Mis à jour le 9 octobre 2026
- Le bien-être au travail dépend de leviers individuels (poste réglé, pauses, mouvement, organisation) et de l’organisation du travail, qui relève de l’employeur.
- Pour le travail sur écran, l’INRS recommande un écran à hauteur des yeux, sans reflets, des pauses actives idéalement toutes les 30 minutes et de regarder régulièrement au loin.
- Selon l’INRS, les risques psychosociaux doivent être pris en compte comme les autres risques professionnels ; l’OMS cite notamment la surcharge et le manque de contrôle sur son travail.
- Fatigue persistante, troubles du sommeil, désengagement : ces signes d’épuisement justifient d’en parler à un médecin, sans attendre.
- Ces repères sont informatifs ; ils ne remplacent ni l’avis du médecin ni les démarches auprès de votre employeur.
Fatigue visuelle, douleurs de dos, réunions qui s’enchaînent, sollicitations permanentes : le travail peut peser sur la santé physique et mentale. Certains gestes simples aident à mieux vivre ses journées, mais le bien-être au travail ne dépend pas que de soi. Cet article, qui fait partie de notre dossier sur le bien-être au quotidien, distingue ce que vous pouvez ajuster seul et ce qui relève de l’organisation.
Comment régler son poste de travail sur écran ?
L’INRS indique que le haut de l’écran doit se situer au niveau des yeux (plus bas avec des verres progressifs) et que la distance de lecture est généralement de 50 à 70 cm, soit à peu près une longueur de bras. La Mayo Clinic donne un repère voisin : écran à environ un bras de distance, haut de l’écran au niveau des yeux ou légèrement en dessous.
Côté siège, la Mayo Clinic conseille de régler la hauteur pour que les pieds reposent à plat au sol (avec un repose-pieds au besoin), de garder les coudes près du corps, les épaules détendues et les poignets droits, le clavier placé de façon à aligner poignets et avant-bras. Pour limiter les reflets, l’INRS recommande de placer l’écran perpendiculairement aux fenêtres et à bonne distance de celles-ci, de préférer un écran mat à un écran brillant et d’adapter l’éclairage pour éviter l’éblouissement.
Pourquoi et comment bouger au bureau ?
L’INRS rattache le travail prolongé sur écran à des troubles musculosquelettiques, à de la fatigue visuelle, à du stress et aux effets de la sédentarité. Il recommande de couper la posture assise en se levant, en bougeant ou en s’étirant, et de prévoir des pauses actives, idéalement toutes les 30 minutes. La Mayo Clinic suggère de marcher pendant un appel, de tenir certaines réunions debout ou en marchant, et d’utiliser par moments un poste debout.
Alterner les positions est plus pertinent que de remplacer l’une par l’autre : l’INRS mentionne les bureaux réglables en hauteur comme moyen de varier les postures au fil de la journée.
Comment reposer ses yeux ?
Pour prévenir la fatigue visuelle, l’INRS préconise de quitter l’écran des yeux et de regarder au loin, même brièvement, et d’alterner le travail sur écran avec d’autres tâches. La Mayo Clinic note que l’on cligne moins des yeux devant un ordinateur, et qu’il vaut mieux consulter un spécialiste de la vue si les gestes simples ne soulagent pas la gêne, car elle peut révéler un défaut de vision non corrigé ou une sécheresse oculaire.
Faire de vraies pauses : à quoi cela ressemble-t-il ?
Pour l’INRS, travailler toute la journée sur écran n’est pas recommandé ; lorsque l’organisation du travail empêche de changer d’activité, des pauses régulières, adaptées au contenu et à l’intensité du travail, sont indispensables. À titre personnel, la pause du midi gagne à être préservée : manger assis, sans travailler, et marcher quelques minutes dehors si possible.
Nous proposons d’autres idées pour récupérer en dehors du travail dans notre article pour se ressourcer le week-end.
Comment alléger sa charge mentale au quotidien ?
Le sentiment d’être débordé est une source majeure de stress. Quelques méthodes d’organisation, simples et sans garantie de résultat, peuvent aider : noter ses tâches pour libérer son esprit, distinguer l’urgent de l’important, découper les gros projets en étapes, réserver des plages sans interruption, limiter les notifications. La Mayo Clinic recommande, face à un risque d’épuisement, d’en parler à son responsable, de se fixer des objectifs réalistes et de décider de ce qui peut attendre.
Comment parler de sa charge de travail à son responsable ?
Quand les journées débordent régulièrement, les efforts d’organisation personnelle atteignent vite leurs limites. En parler n’est pas un aveu de faiblesse : c’est souvent la seule façon de faire évoluer une situation qui ne dépend pas uniquement de vous. Un échange préparé a plus de chances d’aboutir qu’une remarque faite sous le coup de la fatigue.
- Décrivez des faits : les tâches en cours, les délais qui se chevauchent, les dépassements d’horaires répétés.
- Demandez des priorités : qu’est-ce qui peut attendre, être délégué ou simplifié ?
- Proposez des pistes : un délai supplémentaire, une répartition différente, un point régulier pour faire le bilan.
- Gardez une trace des échanges et des décisions, pour pouvoir y revenir si rien ne change.
Si la discussion ne débouche sur rien, ou vous paraît impossible, d’autres interlocuteurs existent dans l’entreprise : ressources humaines, représentants du personnel, service de prévention et de santé au travail. Et si la surcharge pèse sur votre sommeil ou votre moral, parlez-en à votre médecin.
Que dit-on des relations au travail ?
L’OMS cite parmi les risques pour la santé mentale au travail la violence, le harcèlement et l’intimidation, ainsi que la discrimination et l’exclusion. L’INRS décrit pour sa part les conflits exacerbés entre personnes ou entre équipes comme une forme de violence interne. À l’inverse, la Mayo Clinic cite le fait de pouvoir s’appuyer sur des collègues, des amis ou la famille parmi les moyens de faire face à l’épuisement. Un climat de confiance et un soutien social sont donc des ressources, mais le harcèlement n’est jamais à tolérer : il doit être signalé.
Se déconnecter, est-ce possible et utile ?
Consulter ses e-mails le soir, le week-end ou pendant les vacances empêche souvent de récupérer. Couper les notifications professionnelles en dehors des horaires de travail est un geste simple. Nous n’avons pas pu consulter de page officielle récente sur le cadre précis du droit à la déconnexion ; renseignez-vous auprès de votre employeur, de vos représentants du personnel ou sur service-public.gouv.fr.
Que doit faire l’employeur pour protéger la santé des salariés ?
Pour l’INRS, les risques psychosociaux (stress, violences internes ou externes) doivent être pris en compte au même titre que les autres risques professionnels : l’employeur doit les évaluer, prévoir des mesures de prévention adaptées et privilégier les mesures collectives qui évitent les risques le plus tôt possible. Il cite parmi les origines fréquentes la surcharge de travail, le manque de clarté dans le partage des tâches et certains modes de management.
L’OMS recommande de son côté des interventions organisationnelles qui ciblent directement les conditions de travail : évaluer les risques pour la santé mentale, puis les réduire ou les supprimer, avec par exemple des horaires flexibles ou des dispositifs de traitement du harcèlement. Elle ajoute que des environnements de travail sûrs et sains minimisent les tensions et les conflits.
Quels sont les signaux d’alerte d’un épuisement ?
La Mayo Clinic décrit l’épuisement professionnel comme un stress lié au travail qui laisse épuisé physiquement ou émotionnellement ; elle précise que ce n’est pas un diagnostic médical formel et qu’il peut être lié à une dépression. Parmi les signes : doute sur la valeur de son travail ou de ses compétences, détachement vis-à-vis de son emploi et de ses collègues, baisse d’énergie, difficultés de concentration, changements du sommeil, maux de tête ou troubles digestifs inexpliqués, recours à l’alcool ou à d’autres substances pour tenir.
Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces signes, consultez votre médecin traitant et, au sein de l’entreprise, le service de santé au travail, sans attendre. En cas de détresse, le 3114 est accessible 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, gratuitement, partout en France.
Quel lien avec le reste de la vie ?
Le bien-être au travail est aussi lié au reste de la vie : sommeil, activité physique, alimentation, relations, loisirs. Prendre soin de ces piliers aide à mieux faire face aux exigences professionnelles. Nous présentons cette vision d’ensemble dans notre article sur la cohérence entre corps et mode de vie.
Questions fréquentes
Comment améliorer son bien-être au travail ?
En réglant son poste, en faisant des pauses régulières, en bougeant, en organisant sa charge, en gardant du lien avec ses collègues et en parlant à son responsable quand la charge devient excessive. Certains leviers dépendent aussi de l’organisation de l’entreprise.
À quelle fréquence faire des pauses au travail ?
L’INRS recommande des pauses actives, idéalement toutes les 30 minutes pour le travail sur écran, afin de récupérer sur les plans physique, visuel et mental. La Mayo Clinic conseille aussi de couper la position assise régulièrement.
Comment bien régler son écran d’ordinateur ?
L’INRS indique le haut de l’écran au niveau des yeux, à 50 à 70 cm environ, un écran mat sans reflets ni éblouissement, placé perpendiculairement aux fenêtres. Adaptez ces repères à votre taille et à votre vue.
Travailler debout est-il une bonne alternative à la position assise ?
Alterner les positions est plus intéressant que de remplacer l’une par l’autre. L’INRS cite les bureaux réglables en hauteur pour varier les postures. La Mayo Clinic note qu’on ne sait pas si la position debout seule réduit les risques d’une sédentarité prolongée.
Que faire si ma charge de travail est excessive ?
Décrivez des faits à votre responsable, demandez des priorités, proposez des pistes et gardez une trace des échanges. Si rien ne change, sollicitez les ressources humaines, les représentants du personnel ou le service de santé au travail.
Quels sont les signes d’un épuisement professionnel ?
Fatigue persistante, troubles du sommeil, détachement, difficultés de concentration, baisse de motivation ou douleurs inexpliquées. Ce n’est pas un diagnostic en soi et ces signes peuvent aussi évoquer une dépression : consultez votre médecin sans attendre.
Pour aller plus loin
- Pause déconnexion : souffler en quelques minutes, sans promesse
- Détente au bureau : pauses, respiration, étirements, poste
- Sophrologie au travail : 3 exercices simples et leurs limites
- Rentrée zen : 4 repères pour mieux vivre le stress de la reprise
Sources
- INRS : travail sur écran, démarche de prévention — réglages de l’écran, éclairage et reflets, pauses actives, regarder au loin, alterner les tâches
- INRS : risques psychosociaux, ce qu’il faut retenir — prise en compte des risques psychosociaux par l’employeur, causes fréquentes
- OMS : santé mentale au travail — facteurs de risque (charge, manque de contrôle, harcèlement) et interventions organisationnelles
- Mayo Clinic : ergonomie au bureau — réglage du siège, du clavier et de l’écran, mouvement au cours de la journée
- Mayo Clinic : épuisement professionnel — causes, signes d’alerte, stratégies, quand consulter
- 3114 : numéro national de prévention du suicide — accessible 24 h sur 24, 7 jours sur 7, gratuit
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Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

