Mis à jour le 9 octobre 2026
- Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique de la peau, non contagieuse, qui évolue par poussées ; il n’existe pas de guérison définitive.
- Les traitements validés vont des soins locaux aux biothérapies, selon l’étendue et la sévérité, sous suivi médical.
- Alimentation équilibrée, activité physique, arrêt du tabac et limitation de l’alcool sont recommandés, en plus et non à la place du traitement.
- Pour les approches naturelles, le NCCIH décrit des preuves mitigées (huile de poisson) ou trop faibles pour être recommandées (acupuncture, extraits de plantes en application locale).
- Des douleurs articulaires, des plaques très étendues ou une atteinte de la peau avec fièvre justifient une consultation rapide.
Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique de la peau, non contagieuse, qui se manifeste par des plaques rouges couvertes de squames. Il évolue par poussées et il n’existe pas de guérison définitive, mais des traitements permettent de réduire les poussées et leur intensité.
Sur le thème psoriasis et naturopathie, les sources médicales retiennent surtout l’hygiène de vie comme complément du traitement. Cet article précise ce qui est recommandé, ce qui reste incertain et quand consulter.
Qu’est-ce que le psoriasis et qui touche-t-il ?
Selon l’Assurance maladie, le psoriasis résulte d’un renouvellement accéléré de l’épiderme associé à une inflammation : les cellules de la peau se renouvellent en 7 jours environ au lieu de 21, ce qui forme des plaques rouges recouvertes de squames. Il touche 2 à 3 % de la population en France, le plus souvent entre 20 et 40 ans, et un tiers des cas débutent avant 20 ans.
La cause exacte est inconnue. Les poussées résultent d’une prédisposition génétique associée à des facteurs déclenchants. Dans 30 à 60 % des cas, les plaques démangent ou brûlent.
Comment le diagnostic est-il posé et quelles sont les formes ?
Le diagnostic repose d’abord sur l’aspect des lésions ; une biopsie n’est que rarement nécessaire, pour les formes inhabituelles. Les plaques, bien délimitées, siègent surtout aux coudes, aux genoux, aux avant-bras, aux jambes et au bas du dos, mais le cuir chevelu, le visage, les ongles, les paumes, les plantes, les plis et les muqueuses peuvent être touchés. Chez le nourrisson, le siège est souvent concerné ; chez l’enfant, le psoriasis prend parfois la forme de petites gouttes après une angine.
Environ 20 % des cas sont modérés à sévères. Le psoriasis ne provoque en général ni fièvre ni fatigue, sauf dans les formes étendues. Dans les formes sévères, le médecin recherche des maladies associées comme le diabète, le surpoids ou des anomalies lipidiques, et peut prescrire une prise de sang.
Quels facteurs peuvent déclencher ou aggraver les poussées ?
L’Assurance maladie cite le stress physique ou psychologique, certaines infections (angine, infections respiratoires chez l’enfant), certains médicaments (bêtabloquants, lithium, antipaludéens), les changements de climat et l’exposition au soleil, qui améliorent ou aggravent la maladie selon les personnes, et les frottements. L’alcool et le tabac ne causent pas le psoriasis, mais l’aggravent et réduisent la réponse aux traitements.
Si vous prenez un médicament de façon régulière et que vos plaques s’aggravent, n’arrêtez rien vous-même : parlez-en à votre médecin.
Quels traitements la médecine propose-t-elle ?
Le traitement du psoriasis est symptomatique et s’inscrit dans la durée. Il alterne des traitements d’attaque pendant les poussées et des traitements d’entretien plus légers. Son choix dépend de l’étendue des lésions, d’un éventuel rhumatisme psoriasique, du retentissement sur la vie quotidienne et psychologique, de l’âge et de l’état général.
- Pour les formes habituelles, les traitements locaux : dermocorticoïdes, analogues de la vitamine D3, produits hydratants et bains adoucissants.
- La photothérapie, pour un psoriasis étendu, avec des limites liées au vieillissement de la peau et au risque de cancer cutané.
- Les traitements généraux oraux ou injectables, réservés aux formes sévères ou résistantes, sous prescription et surveillance (bilan avant traitement, contraception pour certains).
- Les biothérapies, pour les formes modérées à sévères après échec ou contre-indication des traitements classiques.
Ces traitements nécessitent un suivi dermatologique. Ne les modifiez jamais sans avis médical.
Quelle place pour l’hygiène de vie ?
Quel que soit le traitement, l’Assurance maladie recommande une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, l’arrêt du tabac et la limitation de l’alcool : ces mesures améliorent la santé générale et renforcent l’efficacité des traitements. Elle recommande aussi les bains et produits hydratants pour calmer l’inflammation et les démangeaisons.
C’est le domaine où un accompagnement de bien-être peut avoir du sens, en soutien du suivi médical. Les frottements aggravent les lésions : privilégiez des soins doux et des vêtements qui n’irritent pas la peau, et évitez de gratter, car le grattage entretient l’inflammation et peut provoquer une surinfection. Aucune source consultée ne démontre qu’un régime particulier ou une cure fasse disparaître le psoriasis.
Que disent les études sur les approches naturelles ?
Le NCCIH, qui a évalué plusieurs approches complémentaires pour le psoriasis, rapporte :
- huile de poisson par voie orale : petits essais cliniques aux résultats mitigés ;
- climatothérapie de la mer Morte ou équivalent artificiel : bénéfice démontré, mais exposition accrue aux ultraviolets, donc risque accru de cancer de la peau ;
- acupuncture et extraits de plantes en application locale : études peu nombreuses, petites et de conception médiocre ; le NCCIH ne recommande pas ces approches.
Il rappelle que « naturel » ne signifie pas « sans danger » : les compléments peuvent avoir des effets indésirables, interagir avec des médicaments, et être dangereux s’ils sont pris en excès ou à la place d’un traitement prescrit. Cette page date de 2019 ; les connaissances peuvent avoir évolué.
Quand consulter, et pour quelles complications ?
Consultez un médecin pour tout nouveau psoriasis suspecté, lorsque les plaques s’étendent, lorsque la maladie pèse sur votre quotidien ou votre moral, ou si une approche naturelle ne vous apporte aucune amélioration. L’Assurance maladie souligne que le médecin évalue aussi le retentissement psychologique.
Des douleurs articulaires, notamment en fin de nuit, peuvent révéler un rhumatisme psoriasique, qui concerne environ 20 % des personnes atteintes. Un psoriasis couvrant plus de 90 % de la peau, avec fièvre, ou une forme pustuleuse diffuse, nécessite une hospitalisation. Enfin, le psoriasis étant associé à un risque cardiovasculaire accru, un suivi régulier est recommandé.
Questions fréquentes
Le psoriasis est-il contagieux ?
Non. L’Assurance maladie précise que le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique de la peau non contagieuse. Les plaques rouges et squameuses ne se transmettent ni par contact ni par partage d’objets. Une prédisposition génétique existe, la maladie touchant parfois plusieurs membres d’une même famille.
Le psoriasis peut-il guérir complètement ?
Non, pas de façon définitive. L’Assurance maladie indique qu’il n’existe pas de guérison définitive, mais que des rémissions sont possibles et que les traitements réduisent le nombre et l’intensité des poussées. L’évolution est chronique et imprévisible, avec des périodes d’amélioration.
Qu’est-ce qui peut déclencher ou aggraver une poussée ?
L’Assurance maladie cite le stress physique ou psychologique, certaines infections comme l’angine, certains médicaments (bêtabloquants, lithium, antipaludéens), les frottements, les coups de soleil ou les lésions de la peau, ainsi que l’alcool et le tabac. Le soleil améliore ou aggrave la maladie selon les personnes.
Le psoriasis touche-t-il les articulations ?
Oui, dans environ 20 % des cas selon l’Assurance maladie, sous la forme d’un rhumatisme psoriasique. Il atteint surtout les doigts et les orteils, évolue par poussées douloureuses, avec des douleurs souvent en fin de nuit, et peut déformer les articulations. Des douleurs articulaires chez une personne qui a un psoriasis justifient une consultation.
Le psoriasis est-il lié à d’autres maladies ?
L’inflammation chronique augmente le risque cardiovasculaire, en particulier dans les formes sévères ou étendues et avec un rhumatisme psoriasique. L’obésité et le diabète peuvent aggraver le psoriasis. L’Assurance maladie recommande un suivi médical régulier, avec un bilan adapté dans les formes sévères.
Le soleil ou la climatothérapie sont-ils recommandés ?
Le NCCIH rapporte que la climatothérapie de la mer Morte, ou son équivalent artificiel, a montré un bénéfice, mais qu’elle expose à plus d’ultraviolets et peut donc augmenter le risque de cancer de la peau. Demandez l’avis de votre dermatologue avant toute exposition prolongée ou séance de photothérapie.
Pour aller plus loin
- Eczéma atopique : soins de la peau, déclencheurs et suivi médical
- Eczéma atopique : définition, symptômes, causes et prise en charge
- Types d’eczéma : reconnaître chaque forme et sa prise en charge
- Sclérose en plaques : symptômes, causes et diagnostic
Sources
- Assurance maladie (ameli.fr) : Comprendre le psoriasis — définition, non-contagiosité, fréquence, causes, facteurs aggravants, maladies associées (page du 28 janvier 2026)
- Assurance maladie (ameli.fr) : Traitement du psoriasis — absence de guérison définitive, traitements locaux, photothérapie, traitements généraux, biothérapies, hygiène de vie (page du 27 janvier 2026)
- Assurance maladie (ameli.fr) : Symptômes, diagnostic et évolution du psoriasis — aspect des plaques, évolution par poussées, formes étendues, rhumatisme psoriasique, retentissement (page du 27 janvier 2026)
- NCCIH (NIH, États-Unis) : Skin conditions at a glance — preuves sur l’huile de poisson, la climatothérapie, l’acupuncture et les extraits de plantes en application locale dans le psoriasis (page de novembre 2019)
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

