Image default

Laboratoire LPEV : comment évaluer un fabricant de compléments

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • Le laboratoire LPEV se présente comme un fabricant français de compléments en phytonutrition et micronutrition ; ces informations viennent de sa propre communication et n’ont pas été vérifiées de façon indépendante pour cet article.
  • Aucun produit du laboratoire LPEV n’a été évalué ici : cet article ne recommande ni ne déconseille cette marque.
  • Selon le NHS, la plupart des gens obtiennent les nutriments nécessaires avec une alimentation variée et équilibrée ; selon la Mayo Clinic, des compléments peuvent aider certaines personnes, mais ils ne remplacent pas l’alimentation.
  • La qualité d’un complément est difficile à vérifier : d’après le NCCIH, ce qui figure sur l’étiquette n’est pas forcément ce que contient le produit, et « naturel » ne veut pas dire sans risque.
  • Avant toute supplémentation, surtout en cas de grossesse, de traitement ou de maladie, demandez l’avis d’un médecin, d’un diététicien ou d’un pharmacien.

Le laboratoire LPEV se présente comme un fabricant français de compléments alimentaires en phytonutrition et en micronutrition, mais ces informations proviennent de sa propre communication : aucune source médicale indépendante n’a été trouvée pour les confirmer ou les infirmer. Choisir un complément repose donc d’abord sur vos besoins réels et sur l’avis d’un professionnel de santé, pas sur la réputation d’une marque.

Cet article ne recommande aucun produit. Il rappelle ce que disent des sources médicales sur l’utilité des compléments, sur leurs limites et sur les précautions à prendre, et propose des repères pour lire les arguments d’un fabricant, quel qu’il soit.

Que sait-on réellement du laboratoire LPEV ?

Le texte d’origine de cet article, rédigé à titre personnel, présentait le laboratoire LPEV comme un laboratoire français spécialisé depuis les années 1990, avec un procédé de fabrication dénommé Quantis, des engagements de qualité et de développement durable et un service client accessible.

Il s’agit d’éléments de communication d’un fabricant. Ils n’ont pas pu être vérifiés auprès de sources indépendantes, et aucune des pages médicales consultées ne mentionne ce laboratoire ni son procédé. Par conséquent, cet article ne les présente pas comme établis et ne se prononce ni sur la composition, ni sur l’intérêt, ni sur la sécurité de ses produits.

Les termes phytonutrition et micronutrition sont couramment employés par les fabricants et par certains praticiens. Les sources médicales consultées pour cet article ne les définissent pas comme des disciplines médicales : seul un professionnel de santé peut dire si un complément a un sens dans votre situation.

Faut-il prendre des compléments alimentaires ?

Le NHS indique que la plupart des gens devraient obtenir tous les nutriments dont ils ont besoin grâce à une alimentation variée et équilibrée, tout en reconnaissant que certaines personnes peuvent avoir besoin de compléments.

La Mayo Clinic précise que les compléments ne sont pas destinés à remplacer les aliments : les aliments entiers apportent un ensemble de micronutriments, de fibres et d’antioxydants qu’une gélule ne reproduit pas. Pour certaines personnes, en revanche, un complément peut être un moyen utile d’obtenir des nutriments qui leur manquent.

Qui peut en avoir besoin ?

La Mayo Clinic cite plusieurs situations dans lesquelles un complément peut être utile, toujours après avis médical :

  • les personnes qui peuvent devenir enceintes (acide folique) et les femmes enceintes (vitamines prénatales, fer) ;
  • les adultes de 50 ans et plus (vitamine B12) ;
  • les adultes de 65 ans et plus (vitamine D) ;
  • les personnes qui suivent un régime restrictif, qui mangent peu de produits de la mer ou de produits laitiers, qui ont des règles abondantes ou une maladie gênant l’absorption des nutriments.

Les quantités adaptées dépendent de chaque personne et relèvent d’un médecin ou d’un diététicien : cet article n’en donne aucune.

Comment évaluer la qualité d’un complément, quel que soit le laboratoire ?

Les compléments ne sont pas évalués pour leur sécurité et leur efficacité avant leur commercialisation comme le sont les médicaments. Le NCCIH le rappelle pour les États-Unis ; il avertit aussi que ce qui figure sur l’étiquette n’est pas forcément ce qui se trouve dans le produit et que la mention « standardisé » ne garantit ni qualité ni régularité.

Une marque qui met en avant la qualité des matières premières, un procédé, la traçabilité ou des engagements environnementaux communique sur ses pratiques. Ces arguments peuvent être sincères, mais ils ne prouvent pas l’efficacité d’un produit, et les sources consultées n’évaluent aucun de ces labels ou procédés. Ils n’ont pas à être confondus avec une démonstration clinique.

Quelques repères pratiques, sans valeur de garantie : lisez la liste complète des ingrédients, vérifiez l’identité du fabricant et les coordonnées du service client, et méfiez-vous des promesses de santé trop précises ou trop rapides.

Quels risques et quelles interactions faut-il connaître ?

Le NCCIH souligne que les compléments peuvent interagir avec des médicaments, que beaucoup n’ont pas été testés chez les femmes enceintes, les mères allaitantes ou les enfants, que certains augmentent le risque de saignement ou modifient la réponse à l’anesthésie, et que « naturel » ne signifie pas toujours « sans danger ». L’exemple donné est celui du kava, associé à des atteintes du foie.

La Mayo Clinic ajoute que certains antioxydants pris à forte dose ont été associés à des risques pour la santé, et qu’il n’est pas établi que les antioxydants en complément apportent les mêmes bénéfices que ceux des aliments. Un produit « riche en antioxydants » ne constitue donc pas, en soi, un argument de santé.

Si un effet indésirable apparaît, le NCCIH conseille d’arrêter le produit et de contacter un professionnel de santé.

Comment choisir un accompagnement personnalisé ?

Un conseil personnalisé suppose un bilan de votre alimentation, de votre état de santé et de vos traitements. Il relève d’un médecin, d’un diététicien ou d’un pharmacien, qui peuvent vérifier les interactions et la pertinence d’un complément. Un praticien en bien-être ne remplace pas ces professionnels et ne doit ni modifier ni interrompre un traitement médical.

Si vous consultez un praticien qui propose des compléments d’une marque précise, demandez-lui ce qui justifie ce choix pour votre situation, quelles données le soutiennent et s’il vous a interrogé sur vos médicaments. Cette démarche permet de distinguer un conseil personnalisé d’une simple vente.

Quand consulter ?

Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre un complément si vous êtes enceinte ou allaitez, si vous suivez un traitement (anticoagulants, médicaments du diabète, de la thyroïde, etc.), si vous avez une maladie chronique ou si une opération est prévue. Consultez sans attendre en cas de réaction allergique, de troubles digestifs persistants, de saignements inhabituels ou de tout symptôme nouveau après la prise d’un complément.

Questions fréquentes

Les compléments alimentaires remplacent-ils une alimentation variée ?

Non. La Mayo Clinic indique que les compléments ne sont pas destinés à remplacer les aliments, qui apportent un ensemble de micronutriments, de fibres et d’antioxydants. Selon le NHS, la plupart des gens couvrent leurs besoins avec une alimentation équilibrée.

Un complément « naturel » est-il sans risque ?

Non. Le NCCIH rappelle que « naturel » ne signifie pas toujours « sans danger » et que les compléments peuvent interagir avec des médicaments. Demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant d’en prendre.

Faut-il demander conseil avant de prendre un complément ?

Oui, surtout en cas de grossesse, d’allaitement, de traitement en cours, de maladie chronique ou d’opération prévue. Un médecin, un diététicien ou un pharmacien peut vérifier l’intérêt du complément et les risques d’interaction.

Que signifie « standardisé » sur l’étiquette d’un complément ?

Le NCCIH précise que cette mention ne garantit ni la qualité ni la régularité d’un produit. Ce qui figure sur l’étiquette n’est pas forcément ce que contient le produit, d’où l’intérêt de se renseigner auprès d’un professionnel de santé.

Les antioxydants en complément valent-ils ceux des aliments ?

Selon la Mayo Clinic, il n’est pas établi que les compléments antioxydants offrent les mêmes bénéfices que les antioxydants des aliments, et certains, pris à forte dose, ont été associés à des risques pour la santé.

Peut-on prendre des compléments pendant la grossesse ?

Certains compléments, comme l’acide folique ou les vitamines prénatales, sont cités par la Mayo Clinic dans cette situation, mais le NCCIH rappelle que beaucoup n’ont pas été testés chez les femmes enceintes. Demandez toujours l’avis de votre médecin.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



A lire aussi

Maman zen au quotidien : comprendre et apaiser le stress parental

Claire Garnier

Grippe et naturopathie : ce que disent les sources médicales

Claire Garnier

Ménopause et prise de poids : causes, repères et conseils

Claire Garnier