Image default

Douleur à la poitrine droite : causes possibles et signes d’alerte

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • La plupart des douleurs thoraciques ne sont pas liées à une maladie grave, mais seule une évaluation médicale permet de le savoir : la localisation à droite n’exclut pas une cause cardiaque.
  • Une douleur qui augmente en inspirant profondément peut venir de la plèvre, des poumons, du péricarde ou de la paroi thoracique (muscles, cartilages des côtes).
  • Appelez les urgences en cas de douleur thoracique brutale qui ne passe pas, qui irradie vers un bras, le cou, la mâchoire ou le dos, ou qui s’accompagne de sueurs, de nausées ou d’essoufflement.
  • Une gêne respiratoire soudaine, une douleur à l’inspiration ou des crachats de sang peuvent révéler une embolie pulmonaire et imposent une prise en charge urgente.
  • Aucune méthode naturelle ne permet d’écarter une cause grave ; les mesures de confort n’ont leur place qu’après un avis médical.

Une douleur à la poitrine droite peut venir de la paroi thoracique, des poumons, de la plèvre, de l’estomac ou de l’œsophage, du péricarde ou du cœur. Les sources médicales consultées indiquent que la majorité des douleurs thoraciques ne sont pas le signe d’un problème grave, mais qu’une douleur thoracique doit être évaluée, car certaines causes sont urgentes.

Cet article présente les causes décrites par les sources, les repères qui aident à les distinguer et les situations où il faut appeler les urgences ou prendre rapidement rendez-vous. Il ne permet pas de se diagnostiquer soi-même.

Que peut signifier une douleur à droite de la poitrine ?

Le NHS (service de santé britannique) indique que la plupart des douleurs thoraciques ne signalent rien de grave et ne proviennent pas d’un problème cardiaque. Les causes citées sont :

  • des brûlures d’estomac ou une indigestion (douleur après les repas, remontées acides, sensation de ballonnement) ;
  • une entorse ou un étirement de la paroi thoracique, après un traumatisme ou un effort du haut du corps, avec une douleur qui s’atténue au repos ;
  • l’anxiété, une crise de panique ou un épisode dépressif : douleur vive et continue, parfois avec accélération du cœur, sueurs ou vertiges ;
  • une infection pulmonaire, une pneumonie ou une pleurésie, avec parfois des crachats jaunes ou verts ou de la fièvre ;
  • le zona, avec des fourmillements de la peau suivis d’une éruption de vésicules ;
  • des problèmes cardiaques : péricardite, angine de poitrine ou infarctus.

La douleur n’est pas toujours située là où se trouve l’organe en cause. Le NHS précise par exemple que la douleur d’un infarctus peut irradier vers le bras gauche ou le bras droit, le cou, la mâchoire, l’estomac ou le dos. Une douleur à droite ne permet donc pas d’écarter le cœur.

Pourquoi la douleur augmente-t-elle quand je respire profondément ?

Une douleur qui s’aggrave à l’inspiration est décrite dans plusieurs situations :

  • La pleurésie, inflammation de la membrane qui entoure les poumons : le symptôme principal est une douleur vive à l’inspiration, qui peut augmenter à la toux, à l’éternuement ou au mouvement et irradier vers l’épaule ou le dos (NHS). Elle peut s’accompagner d’une pneumonie, d’une embolie pulmonaire ou d’une tuberculose, d’où l’intérêt d’un examen médical.
  • La péricardite, inflammation de l’enveloppe du cœur : douleur brutale, vive, en coup de poignard, aggravée par l’inspiration profonde ou en position allongée (NHS).
  • Une infection pulmonaire : douleur qui augmente en inspirant (NHS).
  • Une entorse ou un étirement de la paroi thoracique : la douleur peut elle aussi augmenter à l’inspiration (NHS).
  • Une embolie pulmonaire : douleur thoracique qui s’aggrave en inspirant, avec parfois un essoufflement soudain ou des crachats de sang (NHS).

Le simple fait que la douleur change avec la respiration ne suffit donc pas à conclure à une cause bénigne.

Les côtes ou la paroi thoracique peuvent-elles être en cause ?

Oui. La costochondrite, inflammation des cartilages qui relient les côtes au sternum, provoque une douleur vive à l’avant ou sur le côté de la poitrine. Selon le NHS, elle peut s’aggraver avec les mouvements du haut du corps, en position allongée, en respirant profondément ou en appuyant sur le milieu de la poitrine ou sur les côtes.

La cause est souvent inconnue ; le NHS cite un traumatisme thoracique, des mouvements répétitifs du haut du corps comme le port de charges, une toux fréquente ou une infection. L’affection s’améliore en général d’elle-même, en quelques semaines à plusieurs mois. Des anti-inflammatoires peuvent être recommandés par un professionnel, et une injection est parfois proposée en cas de douleur très forte qui ne s’améliore pas. Le NHS insiste toutefois sur le fait qu’une douleur thoracique doit être contrôlée pour écarter une cause plus sérieuse : le diagnostic de costochondrite ne se pose pas sans examen.

Quels signes imposent d’appeler les urgences ?

Appelez les urgences (15 ou 112 en France) sans attendre si vous présentez :

  • une douleur ou une gêne thoracique brutale qui ne disparaît pas, pouvant ressembler à une pression, un serrement ou une brûlure (NHS) ;
  • une douleur qui irradie vers un bras, le cou, la mâchoire, l’estomac ou le dos (NHS) ;
  • une douleur thoracique avec sueurs, nausées, sensation de tête qui tourne ou essoufflement (NHS) ;
  • une douleur thoracique avec difficulté à respirer, battements du cœur très rapides ou crachats de sang, qui peuvent évoquer une embolie pulmonaire (NHS) ;
  • une douleur brutale de la poitrine ou du dos décrite comme une déchirure, avec essoufflement ou troubles de la marche, de la vue ou de la parole (NHS) ;
  • une douleur thoracique brutale qui dure depuis 15 minutes ou plus (NHS, page sur la pleurésie).

Le NHS recommande de ne pas conduire soi-même aux urgences : demandez à un proche de vous emmener ou appelez les secours, et prenez la liste de vos médicaments.

Les facteurs qui augmentent le risque de problème cardiaque sont l’âge, le tabagisme, l’obésité, l’hypertension artérielle, le diabète, un cholestérol élevé et des antécédents familiaux d’infarctus ou d’angine de poitrine chez des proches de moins de 60 ans. Ils ne remplacent pas l’évaluation médicale, mais ils justifient de ne pas banaliser la douleur.

Quand prendre rendez-vous sans passer par les urgences ?

D’après le NHS, consultez un médecin rapidement si :

  • la douleur thoracique va et vient, ou ne survient qu’à la respiration ou à la toux ;
  • la douleur disparaît vite mais continue de vous inquiéter ;
  • la douleur ne s’est pas améliorée après quelques jours ;
  • vous crachez quelques traces de sang, ou vous êtes régulièrement essoufflé ;
  • vous présentez une douleur thoracique avec fièvre et crachats jaunes ou verts.

Le médecin interroge sur les circonstances de la douleur, examine le thorax et prescrit si nécessaire des examens complémentaires. Précisez-lui quand la douleur survient (effort, respiration, repas, position), ce qui la soulage, vos traitements en cours et vos antécédents.

Que faire en attendant, et quelle place pour l’hygiène de vie ?

Tant qu’une cause grave n’est pas écartée, l’hygiène de vie ne se substitue pas à l’avis médical. Une fois le diagnostic posé, les conseils dépendent de la cause : repos et anti-inflammatoires pour une douleur de paroi thoracique selon le NHS, prise en charge d’une infection, ou accompagnement de l’anxiété lorsqu’elle est en jeu.

Quelques principes de prudence découlent des sources : ne pas attendre « pour voir » en cas de signes d’alerte, ne pas masquer la douleur par des médicaments sans avis d’un pharmacien ou d’un médecin, et ne pas arrêter ou remplacer un traitement en cours. Le tabagisme et les autres facteurs de risque cardiovasculaire cités plus haut peuvent être discutés avec votre médecin traitant.

Questions fréquentes

Une douleur à droite de la poitrine peut-elle venir du cœur ?

Oui, c’est possible, même si la majorité des douleurs thoraciques n’ont pas une origine cardiaque. Le NHS indique que la douleur d’un infarctus peut irradier vers le bras droit comme vers le bras gauche, ainsi que vers le cou, la mâchoire ou le dos. Une douleur brutale qui ne passe pas, avec sueurs, nausées ou essoufflement, impose d’appeler les urgences.

L’anxiété peut-elle donner une douleur à la poitrine ?

Selon le NHS, l’anxiété, une crise de panique ou une dépression peuvent provoquer une douleur thoracique vive et continue, parfois avec un cœur qui s’accélère, des sueurs ou des vertiges. Comme ces signes ressemblent à ceux d’autres causes, mieux vaut une évaluation médicale avant de conclure à une origine anxieuse.

Qu’est-ce que la costochondrite et combien de temps dure-t-elle ?

Il s’agit d’une inflammation des cartilages reliant les côtes au sternum, qui provoque une douleur vive à l’avant ou sur le côté de la poitrine. Le NHS indique qu’elle s’améliore généralement d’elle-même, en quelques semaines à plusieurs mois. Un avis médical reste nécessaire pour écarter d’autres causes.

Quels sont les signes d’une embolie pulmonaire ?

Le NHS cite une difficulté soudaine à respirer, une douleur thoracique qui s’aggrave en inspirant, des crachats de sang, et parfois une douleur, une rougeur et un gonflement d’un mollet. Une difficulté respiratoire sévère, une douleur de la poitrine ou du haut du dos, des battements très rapides ou un malaise imposent d’appeler les urgences.

Une douleur thoracique qui va et vient est-elle moins grave ?

Pas forcément. Le NHS recommande de consulter un médecin lorsque la douleur thoracique va et vient, ou ne survient qu’à la respiration ou à la toux, ainsi que lorsqu’elle disparaît vite mais reste inquiétante. Une douleur intermittente doit donc être signalée à un médecin, même si elle n’est pas continue.

Le zona peut-il causer une douleur de la poitrine avant l’éruption ?

Le NHS décrit le zona comme une cause de douleur thoracique, avec des fourmillements de la peau suivis d’une éruption qui évolue en vésicules. Si vous remarquez une éruption douloureuse sur un côté du thorax, consultez rapidement un médecin, qui pourra confirmer le diagnostic.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



A lire aussi

Matériel de podologie : instruments, gestes et précautions

Claire Garnier

Tecarthérapie : principe, niveau de preuve et contre-indications

Irene

Fracture vertébrale : symptômes, diagnostic et traitements

Irene