plus utile qu’elle est faite tôt, selon la Mayo Clinic ;
  • la chirurgie (hémorroïdectomie, hémorroïdopexie, ligature des artères hémorroïdaires), réservée aux hémorroïdes volumineuses ou qui résistent aux autres traitements.

Le Manuel MSD précise que d’autres techniques, comme le laser, la congélation ou l’électrocoagulation, n’ont pas d’efficacité démontrée. Le NHS rappelle qu’un traitement n’empêche pas toujours les hémorroïdes de revenir.

Comment limiter les récidives ?

L’objectif est de garder des selles souples et de réduire la pression sur les veines de l’anus. La Mayo Clinic recommande une alimentation riche en fibres, une hydratation suffisante, l’absence d’efforts de poussée et de blocage de la respiration pendant la selle, une activité physique régulière et la limitation des longues périodes assises, notamment aux toilettes.

VIDAL ajoute d’identifier les facteurs déclenchants personnels (constipation, position assise prolongée, efforts importants, stress) et d’essayer de les éviter. En cas de constipation, il recommande de la traiter, par exemple avec un laxatif de lest. Si vous êtes sujet aux récidives, un avis médical permet de faire le point.

Quand faut-il consulter pour des hémorroïdes ?

Consultez un professionnel de santé en cas de saignement lors des selles, ou si les symptômes ne s’améliorent pas après environ une semaine de mesures à domicile (Mayo Clinic). Le NHS recommande aussi de consulter si les hémorroïdes reviennent régulièrement ou si vous remarquez un changement inhabituel autour de l’anus. Un changement des habitudes de transit, ou de l’aspect ou de la couleur des selles, appelle un avis rapide.

Selon le NHS, un avis médical urgent s’impose en cas de saignement sans douleur, de fièvre élevée avec sensation de malaise général, ou d’écoulement de pus. Rendez-vous aux urgences ou appelez le 15 si le saignement ne s’arrête pas, s’il est abondant ou avec de gros caillots, en cas de douleur intense, de vertiges ou d’évanouissement (Mayo Clinic).

Questions fréquentes

Les hémorroïdes disparaissent-elles toutes seules ?

Souvent, oui : le NHS indique qu’elles s’apaisent fréquemment en quelques jours, surtout avec des selles plus souples. Elles peuvent toutefois revenir. Si la gêne persiste, si elles récidivent ou si elles saignent, un avis médical est recommandé.

Un saignement par l’anus vient-il forcément des hémorroïdes ?

Non. La Mayo Clinic rappelle de ne pas supposer qu’un saignement rectal est dû aux hémorroïdes, car il peut signaler une autre maladie, y compris colorectale. Tout saignement, surtout avec un changement du transit, justifie un avis médical.

Les bains de siège soulagent-ils les hémorroïdes ?

La Mayo Clinic, le Manuel MSD et le NHS citent le bain de siège ou le bain à l’eau tiède pour apaiser la douleur et l’irritation. L’eau doit être chaude sans être brûlante. Ce geste soulage la gêne mais ne traite pas la cause.

Peut-on avoir des hémorroïdes pendant la grossesse ?

Oui, la grossesse est un facteur favorisant cité par le NHS, la Mayo Clinic et le Manuel MSD, en raison de la pression sur la région anale. VIDAL précise que certains médicaments, comme les anti-inflammatoires, sont proscrits. Demandez toujours conseil à un médecin ou à un pharmacien.

Quels médicaments faut-il éviter en cas d’hémorroïdes ?

Le NHS déconseille les antalgiques à base de codéine, qui favorisent la constipation, et l’ibuprofène en cas de saignement. La Mayo Clinic signale que l’hydrocortisone prolongée peut amincir la peau. Demandez conseil à un pharmacien avant tout produit.

Une hémorroïde thrombosée est-elle dangereuse ?

D’après la Mayo Clinic, elle n’est pas dangereuse mais peut être très douloureuse et parfois nécessiter l’évacuation du caillot. Cette intervention est d’autant plus efficace qu’elle est réalisée tôt. Une douleur vive avec une grosseur dure près de l’anus justifie de consulter rapidement.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



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