Mis à jour le 9 octobre 2026
- En France, le test de paternité est autorisé uniquement dans le cadre d’une procédure judiciaire, selon service-public.fr (page vérifiée le 6 août 2026).
- Les tests réalisés hors de ce cadre, y compris en ligne ou à l’étranger, sont interdits et punis d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.
- Le juge peut ordonner une expertise biologique dans une action en recherche ou en contestation de filiation ; il ne peut la refuser que pour un motif légitime.
- Le refus de se soumettre au test est possible, mais le juge peut en tirer des conséquences, voire l’interpréter comme un aveu.
- Les délais pour agir et les personnes qui peuvent le faire dépendent de la situation ; un avocat est obligatoire devant le tribunal judiciaire.
En France, un test de paternité n’est légal que s’il est ordonné dans une procédure judiciaire : c’est ce qu’indique service-public.fr. Un test commandé sur internet, réalisé à domicile ou à l’étranger n’a pas de cadre légal et expose à des sanctions pénales. Ce point corrige l’idée courante selon laquelle un test privé serait simplement moins « valable » qu’un test ordonné par un juge.
Cet article reprend les fiches de service-public.fr sur le cadre des tests de paternité, la contestation de filiation et la recherche de paternité : dans quels cas le juge intervient, ce qui se passe en cas de refus, quels délais s’appliquent et où s’informer. Il ne remplace pas l’avis d’un avocat.
Dans quel cadre un test de paternité est-il autorisé en France ?
D’après la fiche de service-public.fr « Dans quel cadre peut-on effectuer un test de paternité ? » (page vérifiée le 6 août 2026), ce test génétique est autorisé uniquement dans le cadre d’une procédure judiciaire. Il peut servir à établir ou à contester un lien de filiation, à demander ou à supprimer une contribution financière, ou à identifier une personne décédée dans une enquête de police.
La méthode est un examen comparé des sangs ou une identification par empreintes génétiques (ADN). Seuls des techniciens spécialement agréés peuvent la réaliser.
Que risque-t-on avec un test en ligne, à domicile ou à l’étranger ?
Selon service-public.fr, les tests privés, en ligne ou à l’étranger sont interdits. Pratiquer un test hors du cadre légal est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, de même que la diffusion d’informations d’identification génétique ou l’examen de caractéristiques génétiques hors cadre. Solliciter un tel examen ou tenter d’identifier une personne par ses empreintes génétiques hors cadre légal est puni de 3 750 euros d’amende.
Un résultat obtenu hors procédure ne remplace donc pas la voie judiciaire. Si un doute sur la filiation vous préoccupe, mieux vaut en parler à un avocat avant toute démarche.
Site commercial cité dans l’article d’origine : Rendez-vous sur ce site. Rappel : selon service-public.fr, un test de paternité réalisé en dehors d’une procédure judiciaire est interdit en France.
Comment saisir le juge pour obtenir une expertise ?
Service-public.fr indique que vous n’avez pas besoin de prouver ou d’indiquer des indices de paternité pour saisir le juge. Celui-ci ne peut refuser l’expertise que pour un motif légitime. Un avocat est obligatoire et un test ne peut pas être demandé en urgence devant le juge des référés.
La demande s’inscrit dans une action devant le tribunal judiciaire : recherche de paternité, lorsqu’un enfant veut établir un lien avec l’homme qu’il pense être son père, ou contestation de la filiation lorsqu’un lien est déjà établi. Dans une contestation, tous les moyens de preuve sont admis et le juge ordonne souvent une expertise biologique. Si l’enfant est mineur et que ses intérêts s’opposent à ceux de ses parents, un administrateur ad hoc le représente.
Peut-on refuser de se soumettre au test ?
Oui, une personne peut refuser, mais le juge peut en tirer des conséquences. Dans une action en contestation de filiation, service-public.fr précise que le refus de se soumettre à l’expertise peut être interprété comme un aveu. Dans une action en recherche de paternité, la fiche indique que le test génétique nécessite l’accord des personnes concernées et que le refus peut être interprété comme un aveu de paternité ou de non-paternité, selon le cas.
Le consentement est donc un élément de la procédure, mais son absence n’est pas neutre. La portée du refus dépend de chaque situation et c’est le juge qui l’apprécie.
Quels délais pour contester ou rechercher une paternité ?
Pour la recherche de paternité (fiche vérifiée le 14 avril 2025) : la mère peut agir pendant la minorité de l’enfant ; l’enfant devenu majeur peut agir jusqu’à ses 28 ans, et le juge peut accepter un délai plus long si des circonstances précises le justifient.
Pour la contestation d’une filiation établie par l’acte de naissance (fiche vérifiée le 14 septembre 2026), qui peut agir et dans quel délai dépend de l’implication du père dans l’éducation de l’enfant. Si le père s’est impliqué pendant plus de cinq ans, seul le ministère public peut contester, et seulement en cas de fraude à la loi ou d’indices rendant la filiation invraisemblable. Si l’implication a duré moins de cinq ans, le père ou la mère désigné dans l’acte, une personne se prétendant le véritable parent, et l’enfant devenu majeur peuvent agir, dans un délai de cinq ans après la fin des relations parent-enfant, et jusqu’aux 23 ans de l’enfant pour lui. Sans implication, toute personne ayant un intérêt légitime peut agir, dans un délai de dix ans à compter de la naissance ou de la reconnaissance, et jusqu’aux 28 ans de l’enfant pour lui.
La contestation n’est pas possible pour une filiation adoptive ni pour une filiation issue d’une assistance médicale à la procréation. Ces règles étant complexes, un avocat est le mieux placé pour les appliquer à votre situation.
Quelles sont les limites de l’expertise et où s’informer ?
Service-public.fr précise qu’aucun test n’est possible avant la naissance, et qu’une expertise après le décès n’est possible que si la personne avait donné son accord exprès de son vivant.
Le test établit un lien biologique. Les conséquences juridiques d’une filiation (autorité parentale, contribution à l’entretien de l’enfant, droits successoraux) relèvent d’une décision de justice. Pour vous renseigner, service-public.fr cite Allô Service Public (service gratuit tenu par le ministère de la Justice, sans accès aux dossiers personnels), un avocat, ou le tribunal judiciaire ou de proximité.
Un doute sur la paternité peut être source de tensions importantes dans une famille. Se faire accompagner par un avocat, voire par un médiateur familial ou un psychologue, peut aider à aborder la situation, notamment lorsque des enfants sont concernés.
Questions fréquentes
Un test de paternité acheté en ligne est-il légal en France ?
Non. Selon service-public.fr, le test de paternité n’est autorisé que dans le cadre d’une procédure judiciaire ; les tests privés, en ligne ou à l’étranger sont interdits. Pratiquer un test hors cadre est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.
Qui peut demander un test de paternité ?
Il est ordonné par un juge dans une action en justice, par exemple une recherche de paternité ou une contestation de filiation. Les personnes qui peuvent agir dépendent de la situation, et l’avocat est obligatoire devant le tribunal judiciaire.
Peut-on refuser un test de paternité ordonné par un juge ?
On peut refuser, mais le juge peut en tirer des conséquences. Selon service-public.fr, le refus de se soumettre à l’expertise peut être interprété comme un aveu.
Quel délai pour contester une paternité ?
Il dépend de l’implication du père dans l’éducation de l’enfant : cinq ans après la fin des relations parent-enfant si l’implication a duré moins de cinq ans, dix ans à compter de la naissance ou de la reconnaissance sans implication, et plus de contestation possible (sauf, dans certains cas, par le ministère public) après plus de cinq ans d’implication. L’enfant dispose de délais propres, jusqu’à 23 ou 28 ans selon la situation..
Peut-on faire un test de paternité avant la naissance ou après un décès ?
Selon service-public.fr, aucun test n’est possible avant la naissance. Après le décès, une expertise n’est possible que si la personne l’avait expressément acceptée de son vivant.
Un avocat est-il obligatoire pour demander une expertise ?
Oui, le recours à un avocat est obligatoire pour saisir le tribunal judiciaire. Le juge ne peut refuser l’expertise que pour un motif légitime, et vous n’avez pas à fournir d’indices de paternité. Un test ne peut pas être demandé en urgence devant le juge des référés.
Pour aller plus loin
- Test de paternité pendant la grossesse : ce que dit la loi en France
- Cadre légal de la naturopathie en France : ce qu’il faut savoir
- CBD au volant : dépistage, risques et sanctions en France
- Acheter des médicaments sur Internet : ce que dit la règle en France
Sources
- Service-public.fr : Dans quel cadre peut-on effectuer un test de paternité ? — cadre judiciaire, méthodes, interdiction et sanctions des tests hors cadre, rôle du juge, limites (page vérifiée le 6 août 2026)
- Service-public.fr : Contestation de la filiation (paternité ou maternité) — qui peut agir, délais, preuves et expertise biologique, refus (page vérifiée le 14 septembre 2026)
- Service-public.fr : Recherche de paternité — qui peut agir, délais, expertise et accord des personnes, refus (page vérifiée le 14 avril 2025)
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

