Mis à jour le 9 octobre 2026
- L’OMS recommande à toute personne qui prépare un voyage de s’informer sur les risques sanitaires de la destination avant le départ, notamment sur les vaccinations et le paludisme.
- L’eau et les aliments sont une source fréquente de maladies : une part importante des diarrhées peut être évitée par une eau potable sûre, l’hygiène des mains et une bonne hygiène alimentaire.
- En cas de diarrhée, l’OMS indique que le soin principal est la réhydratation par solution de réhydratation orale ; du sang dans les selles ou des signes de déshydratation imposent un avis médical.
- Pour le décalage horaire, le Mayo Clinic cite l’exposition à la lumière au bon moment, l’hydratation et l’évitement de l’alcool et de la caféine ; les plantes et huiles essentielles n’y sont pas évaluées.
- Une trousse de voyage complète les gestes de prévention, elle ne remplace pas un avis médical avant le départ.
Pour voyager en bonne santé, les sources officielles recommandent d’abord de s’informer avant le départ sur les risques de la destination, puis de veiller à l’hygiène de l’eau et des aliments et de savoir reconnaître les signes qui justifient un avis médical.
Cet article reprend ce que disent l’Organisation mondiale de la santé et le Mayo Clinic sur la préparation d’un voyage, les risques liés à l’eau et aux aliments, la prise en charge d’une diarrhée, le décalage horaire et la trousse de voyage. Il n’évalue pas les approches naturelles : quand les sources ne s’y prononcent pas, l’article le dit.
Que faire avant le départ pour voyager en bonne santé ?
L’OMS écrit que toute personne qui prévoit un voyage devrait chercher des informations ou des conseils sur les risques sanitaires potentiels avant le départ. Elle rappelle que les voyageurs peuvent rencontrer divers risques pour leur santé loin de chez eux.
L’OMS publie à cet effet des exigences et des recommandations de vaccination pour les voyageurs internationaux, une liste de pays pour la situation du paludisme et une liste de pays pour la fièvre jaune, recensant ceux où un risque de transmission a été identifié ou où l’entrée exige une vaccination. Ces listes dépendent de la destination : c’est pourquoi un avis personnalisé est utile.
En pratique, un médecin ou un pharmacien peut examiner votre destination, la durée du séjour, vos antécédents et vos traitements en cours pour vous indiquer les vaccinations et les mesures de prévention adaptées.
Quels risques sanitaires selon la destination ?
Les risques varient fortement d’une région à l’autre. La page de l’OMS signale en particulier des mises à jour récentes sur les maladies transmises par les moustiques : dengue, Zika et chikungunya. Elle renvoie aussi vers la situation du paludisme par pays.
Le Mayo Clinic inclut dans sa liste de trousse familiale un répulsif contre les insectes et une protection solaire, deux produits qui répondent à des risques courants en voyage. Aucune des pages consultées ne recommande de plante ou d’huile essentielle pour se protéger des moustiques : pour toute maladie transmise par piqûre, fiez-vous aux conseils d’un professionnel de santé adaptés à la destination.
Si vous avez une maladie chronique, si vous êtes enceinte, si vous voyagez avec un jeune enfant ou si vous prenez un traitement régulier, signalez-le à un professionnel de santé lors de la préparation du voyage : les sources consultées ne détaillent pas ces situations.
Comment limiter les risques liés à l’eau et aux aliments ?
Selon l’OMS, un aliment contaminé peut provoquer plus de 200 maladies différentes, de la diarrhée à certains cancers. Les symptômes fréquents d’origine bactérienne sont la fièvre, les nausées, les vomissements, les douleurs abdominales et la diarrhée. L’OMS précise que l’hygiène alimentaire concerne la maison comme les restaurants et les marchés locaux : consommateurs comme professionnels sont invités à manipuler les aliments de façon sûre.
Concernant les diarrhées, l’OMS indique qu’une part importante peut être évitée grâce à une eau de boisson sûre, à un assainissement adéquat et à l’hygiène. Parmi les mesures citées figurent le lavage des mains au savon ainsi que l’hygiène personnelle et alimentaire.
L’OMS ne détaille pas, dans ces pages, de liste d’aliments à éviter en voyage. Dans la pratique, ces recommandations conduisent à s’interroger sur la provenance de l’eau et sur la manière dont les repas sont préparés et conservés dans les lieux où vous mangez.
Que faire en cas de diarrhée pendant un voyage ?
L’OMS indique que la diarrhée se traite en premier lieu par une réhydratation avec une solution de réhydratation orale, mélange d’eau propre, de sel et de sucre. Les formes sévères avec déshydratation importante ou état de choc nécessitent des perfusions en milieu médical.
Elle recommande de consulter un professionnel de santé, en particulier en cas de diarrhée persistante, c’est-à-dire qui dure 14 jours ou plus. Il faut demander un avis en cas de sang dans les selles ou de signes de déshydratation : fatigue anormale, yeux enfoncés, incapacité à boire, peau qui met du temps à reprendre sa forme quand on la pince.
Les enfants doivent continuer à manger des aliments riches en nutriments, y compris le lait maternel, pendant l’épisode. L’automédication avec des médicaments contre la diarrhée doit être discutée avec un pharmacien ou un médecin.
Comment limiter le décalage horaire ?
Le Mayo Clinic explique que le décalage horaire survient parce que l’horloge interne du corps reste calée sur le fuseau d’origine. Plus on traverse de fuseaux horaires, plus il est probable de le ressentir. La lumière est un facteur majeur de régulation de cette horloge, tandis que la pression de cabine, l’altitude et la faible humidité peuvent s’ajouter, et que la déshydratation peut aggraver les symptômes.
Les conseils cités sont les suivants : exposer ses yeux à une lumière vive au bon moment, selon la direction du voyage et le nombre de fuseaux traversés ; boire de l’eau avant, pendant et après le vol pour compenser l’air sec de la cabine ; éviter l’alcool et la caféine, qui déshydratent et perturbent le sommeil ; décaler progressivement l’heure du coucher avant le départ ; une fois sur place, éviter de dormir avant la nuit locale, même fatigué.
Le Mayo Clinic évoque la mélatonine uniquement comme une hormone dont la régulation dépend de la lumière, sans recommander de complément dans le texte de la page. Si vous envisagez un complément, parlez-en à un médecin ou à un pharmacien.
Que mettre dans une trousse de voyage ?
La liste du Mayo Clinic pour une trousse familiale peut servir de base : pansements et compresses, gants, antiseptique, thermomètre, ciseaux, pince à épiler, antalgiques, antihistaminique, médicament contre la diarrhée, répulsif contre les insectes, protection solaire, fiches médicales de chaque membre de la famille et informations d’assurance. Un auto-injecteur d’adrénaline n’y figure que s’il a été prescrit.
Si vous suivez un traitement, demandez à votre médecin ou à votre pharmacien comment l’organiser pendant le voyage. N’arrêtez pas un traitement en voyage sans avis médical.
Pour les plantes et les compléments, le NHS rappelle que ces produits ne sont pas tous sûrs ni adaptés à tout le monde, qu’ils peuvent interagir avec des médicaments et qu’il vaut mieux les éviter pendant la grossesse ou l’allaitement. Demandez conseil à un pharmacien avant de les ajouter à votre trousse.
Sites cités dans l’article d’origine : ANSES – Alimentation et voyage, Ameli – Voyager en santé, NCBI – Travel and health.
Questions fréquentes
Faut-il consulter un médecin avant de partir à l’étranger ?
L’OMS recommande à toute personne qui prépare un voyage de chercher des informations ou des conseils sur les risques sanitaires avant le départ. Les vaccinations et la prévention du paludisme dépendent de la destination : un médecin ou un pharmacien peut vous conseiller.
Comment éviter les troubles digestifs en voyage ?
Selon l’OMS, une part importante des diarrhées peut être évitée par une eau de boisson sûre, l’hygiène des mains avec du savon et une bonne hygiène personnelle et alimentaire. Les aliments sont en cause dans de nombreuses maladies, y compris à l’étranger.
Que boire en cas de diarrhée en voyage ?
L’OMS indique que le soin principal est la réhydratation avec une solution de réhydratation orale (eau propre, sel et sucre). Consultez si la diarrhée dure 14 jours ou plus, s’il y a du sang dans les selles ou des signes de déshydratation.
Comment réduire le décalage horaire ?
Le Mayo Clinic cite l’exposition à la lumière au bon moment, une bonne hydratation, l’évitement de l’alcool et de la caféine, et le fait de ne pas dormir avant la nuit locale à l’arrivée. L’effet dépend de la direction du voyage et du nombre de fuseaux traversés.
La mélatonine est-elle recommandée contre le décalage horaire ?
La page du Mayo Clinic consultée ne recommande pas de complément de mélatonine ; elle décrit seulement cette hormone comme dépendante de la lumière. Avant d’en utiliser, demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
Peut-on emporter des huiles essentielles ou des plantes en voyage ?
Les sources consultées ne les évaluent pas pour les troubles du voyage. Le NHS rappelle que les plantes peuvent interagir avec des médicaments et être déconseillées pendant la grossesse, l’allaitement ou chez l’enfant : demandez conseil à un pharmacien.
Pour aller plus loin
- Causes de la diarrhée : que faire et quand consulter
- Se protéger des moustiques en été : ce que disent les sources de santé
- Trousse à pharmacie de vacances : repères et précautions
- Trousse de secours naturelle : quoi y mettre, selon les sources
Sources
- OMS : Travel advice — s’informer avant le départ, listes de vaccination, paludisme, fièvre jaune, maladies transmises par les moustiques
- OMS : Food safety — maladies d’origine alimentaire, symptômes, hygiène alimentaire à la maison, au restaurant et au marché
- OMS : Diarrhoeal disease — prévention, réhydratation orale, quand consulter
- Mayo Clinic : Jet lag — causes du décalage horaire et conseils (lumière, hydratation, alcool, sommeil)
- Mayo Clinic : First-aid kits — contenu type d’une trousse (répulsif, protection solaire, médicaments courants)
- NHS : Herbal medicines and complementary therapies — précautions, contre-indications et interactions des plantes
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

