Mis à jour le 9 octobre 2026
- Selon l’OMS, une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et l’absence de tabac aident à réduire le risque de maladies non transmissibles, à préserver les capacités et à retarder la dépendance.
- Pour les 65 ans et plus, le CDC cite au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine, du renforcement musculaire deux jours par semaine et des exercices d’équilibre ; en cas de difficulté, il invite à faire ce que ses capacités permettent.
- L’OMS cite parmi les facteurs de risque de démence que l’on peut modifier la perte d’audition ou de vue, l’hypertension, le diabète, le tabac, l’alcool nocif, l’inactivité et l’isolement social.
- La prévention des chutes repose notamment sur des exercices d’équilibre, l’évaluation du logement et la révision de certains médicaments.
- Les compléments « anti-âge » ne sont pas étayés : la plupart des recherches ne montrent pas que les multivitamines allongent la vie, d’après le NCCIH.
Bien vieillir ne se résume pas à vivre plus longtemps : l’OMS parle de vieillissement en bonne santé pour désigner le fait de vivre ces années supplémentaires avec des capacités préservées. Aucun produit ni aucune méthode ne « ralentit » le vieillissement, mais plusieurs habitudes de vie sont associées à un meilleur maintien des capacités, et il n’est jamais trop tôt, ni trop tard, pour les adopter. Cet article fait partie de notre dossier sur la naturopathie selon les publics.
Les repères ci-dessous reposent sur des pages de l’OMS, du CDC américain, de la Mayo Clinic et du NCCIH. Les points que nous n’avons pas pu vérifier, comme le détail des calendriers de vaccination et de dépistage, ne sont pas chiffrés.
Le vieillissement en bonne santé se prépare-t-il tôt ?
En grande partie, oui. L’OMS note que l’avancée en âge s’accompagne d’une baisse progressive des capacités physiques et mentales, mais que ces changements ne sont « ni linéaires ni constants » et ne dépendent qu’en partie de l’âge. La majeure partie des différences de santé entre personnes âgées tient à leur environnement physique et social et à leurs caractéristiques personnelles, pas seulement aux gènes. Pour la démence, l’OMS rappelle que le risque s’accumule tout au long de la vie, certains facteurs pesant davantage à certains moments.
Ce constat est encourageant : adopter une alimentation équilibrée, une activité régulière et ne pas fumer aide, selon l’OMS, à réduire le risque de maladies non transmissibles, à préserver les capacités et à retarder la dépendance. Les femmes peuvent aussi préparer ces années dès l’âge adulte, comme nous l’expliquons dans la naturopathie pour les femmes.
Quelle activité physique après 65 ans ?
Pour les adultes de 65 ans et plus, le CDC recommande chaque semaine au moins 150 minutes d’activité d’intensité modérée (ou 75 minutes d’activité soutenue, ou un mélange équivalent), des activités de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine et des exercices d’équilibre. Il ajoute que, si l’on a du mal à atteindre ces repères, il faut être aussi actif que ses capacités et son état de santé le permettent : « un peu d’activité vaut mieux que pas du tout ».
Réduire le temps passé assis fait partie de la même logique. L’OMS recommande à toutes les tranches d’âge de limiter la sédentarité, ce que nous détaillons dans l’hygiène de vie et la sédentarité. Si vous avez une maladie chronique ou si vous reprenez après une longue pause, un avis médical permet d’adapter l’effort.
Comment bien manger en vieillissant ?
L’OMS range l’alimentation équilibrée parmi les habitudes qui aident à préserver les capacités avec l’âge, sans détailler de menu propre aux personnes âgées. La Mayo Clinic recommande une alimentation favorable au cœur, un apport suffisant en calcium et en vitamine D pour les os, des aliments riches en fibres et une bonne hydratation pour le confort digestif, et invite à surveiller la taille des portions. Ces repères restent généraux : les besoins précis dépendent de votre état de santé, de vos traitements et de votre activité.
Une perte d’appétit ou un amaigrissement que vous ne cherchez pas ne sont pas des fatalités liées à l’âge : parlez-en à votre médecin. Évitez de supprimer des aliments ou de suivre un régime restrictif sans avis médical, d’autant plus si vous prenez un traitement.
Dormir et se reposer : que retenir ?
La Mayo Clinic classe le sommeil parmi les habitudes favorables à la santé du cœur et des vaisseaux, avec la gestion du stress. Les pages consultées ne détaillent pas les changements du sommeil avec l’âge. Des horaires réguliers, de la lumière naturelle en journée et de l’activité physique sont des repères d’hygiène de sommeil courants ; un sommeil durablement perturbé, des ronflements importants ou une somnolence diurne relèvent d’une consultation, car ils peuvent avoir une cause à rechercher.
Stimuler son cerveau protège-t-il la mémoire ?
L’OMS indique que l’on peut réduire son risque de démence en adoptant un mode de vie sain : être actif physiquement, ne pas fumer, éviter la consommation nocive d’alcool, manger équilibré, rester actif socialement et cognitivement, garder un poids sain et suivre sa tension, son cholestérol et sa glycémie. La Mayo Clinic conseille de garder son esprit occupé. Il s’agit de réduction du risque à l’échelle de populations : aucune activité ne garantit l’absence de troubles de la mémoire.
Apprendre, lire, jouer, pratiquer une activité manuelle ou artistique sont des moyens agréables d’entretenir cette activité mentale. Des troubles de la mémoire qui s’accentuent justifient en revanche un avis médical.
Pourquoi les liens sociaux comptent-ils ?
L’OMS inscrit l’isolement social parmi les facteurs de risque de démence sur lesquels on peut agir, et la Mayo Clinic conseille de rester en lien avec sa famille et sa communauté. Elle ne chiffre pas ces effets. L’OMS souligne aussi que la vie réserve des transitions, comme la retraite, un déménagement ou la perte de proches, et que des environnements sociaux favorables aident les personnes âgées à continuer à faire ce qui compte pour elles. Préparer la retraite en gardant des activités qui ont du sens (associations, apprentissages, activités physiques, vie familiale) aide à conserver des repères et des relations.
Quels facteurs de risque surveiller avec son médecin ?
La liste de l’OMS des facteurs de risque de démence que l’on peut modifier est un bon fil conducteur : hypertension, diabète, excès de poids, dépression, perte de vue ou d’audition, mauvais sommeil, tabagisme, consommation nocive d’alcool, inactivité physique, isolement social, faible niveau d’éducation et pollution de l’air. L’OMS demande aussi de gérer la tension artérielle, le cholestérol et la glycémie. Un suivi régulier avec un médecin permet de repérer ces facteurs et de les prendre en charge ; ce n’est pas un domaine où l’on s’en remet à des cures.
Pourquoi faire contrôler l’audition et la vue ?
L’OMS cite la perte d’audition et la perte de vue parmi les facteurs de risque de démence que l’on peut modifier, et conseille d’utiliser des aides auditives lorsqu’elles sont nécessaires. La Mayo Clinic recommande des contrôles réguliers des yeux et des oreilles, de baisser le volume des appareils et de porter des bouchons dans les environnements bruyants. En pratique, un trouble de l’audition ou de la vue qui s’installe mérite un bilan : ce n’est pas un signe d’âge à subir.
Comment prévenir les chutes ?
L’OMS indique que les chutes sont la deuxième cause mondiale de décès par traumatisme involontaire, et que les adultes de plus de 60 ans enregistrent le plus grand nombre de chutes mortelles. Parmi les mesures de prévention qu’elle cite pour les personnes âgées figurent l’entraînement à la marche, à l’équilibre et aux gestes fonctionnels (dont le tai-chi), l’évaluation et l’aménagement du logement, la réduction ou l’arrêt de certains psychotropes lorsque le médecin le juge possible, et une évaluation individuelle du risque de chute suivie de mesures adaptées. L’OMS nomme aussi la mauvaise vue et les effets secondaires de médicaments parmi les facteurs de risque. Ne modifiez jamais un traitement de vous-même : c’est au médecin ou au pharmacien d’en faire la révision.
Que dire de la vaccination et des dépistages ?
La vaccination et le dépistage de certains cancers font partie de la prévention à tout âge. Les calendriers (quels vaccins, à quel âge, à quel rythme) évoluent et dépendent de votre situation personnelle ; nous ne les détaillons pas ici faute d’avoir pu consulter les pages officielles françaises correspondantes. Parlez-en à votre médecin traitant ou à votre pharmacien, qui vous indiqueront ce qui est recommandé pour vous.
Les produits « anti-âge » tiennent-ils leurs promesses ?
Le NCCIH explique que les preuves solides à l’appui des allégations des compléments alimentaires font souvent défaut, que la plupart des recherches ne montrent pas que les multivitamines fassent « vivre plus longtemps », que certains compléments peuvent interagir avec des médicaments et que « naturel » ne signifie pas toujours « sans risque ». Il recommande de parler à ses professionnels de santé de tous les produits utilisés. Comme les traitements sont souvent plus nombreux avec l’âge, demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant tout complément.
Quelles idées reçues freinent le bien-vieillir ?
« L’activité physique devient risquée avec les années. » Les recommandations du CDC pour les 65 ans et plus incluent bien de l’activité modérée, du renforcement et de l’équilibre, adaptés à ses capacités. Le médecin peut valider une reprise progressive.
« C’est l’âge, il n’y a rien à faire. » Une fatigue inhabituelle, une perte d’appétit, un amaigrissement involontaire, des troubles de la mémoire qui s’accentuent, une baisse de moral durable ou des chutes répétées sont des signes à signaler au médecin : ils peuvent avoir une cause identifiable qui se prend en charge. L’OMS rappelle d’ailleurs que le vieillissement n’est pas lié de façon stricte à l’âge civil.
« Il faut manger moins en vieillissant. » Les sources consultées ne donnent pas de repère de ce type ; sauter des repas ou suivre un régime restrictif sans avis médical n’est pas recommandé.
Quand consulter un professionnel de santé ?
Consultez sans attendre en cas de chute avec blessure, de douleur thoracique, de difficulté soudaine à parler, de faiblesse d’un côté du corps ou de confusion brutale : appelez le 15 ou le 112. Pour le reste (fatigue persistante, amaigrissement non voulu, baisse de l’audition ou de la vue, troubles de la mémoire, tristesse durable), prenez rendez-vous avec votre médecin. Une démarche de naturopathie n’a de sens qu’en complément de ce suivi, jamais à sa place.
Questions fréquentes
Comment bien vieillir ?
Selon l’OMS, une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et l’absence de tabac aident à préserver les capacités et à retarder la dépendance. Rester actif socialement et mentalement, suivre sa tension, son cholestérol et sa glycémie, et traiter les troubles de l’audition ou de la vue complètent ces repères.
Quelle activité physique après 65 ans ?
Le CDC recommande aux 65 ans et plus au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine, du renforcement musculaire deux jours par semaine et des exercices d’équilibre. En cas de difficulté, il invite à être aussi actif que possible selon ses capacités.
L’audition a-t-elle un lien avec la mémoire ?
L’OMS cite la perte d’audition parmi les facteurs de risque de démence que l’on peut modifier et conseille d’utiliser des aides auditives si besoin. Il s’agit d’un lien statistique, pas d’une certitude individuelle. Un bilan auditif se discute avec votre médecin.
Les compléments anti-âge sont-ils efficaces ?
D’après le NCCIH, les preuves à l’appui des allégations des compléments sont souvent insuffisantes et la plupart des études ne montrent pas que les multivitamines fassent vivre plus longtemps. Certains compléments interagissent avec des médicaments : demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.
Est-il trop tard pour changer ses habitudes à 70 ans ?
Les recommandations du CDC s’adressent aux adultes de 65 ans et plus et précisent qu’un peu d’activité vaut mieux que pas du tout. Pour toute reprise après une longue pause ou en cas de maladie chronique, demandez d’abord l’avis de votre médecin.
Comment prévenir les chutes ?
L’OMS cite l’entraînement à la marche et à l’équilibre, le tai-chi, l’évaluation et l’aménagement du logement, ainsi que la révision de certains médicaments par un professionnel de santé. Une évaluation individuelle du risque de chute permet d’adapter ces mesures.
Pour aller plus loin
- Hygiène de vie et vitalité après 50 ans : les priorités
- Naturopathie et seniors : hygiène de vie, prévention et précautions
- Prévenir le diabète de type 2 : hygiène de vie et suivi médical
- Naturopathie et seniors : hygiène de vie pour bien vieillir
Sources
- OMS : Vieillissement et santé — déclin non linéaire des capacités, rôle de l’alimentation, de l’activité et du non-tabagisme, transitions de la vieillesse
- OMS : Démence — facteurs de risque modifiables (audition, vue, tension, tabac, alcool, inactivité, isolement), conseils de réduction du risque
- OMS : Chutes — ampleur du problème après 60 ans, mesures de prévention (équilibre, tai-chi, logement, médicaments)
- CDC : Physical activity guidelines for older adults — repères hebdomadaires après 65 ans : endurance, renforcement, équilibre
- Mayo Clinic : Healthy aging — conseils par système (cœur, os, mémoire, yeux et oreilles), liens sociaux
- NCCIH : Using dietary supplements wisely — limites des preuves sur les compléments, interactions, « naturel » ne signifie pas sans risque
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

