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Les bienfaits du soleil sur la santé : vitamine D, humeur et risques

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • Les bienfaits du soleil sont réels mais limités : selon l’OMS, de petites quantités de rayonnement ultraviolet sont bénéfiques et participent à la production de vitamine D, tandis qu’un excès cause des dommages graves.
  • Le NHS indique que le corps fabrique la vitamine D à partir de la lumière directe du soleil sur la peau et qu’on ne peut pas en faire une surdose par le soleil ; il recommande néanmoins de protéger la peau lors d’expositions longues.
  • La lumière du jour est liée à l’humeur : la dépression saisonnière serait associée à la brièveté des jours d’hiver, et sortir en plein jour fait partie des conseils du NHS ; ces liens sont encore mal expliqués.
  • Un excès d’UV provoque coups de soleil, vieillissement de la peau, cancers de la peau et atteintes des yeux ; les enfants sont particulièrement vulnérables.
  • La protection est recommandée dès que l’indice UV atteint 3 : ombre, vêtements, chapeau, lunettes et crème solaire ; les cabines de bronzage ne sont pas une alternative.

Les bienfaits du soleil pour la santé tiennent surtout à la production de vitamine D par la peau, avec des effets possibles de la lumière du jour sur l’humeur et le rythme veille-sommeil. Ils s’obtiennent avec de petites quantités de rayonnement ultraviolet (UV) : l’OMS précise qu’une exposition excessive peut causer des dommages sérieux, de la peau comme des yeux.

Cet article reprend le sujet de l’article d’origine, qui présentait le soleil comme un allié de la santé à condition de s’exposer de façon raisonnable. Il en retire les affirmations non étayées et les durées d’exposition chiffrées, qu’aucune source consultée ne confirme, et il s’appuie sur l’OMS et le service de santé britannique (NHS). Les repères saisonniers du NHS correspondent au Royaume-Uni ; ils sont à adapter à la latitude de la France.

Quels sont les bienfaits du soleil pour la santé ?

L’OMS indique que de petites quantités de rayonnement ultraviolet sont bénéfiques pour la santé, alors qu’un excès peut causer de graves dommages. Le bénéfice documenté est la production de vitamine D : le rayonnement UV aide l’organisme à en fabriquer, et cette vitamine soutient les os et le système musculo-squelettique. Le NHS confirme que le corps crée de la vitamine D à partir de la lumière directe du soleil sur la peau.

D’autres bienfaits sont souvent évoqués, notamment sur l’humeur et le sommeil. Ils sont abordés plus bas avec ce que disent réellement les sources. Les affirmations de l’article d’origine sur la production de sérotonine, les défenses immunitaires ou la prévention de certains troubles n’ont pas été reprises, faute de source ouverte qui les étaye.

Le soleil et la vitamine D : que faut-il savoir ?

Le NHS précise que la peau fabrique la vitamine D au contact de la lumière directe du soleil lorsqu’on est dehors. Il indique que, au Royaume-Uni, la plupart des personnes peuvent en produire suffisamment par le soleil d’environ fin mars ou début avril à fin septembre, et que de début octobre à début mars, le soleil est trop faible pour cela. La France étant plus au sud, ces périodes ne s’y appliquent pas telles quelles ; le principe, lui, reste valable : l’ensoleillement varie fortement selon la saison.

Le NHS identifie des personnes à risque de carence :

  • celles qui sortent peu, comme les personnes fragiles, confinées chez elles ou vivant en institution ;
  • celles dont les vêtements couvrent la plus grande partie de la peau à l’extérieur ;
  • celles à la peau foncée, qui peuvent produire moins de vitamine D à partir du soleil.

Pour les personnes qui reçoivent très peu de soleil, l’OMS indique qu’une supplémentation par voie orale peut être nécessaire. Le NHS recommande en outre d’envisager un complément en automne et en hiver, notamment pendant la grossesse et l’allaitement. En France, la décision d’une supplémentation, et son dosage, relèvent d’un médecin ou d’un pharmacien ; ne prenez pas de complément de votre propre initiative, car un excès de vitamine D est nocif (le NHS parle de dépôt de calcium dans l’organisme pouvant fragiliser les os et abîmer les reins et le cœur).

Le NHS précise enfin qu’on ne peut pas faire de surdose de vitamine D par le soleil, mais il recommande de couvrir ou de protéger la peau en cas d’exposition prolongée, pour limiter le risque de lésions cutanées et de cancer de la peau. Aucune durée d’exposition universelle ne figure dans les sources : elle dépend de la saison, de la latitude, du type de peau et de la surface de peau exposée.

Le soleil a-t-il un effet sur l’humeur et le sommeil ?

Le NHS décrit la dépression saisonnière comme un type de dépression qui survient généralement en hiver. Sa cause exacte n’est pas connue, mais on pense qu’elle est liée à la brièveté des jours d’hiver : la réduction de la lumière du jour pourrait modifier des substances du cerveau comme la mélatonine et la sérotonine, qui influencent l’humeur et le cycle veille-sommeil. Cette explication reste une hypothèse.

Parmi ses conseils, le NHS recommande de profiter autant que possible de la lumière naturelle, idéalement en sortant chaque jour en plein jour, de faire de l’exercice, de garder des horaires de sommeil réguliers et de rester en contact avec ses proches. Pour la luminothérapie (lampe lumineuse), il indique qu’elle n’est généralement pas disponible dans le système de santé britannique en raison de preuves limitées, même si beaucoup de personnes la trouvent utile, et qu’il faut en parler à un médecin au préalable, car elle peut ne pas convenir en cas de problèmes oculaires ou de médicaments qui sensibilisent à la lumière.

Les sources consultées ne permettent pas de chiffrer l’effet de l’exposition au soleil sur l’humeur ou le sommeil d’une personne en bonne santé. La lumière naturelle est un élément d’hygiène de vie parmi d’autres, pas un traitement. En cas de tristesse persistante, de perte d’intérêt, de fatigue inhabituelle ou d’idées de se faire du mal, consultez un médecin.

Quels sont les risques d’une exposition excessive ?

L’OMS décrit des effets aigus sur la peau (lésions de l’ADN, coups de soleil, baisse temporaire des défenses immunitaires pouvant réactiver des virus comme celui de l’herpès labial) et des effets à long terme : mélanome, carcinome épidermoïde, carcinome basocellulaire et vieillissement prématuré de la peau. Selon l’OMS, le rayonnement UV a été associé en 2020 à environ 1,2 million de cas de cancers cutanés non mélaniques, 325 000 cas de mélanome et environ 121 000 décès.

Les yeux sont aussi concernés : inflammation douloureuse mais généralement réversible de la cornée et de la conjonctive, puis, à long terme, cataracte, ptérygion et cancers de l’œil. L’OMS précise que les UV pourraient contribuer à la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

Certaines personnes sont plus exposées : les enfants et les adolescents (les coups de soleil dans l’enfance augmentent le risque de cancer de la peau plus tard), les personnes à la peau claire, celles qui ont de nombreux grains de beauté, celles qui prennent des médicaments photosensibilisants, celles dont un proche a eu un cancer de la peau, et les travailleurs en extérieur. Le NHS rappelle que bronzer ne protège pas : il n’existe pas de bronzage sain.

Comment profiter du soleil en se protégeant ?

L’OMS recommande une protection solaire dès que l’indice UV atteint 3. Ses conseils, que le NHS recoupe pour l’essentiel, sont les suivants :

  • limiter le temps passé en plein soleil au milieu de la journée et chercher l’ombre (le NHS situe ces heures entre 11 h et 15 h de mars à octobre au Royaume-Uni) ;
  • porter des vêtements couvrants, un chapeau à larges bords et des lunettes enveloppantes qui protègent des UVA et des UVB ;
  • utiliser une crème solaire à large spectre sur les zones que les vêtements ne couvrent pas ; l’OMS précise que l’ombre et les vêtements protègent mieux que la crème, et qu’elle ne doit pas servir à prolonger le temps passé au soleil ;
  • éviter les cabines de bronzage et autres appareils de bronzage artificiel, qui ne doivent jamais servir à produire de la vitamine D.

Pour la crème, le NHS recommande un indice de protection d’au moins 30 contre les UVB et une bonne protection contre les UVA, appliquée généreusement environ 30 minutes avant la sortie, puis renouvelée régulièrement, environ toutes les deux heures, et après la baignade ou la transpiration. Il invite aussi à vérifier la date de péremption du produit. Les bébés de moins de 6 mois doivent rester à l’abri du soleil fort et direct.

Quand consulter un médecin ?

Le NHS conseille de consulter dès que possible pour un nouveau grain de beauté, une excroissance ou une grosseur, ou pour tout grain de beauté, tache de rousseur ou plaque de peau qui change de taille, de forme ou de couleur. Les personnes qui ont beaucoup de grains de beauté ou de taches de rousseur ont un risque plus élevé et doivent redoubler de précautions. Le NHS indique qu’un cancer de la peau se traite beaucoup plus facilement lorsqu’il est détecté tôt.

Demandez aussi l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien si vous appartenez à un groupe à risque de carence en vitamine D, si vous envisagez une supplémentation ou si vous ressentez un mal-être persistant durant les mois d’hiver. Après une exposition, en cas de symptômes importants comme un malaise, de la fièvre ou une douleur aux yeux, demandez rapidement un avis médical.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il s’exposer au soleil pour fabriquer de la vitamine D ?

Les sources consultées ne donnent pas de durée universelle. Le NHS indique que la production dépend de la saison et qu’on ne peut pas faire de surdose de vitamine D par le soleil, tout en recommandant de protéger la peau lors d’expositions longues. L’OMS précise que la crème solaire ne doit pas servir à prolonger le temps passé au soleil.

Peut-on faire le plein de vitamine D en hiver ?

Le NHS indique qu’au Royaume-Uni, le soleil est trop faible de début octobre à début mars pour que la peau fabrique de la vitamine D, et recommande d’envisager un complément en automne et en hiver. En France, demandez à votre médecin ou à votre pharmacien si une supplémentation vous convient et à quelle dose.

Les cabines de bronzage sont-elles une alternative au soleil ?

Non. L’OMS précise que le bronzage artificiel ne doit jamais être utilisé pour obtenir suffisamment de vitamine D et recommande d’éviter les cabines de bronzage et autres appareils de bronzage artificiel.

Le soleil aide-t-il en cas de déprime saisonnière ?

Le NHS conseille de profiter autant que possible de la lumière naturelle et de sortir chaque jour en plein jour, avec l’exercice et des horaires de sommeil réguliers. Il décrit la luminothérapie comme ayant des preuves limitées. Si vous pensez souffrir d’une dépression saisonnière, parlez-en à un médecin.

Faut-il mettre de la crème solaire quand on cherche de la vitamine D ?

Le NHS recommande de concilier protection solaire et apport en vitamine D, et l’OMS recommande de se protéger dès que l’indice UV atteint 3. Pour les expositions longues, ombre, vêtements, chapeau et crème protègent la peau. Un médecin peut dire si vous avez besoin d’un complément de vitamine D.

Comment protéger les enfants du soleil ?

Le NHS recommande de garder les bébés de moins de 6 mois à l’abri du soleil fort et direct, et pour les enfants plus grands de les couvrir, de les mettre à l’ombre, surtout en milieu de journée, et d’appliquer une crème solaire sur les zones exposées. L’OMS souligne que les coups de soleil dans l’enfance augmentent le risque de cancer de la peau plus tard.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



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