Mis à jour le 9 octobre 2026
- Le régime Cohen est présenté comme une méthode de perte de poids fondée sur moins de calories et des portions mieux maîtrisées ; les sources officielles consultées ne l’évaluent pas en particulier.
- La HAS recommande, quand l’objectif est de perdre du poids, de réduire les apports énergétiques en choisissant des aliments moins caloriques et en contrôlant les portions.
- La HAS met en garde contre les régimes restrictifs ou déséquilibrés et contre les régimes répétés, qui entraînent des variations de poids.
- L’alimentation équilibrée et l’activité physique régulière sont les deux piliers retenus par la HAS, l’Inserm, l’OMS et le site officiel mangerbouger.fr.
- En cas de maladie, de régime particulier, d’antécédent de trouble du comportement alimentaire ou de surpoids important, l’avis d’un médecin est préférable avant de changer son alimentation.
Le régime Cohen est présenté comme une méthode de perte de poids fondée sur une rééducation alimentaire : moins de calories, des portions mieux maîtrisées et des repas conçus pour rassasier. Cette présentation provient de l’article d’origine ; les sources de santé publique consultées pour cette mise à jour ne décrivent ni n’évaluent ce programme en particulier.
Elles indiquent en revanche ce qui fonde toute démarche de perte de poids : réduire les apports énergétiques sans restriction excessive, veiller à la qualité de l’alimentation, bouger régulièrement et se faire accompagner lorsque la situation le justifie. Cet article reprend ces repères pour vous aider à juger une méthode, quelle qu’elle soit.
En quoi consiste le régime Cohen ?
Le régime Cohen est associé au nom du Dr Cohen. Il est décrit comme une approche hypocalorique, c’est-à-dire qui vise à faire consommer moins de calories que le corps n’en dépense. Dans cette logique, on privilégie des aliments peu denses en énergie, on réduit les produits très gras ou très sucrés et on structure les repas pour limiter le grignotage.
Ce principe ne relève pas d’une découverte particulière : il correspond à la définition même d’un régime visant la perte de poids. Les pages officielles consultées (HAS, Inserm, mangerbouger.fr) ne mentionnent pas de programme nommé Cohen, et nous n’avons pas trouvé d’évaluation publiée de ses menus ou de ses résultats dans ces sources. Il n’est donc pas possible d’affirmer qu’il donne de meilleurs résultats qu’une autre approche.
Que recommandent les autorités de santé pour perdre du poids ?
La Haute Autorité de santé (HAS), dans sa recommandation sur la prise en charge du surpoids et de l’obésité de l’adulte en médecine générale, indique que, lorsque la perte de poids est l’objectif, il convient de réduire les apports énergétiques en choisissant des aliments moins riches en énergie et en contrôlant la taille des portions. Cette recommandation date de 2012 et la page de la HAS signale qu’elle doit être actualisée.
La HAS insiste aussi sur la fixation d’objectifs réalistes : une perte moyenne de 1 à 2 kg par mois, dans le cadre d’un accord avec le médecin. Pour une personne en situation d’obésité, l’objectif retenu est une perte de 5 à 15 % du poids initial, associée à la prise en charge des maladies associées. Dans certains cas, stabiliser son poids est lui-même un objectif valable.
L’Inserm rappelle de son côté qu’une perte de poids de 5 à 10 % apporte déjà des bénéfices significatifs pour la santé. Le but n’est donc pas forcément d’atteindre un poids « idéal », mais d’améliorer durablement sa santé.
Pourquoi se méfier des régimes restrictifs et de l’effet yoyo ?
La HAS demande aux professionnels de prévenir leurs patients contre les régimes restrictifs ou déséquilibrés et contre la répétition des régimes, qui provoquent des fluctuations de poids. La Mayo Clinic, de son côté, indique que les régimes « à la mode » et les programmes qui promettent des résultats rapides ne sont pas la solution : une perte de poids durable passe par des changements d’habitudes alimentaires et d’activité maintenus dans le temps.
L’Inserm précise par ailleurs que l’obésité est une maladie chronique et qu’une reprise de poids, parfois importante, peut survenir après l’arrêt de certains traitements ou après une chirurgie. Cela illustre une difficulté réelle : perdre du poids et le stabiliser sont deux étapes distinctes, et la seconde demande un suivi sur le long terme.
Un régime qui impose des menus très stricts ou des exclusions importantes expose donc à l’abandon et à la reprise de poids. Un programme qui laisse de la souplesse et s’inscrit dans la vie quotidienne a plus de chances d’être tenu dans la durée, sans que les sources consultées permettent de chiffrer cet avantage.
Quelle alimentation équilibrée privilégier ?
Le site officiel mangerbouger.fr, qui diffuse les repères du programme national nutrition santé, propose d’augmenter la consommation de fruits et de légumes, de légumes secs et de fruits à coque non salés, ainsi que le fait maison. Il recommande d’aller vers les féculents complets, les poissons gras et maigres en alternance, les huiles de colza, de noix et d’olive, et des produits laitiers en quantité suffisante mais limitée.
Il invite en parallèle à réduire l’alcool, les boissons sucrées, les aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés, le sel, la charcuterie, ainsi que les viandes rouges et les abats. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) formule des conseils proches : privilégier fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes et fruits à coque, et limiter les aliments riches en graisses, en sucres et en sel.
Ces repères valent pour tout le monde, qu’on souhaite ou non perdre du poids. Ils constituent un cadre pour évaluer si un régime donné reste équilibré.
L’activité physique est-elle indispensable ?
La HAS recommande aux adultes au moins 2 h 30 par semaine d’activité physique d’intensité modérée, avec un bénéfice supplémentaire lorsque le volume augmente. Elle présente l’activité quotidienne comme essentielle et conseille d’adapter le type d’activité aux capacités et à la motivation de chacun. L’Inserm indique de la même façon au moins 150 minutes par semaine d’activité modérée, du renforcement musculaire deux fois par semaine et moins de temps passé assis.
Le NHS britannique souligne que bouger davantage peut aider à maintenir le poids perdu et que même une activité courte, quotidienne, peut faire une différence. Il ajoute que le sommeil compte : un manque de sommeil peut conduire à des choix alimentaires plus caloriques et rendre l’activité plus difficile.
Quand demander l’avis d’un professionnel de santé ?
Parlez-en à votre médecin avant de modifier votre alimentation si vous avez une maladie, si vous suivez déjà un régime particulier pour votre santé, ou si vous avez déjà eu un trouble du comportement alimentaire, comme le recommande le NHS. La Mayo Clinic conseille aussi d’en parler à un professionnel lorsque le stress ou les émotions guident votre manière de manger.
L’indice de masse corporelle (IMC) est l’outil de repérage de base : l’OMS définit le surpoids par un IMC de 25 ou plus et l’obésité par un IMC de 30 ou plus. La HAS recommande en outre de mesurer le tour de taille lorsque l’IMC dépasse 25. Si les objectifs ne sont pas atteints après plusieurs mois, la HAS prévoit d’associer d’autres professionnels, comme un diététicien, un psychologue ou un enseignant en activité physique adaptée, tout en poursuivant le suivi.
La naturopathie, comme tout programme alimentaire, ne remplace ni le suivi médical ni le traitement d’une maladie comme le diabète ou l’hypertension. Si vous la consultez, informez votre médecin de votre démarche.
Questions fréquentes
Le régime Cohen permet-il de perdre du poids ?
Un régime qui réduit les apports énergétiques peut s’accompagner d’une perte de poids, c’est le principe retenu par la HAS. En revanche, les sources consultées n’évaluent pas le régime Cohen en particulier : il n’est donc pas possible de garantir un résultat.
Combien de poids peut-on perdre par mois sans danger ?
La HAS retient, pour une prise en charge médicale, un objectif réaliste de 1 à 2 kg perdus par mois en moyenne. Ce repère est à adapter avec un médecin selon votre situation, notamment si vous avez une maladie ou un traitement en cours.
Pourquoi reprend-on du poids après un régime ?
La HAS signale que les régimes restrictifs ou répétés provoquent des fluctuations de poids. L’Inserm rappelle que l’obésité est une maladie chronique pour laquelle une reprise de poids peut survenir, d’où l’intérêt d’un suivi sur la durée plutôt que d’une cure ponctuelle.
Faut-il faire du sport pour que le régime fonctionne ?
La HAS recommande au moins 2 h 30 par semaine d’activité modérée pour les adultes, indépendamment de toute perte de poids, et la présente comme un élément essentiel. L’activité doit rester adaptée à vos capacités ; demandez conseil à votre médecin si vous avez un doute.
Les médicaments amaigrissants sont-ils une solution ?
Ils ne concernent que certaines situations et uniquement sur prescription. Le NHS rappelle qu’ils peuvent provoquer des effets indésirables graves, et la HAS précise que la prescription de médicaments non autorisés dans le surpoids ou l’obésité est interdite. N’en prenez jamais sans avis médical.
Comment savoir si je suis en surpoids ?
L’OMS définit le surpoids par un IMC supérieur ou égal à 25 et l’obésité par un IMC supérieur ou égal à 30, l’IMC étant le poids en kilogrammes divisé par le carré de la taille en mètres. La HAS recommande aussi de mesurer le tour de taille ; un médecin peut interpréter ces mesures avec vous.
Pour aller plus loin
- Régime Cohen : principes, phases et limites selon l’ANSES
- Perdre du poids sans sport : ce que disent les sources de santé
- Rééquilibrage alimentaire et perte de poids : quel accompagnement ?
- Raw Till 4 : principe du régime et points de vigilance
Sources
- HAS : Surpoids et obésité de l’adulte, prise en charge médicale de premier recours — réduction des apports énergétiques, objectifs réalistes, mise en garde contre les régimes restrictifs, activité physique, suivi
- mangerbouger.fr : Les recommandations alimentaires pour les adultes — repères alimentaires du programme national nutrition santé
- Inserm : Obésité — obésité maladie chronique, bénéfices d’une perte de 5 à 10 %, activité physique, reprise de poids
- OMS : Obesity and overweight — définitions du surpoids et de l’obésité par l’IMC, conseils alimentaires
- Mayo Clinic : Weight loss, 6 strategies for success — limites des régimes à la mode, changements durables d’habitudes
- NHS : Start the NHS weight loss plan — activité, sommeil, médicaments sur prescription, avis médical préalable dans certaines situations
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

