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Bouffées de chaleur : causes, solutions naturelles et preuves

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • Les bouffées de chaleur touchent entre un tiers et la moitié des femmes au moment de la ménopause (Inserm) ; elles sont le plus souvent liées à la baisse des œstrogènes, mais d’autres causes existent.
  • Parmi les approches non médicamenteuses, l’Inserm ne décrit comme efficaces que l’hypnose et les thérapies cognitivo-comportementales ; l’acupuncture, la sophrologie et le yoga n’ont pas d’efficacité démontrée.
  • Pour les plantes et compléments, les données sont insuffisantes : les phytoestrogènes (soja, trèfle rouge, lin) montrent peu ou pas de bénéfice dans les études, et certains produits exposent à des risques.
  • Un traitement hormonal peut être envisagé quand les symptômes altèrent la qualité de vie, à la plus petite dose efficace et sur la durée la plus courte possible ; il comporte des risques et des contre-indications.
  • Des bouffées de chaleur qui perturbent le sommeil ou le quotidien justifient d’en parler à un médecin ou à un gynécologue.

Les bouffées de chaleur sont des montées brutales de chaleur, surtout ressenties au visage, au cou et au haut du corps, qui font partie des symptômes les plus fréquents de la ménopause. Elles sont le plus souvent liées à la baisse des œstrogènes, et leur intensité varie beaucoup d’une femme à l’autre : certaines n’en ont jamais, d’autres les vivent comme un trouble sévère.

Cet article fait le point sur leurs causes, sur les mesures du quotidien, sur ce que les études disent des plantes et des approches complémentaires, et sur les traitements médicaux. Il distingue ce qui est démontré de ce qui ne l’est pas, sans rien promettre.

Pourquoi les bouffées de chaleur apparaissent-elles à la ménopause ?

Selon Santé.fr, la ménopause résulte de l’arrêt progressif de la production d’hormones sexuelles par les ovaires. Elle survient en moyenne vers 50 ans, mais peut apparaître entre 40 et 55 ans. Les variations hormonales avant, pendant et après la ménopause sont la cause la plus fréquente des bouffées de chaleur. D’après la Mayo Clinic, les recherches suggèrent qu’une baisse des œstrogènes rend l’hypothalamus, le thermostat interne du corps, plus sensible aux petites variations de température.

Elles ne concernent pas toutes les femmes : l’Inserm les situe entre un tiers et la moitié des femmes au moment de la ménopause, et 20 à 25 % des femmes souffrent de troubles sévères affectant leur qualité de vie. Le tabagisme et un indice de masse corporelle élevé sont associés à des bouffées de chaleur plus fréquentes, selon la Mayo Clinic.

Combien de temps durent les bouffées de chaleur ?

Elles sont en partie transitoires. L’Inserm indique que les symptômes s’atténuent avec le temps après les premières années, tout en précisant qu’un quart des femmes les déplorent encore au bout de dix ans. La Mayo Clinic note que, pour la plupart des personnes, elles diminuent en plusieurs années même sans traitement, et que si elles gênent peu, un traitement n’est pas forcément nécessaire.

La durée ne peut donc pas être prédite pour une femme donnée. C’est une raison de plus pour évaluer la gêne ressentie plutôt que de chercher à les supprimer à tout prix.

Les aliments, le café et l’alcool déclenchent-ils des bouffées de chaleur ?

Santé.fr conseille, pour atténuer les bouffées de chaleur, de limiter les aliments épicés, la caféine et les boissons chaudes ou alcoolisées. La Mayo Clinic mentionne les mêmes conseils, ainsi que s’habiller en couches, utiliser un ventilateur ou boire une boisson fraîche au début d’une bouffée.

Il faut toutefois relever une nuance : selon la Mayo Clinic, la North American Menopause Society ne recommande plus la plupart de ces mesures, car les études ne montrent pas encore qu’elles fonctionnent, tout en reconnaissant qu’elles ne sont pas nocives. Repérer ses propres déclencheurs et adapter ses habitudes est donc raisonnable, sans attendre de résultat garanti. Arrêter de fumer pourrait réduire les bouffées de chaleur et diminue le risque de maladie cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et de cancer ; une perte de poids peut les améliorer chez les personnes en surpoids ou obèses (Mayo Clinic).

Quelles approches non médicamenteuses ont fait la preuve de leur intérêt ?

L’Inserm est le plus précis : pour les bouffées de chaleur, seules l’hypnose et les thérapies cognitivo-comportementales sont décrites comme efficaces. L’acupuncture, la sophrologie et le yoga n’ont pas d’efficacité démontrée faute de niveau de preuve suffisant, même si certaines femmes disent en retirer un bénéfice.

La Mayo Clinic va dans le même sens : la thérapie cognitivo-comportementale aide à réduire la gêne que provoquent les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, et l’hypnose pourrait réduire leur fréquence et leur intensité. La méditation de pleine conscience a peu de preuves sur la réduction des bouffées, même si elle peut diminuer la gêne ressentie. Les résultats sur l’acupuncture sont contrastés, certaines études montrant moins de bouffées et d’autres aucun bénéfice. Ces approches ne comportent pas de risque particulier, mais elles ne dispensent pas d’un avis médical si la gêne est importante.

Que valent les plantes et les compléments alimentaires ?

L’Inserm indique que les données sur la phytothérapie et les compléments alimentaires doivent encore être renforcées. Santé.fr précise que les compléments à base de phytoestrogènes doivent être utilisés sous contrôle médical : ils pourraient présenter des risques proches de ceux du traitement hormonal, pour une efficacité moindre, et sont déconseillés en cas d’antécédents de cancer du sein ou de l’utérus.

La Mayo Clinic passe en revue plusieurs produits :

  • soja, trèfle rouge et lin : les études montrent surtout peu ou pas de bénéfice ;
  • actée à grappes (black cohosh) : résultats contrastés, avec un lien rare possible avec des atteintes du foie ;
  • ginseng : aucune preuve d’utilité contre les bouffées de chaleur ;
  • dong quai : aucune preuve d’utilité, et un risque de saignement en association avec des anticoagulants ;
  • vitamine E : elle pourrait atténuer des bouffées légères, mais de fortes doses augmentent le risque de saignement.

Les sources ouvertes pour cet article ne documentent pas l’intérêt de la sauge, souvent citée : nous ne pouvons donc rien affirmer à son sujet. Ces produits peuvent provoquer des effets indésirables et interagir avec des médicaments : parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien, surtout en cas de traitement en cours.

Quels traitements médicaux existent ?

La Mayo Clinic considère que l’œstrogénothérapie est le traitement le plus efficace des bouffées de chaleur, à condition de peser ses risques. En France, la Haute Autorité de santé a maintenu en 2014 un service médical rendu important pour les traitements hormonaux de la ménopause lorsque les symptômes sont assez gênants pour altérer la qualité de vie, en insistant sur une prescription à dose minimale et pour une durée limitée. Les œstrogènes ne doivent pas être utilisés sans progestatif chez une femme dont l’utérus n’a pas été retiré.

Ce traitement comporte des risques : cancer du sein, dont le risque augmente avec la durée du traitement, cancer de l’endomètre, cancer de l’ovaire, risque thromboembolique veineux et d’accident vasculaire cérébral. Santé.fr indique qu’il est contre-indiqué en cas d’antécédents cardiovasculaires, de cancer du sein ou de l’utérus, ou d’hémorragies vaginales anormales. L’Inserm décrit un bilan globalement positif lorsqu’il est prescrit dans les dix premières années de la ménopause, ou globalement avant 60 ans, et une décision partagée avec le médecin avec une réévaluation au moins chaque année.

D’autres options médicamenteuses existent pour les femmes qui ne peuvent ou ne veulent pas de traitement hormonal. La Mayo Clinic cite notamment certains antidépresseurs, la gabapentine et le fézolinétant, un traitement non hormonal autorisé aux États-Unis, dont le suivi hépatique est conseillé. Leur disponibilité en France et leur adéquation à votre situation relèvent du médecin.

Quand consulter pour des bouffées de chaleur ?

La Mayo Clinic recommande d’en parler à un professionnel de santé si les bouffées de chaleur gênent les activités quotidiennes ou le sommeil. Santé.fr invite à interroger son médecin ou son gynécologue sur l’opportunité d’un traitement hormonal.

Un avis médical est aussi utile pour écarter une autre cause. Selon la Mayo Clinic, certains médicaments, des troubles de la thyroïde, certains cancers et leurs traitements peuvent provoquer des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes. Un bilan sanguin peut être proposé pour vérifier l’état de la ménopause ou rechercher une autre cause. Avant la consultation, notez la fréquence et l’intensité des épisodes, ce qui les calme ou les aggrave, et tous les médicaments et compléments que vous prenez.

Questions fréquentes

Les bouffées de chaleur surviennent-elles uniquement à la ménopause ?

Non. La ménopause est la cause la plus fréquente, mais la Mayo Clinic cite aussi certains médicaments, des troubles de la thyroïde et certains cancers ou leurs traitements. Des bouffées inattendues ou liées à un nouveau traitement justifient donc un avis médical.

Arrêter de fumer ou perdre du poids aide-t-il ?

Selon la Mayo Clinic, ne pas fumer pourrait réduire les bouffées de chaleur, et une perte de poids peut les améliorer chez les personnes en surpoids ou obèses. Ces mesures bénéficient aussi à la santé cardiovasculaire, sans promesse de résultat sur les bouffées.

La vitamine E peut-elle soulager les bouffées de chaleur ?

La Mayo Clinic indique qu’elle pourrait atténuer des bouffées légères, tandis que de fortes doses augmentent le risque de saignement. Demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant d’en prendre, surtout en cas de traitement anticoagulant.

Le ginseng ou le dong quai sont-ils recommandés ?

Non. Selon la Mayo Clinic, aucune preuve ne montre qu’ils aident contre les bouffées de chaleur, et le dong quai associé à des anticoagulants peut provoquer des saignements. Signalez tout complément à votre médecin.

Qui ne doit pas prendre de traitement hormonal de la ménopause ?

Santé.fr indique qu’il est contre-indiqué en cas d’antécédents cardiovasculaires, de cancer du sein ou de l’utérus, ou d’hémorragies vaginales anormales. Seul un médecin peut évaluer le rapport entre bénéfices et risques dans votre situation.

Que dire au médecin lors de la consultation ?

La Mayo Clinic conseille de noter la fréquence et l’intensité des bouffées de chaleur, ce qui les aggrave ou les soulage, ainsi que tous les médicaments et compléments pris. Ces informations aident à décider si un traitement est utile et lequel.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



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