Mis à jour le 9 octobre 2026
- L’OMS recommande de limiter les sucres libres à moins de 10 % de l’apport énergétique quotidien ; une limite de 5 % ou moins peut apporter des bénéfices supplémentaires.
- Selon le NHS, un excès de sucre peut faire prendre du poids et provoquer des caries ; l’excès de poids augmente le risque de diabète de type 2, de maladies cardiaques et de certains cancers.
- Les leviers cités par les sources : remplacer les boissons sucrées, lire les étiquettes, diminuer progressivement le sucre ajouté et choisir des aliments sans sucres ajoutés.
- Les édulcorants ne sont pas une solution pour le poids : l’OMS les déconseille à cet usage, elle exclut de ce conseil les personnes déjà diabétiques.
- Si vous avez un diabète ou un traitement, demandez conseil à un professionnel de santé avant de modifier votre alimentation.
Pour réduire sa consommation de sucre, les sources de santé publique conseillent de viser en priorité les sucres libres, c’est-à-dire les sucres ajoutés aux aliments et aux boissons ainsi que ceux du miel, des sirops et des jus de fruits. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixe un repère de moins de 10 % de l’apport énergétique quotidien, et le NHS britannique détaille des gestes concrets pour y parvenir.
Cet article présente ces repères, sans régime ni promesse de résultat, et indique les limites des sources : elles décrivent des pistes d’action, pas un protocole garanti pour tout le monde.
Pourquoi réduire les sucres ajoutés ?
Le NHS indique qu’un excès de sucre peut faire prendre du poids et provoquer des caries dentaires. Il précise qu’un excès de poids augmente le risque de maladies cardiaques, de certains cancers et de diabète de type 2. Consommer régulièrement des aliments et des boissons riches en sucre accroît le risque d’obésité et de caries.
Les sources consultées n’étayent pas d’autres effets souvent cités, comme une amélioration de la peau, de l’énergie ou une diminution des fringales : ils ne sont donc pas présentés ici comme établis.
Quels sucres faut-il viser en priorité ?
L’OMS cible les sucres libres : monosaccharides et disaccharides ajoutés aux aliments et boissons par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur, ainsi que les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops, les jus de fruits et les jus concentrés. Son repère : moins de 10 % de l’apport énergétique quotidien ; descendre à 5 % ou moins peut apporter des bénéfices supplémentaires.
Le NHS précise que les sucres naturellement présents dans les fruits entiers et le lait ne sont pas ceux à réduire : l’effort porte sur les sucres ajoutés et les sucres libres.
Comment réduire concrètement sa consommation de sucre ?
Les cinq repères ci-dessous reprennent les conseils de l’OMS et du NHS. Ils ne constituent ni un régime ni une promesse de résultat.
- Revoir d’abord les boissons : le NHS conseille de remplacer les boissons sucrées par de l’eau, du lait à teneur réduite en matières grasses ou des boissons sans sucres ajoutés, et de plafonner les jus non sucrés et les smoothies. L’OMS rappelle que la plupart des jus, même sans sucres ajoutés, contiennent des quantités notables de sucres libres.
- Lire les étiquettes : le NHS invite à repérer les sucres ajoutés, y compris sous des noms comme miel, sirop ou glucose dans la liste des ingrédients, et à considérer comme élevé un produit qui contient plus de 22,5 g de sucres totaux pour 100 g.
- Diminuer progressivement : le NHS suggère de réduire peu à peu le sucre dans les boissons chaudes et les céréales du petit-déjeuner.
- Choisir des aliments sans sucres ajoutés : l’OMS conseille les fruits et légumes frais, surgelés ou en conserve sans sucres ajoutés, et le NHS les fruits en conserve au jus plutôt qu’au sirop.
- Réduire le niveau général de sucré : l’OMS invite à diminuer la sucrosité globale de l’alimentation, en commençant tôt dans la vie, plutôt que de remplacer un sucre par un autre.
Ces repères sont des pistes parmi d’autres. Chacun peut les adapter à ses habitudes, à son budget et à son état de santé avec l’aide d’un professionnel si besoin.
Le miel ou le sirop remplacent-ils le sucre blanc ?
Pour réduire les sucres libres, non. Le NHS précise que le miel, les sirops (érable, agave) et les nectars comptent comme des sucres libres : leurs sucres sont naturels, mais ils sont comptés comme des sucres libres. L’OMS les range dans la même catégorie.
Remplacer le sucre de table par du miel ou un sirop ne diminue donc pas, à lui seul, la part de sucres libres de l’alimentation. Il peut en revanche faire partie d’une démarche de réduction globale, si les quantités diminuent.
Les édulcorants sont-ils une solution ?
L’OMS déconseille les édulcorants non sucrés, dont la stévia, pour contrôler le poids ou réduire le risque de maladies non transmissibles. Sa revue systématique n’a trouvé aucun bénéfice à long terme sur la masse grasse chez l’adulte ou l’enfant et suggère des risques possibles à long terme, comme un risque accru de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et de mortalité chez l’adulte.
Cette recommandation concerne tout le monde, sauf les personnes qui ont déjà un diabète. Dans sa fiche sur l’alimentation saine, l’OMS indique que la réduction des sucres libres devrait se faire sans recourir aux édulcorants, qui ne sont envisagés qu’en dernier recours. Le NHS cite pourtant le passage à un édulcorant parmi ses conseils pour les boissons chaudes ; les deux sources n’ont pas la même position et le choix gagne à être discuté avec un professionnel.
Quand demander conseil à un professionnel de santé ?
Si vous avez un diabète, un prédiabète, une maladie chronique ou un traitement en cours, ne modifiez pas seul votre alimentation : demandez conseil à votre médecin, à un diététicien ou à votre pharmacien. Cette précaution vaut aussi pour la grossesse, l’allaitement et l’alimentation des jeunes enfants. L’OMS recommande par ailleurs d’éviter d’ajouter du sucre dans l’alimentation des nourrissons et d’éviter les boissons sucrées chez les jeunes enfants.
Une soif intense, des urines très fréquentes, une fatigue inhabituelle ou une perte de poids sans explication, ou encore une envie de sucre qui devient incontrôlable, justifient de consulter, et non d’essayer de nouveaux régimes. Pour les caries, un dentiste reste l’interlocuteur adapté.
Questions fréquentes
Faut-il supprimer complètement le sucre ?
Les sources ne le demandent pas. L’OMS recommande de limiter les sucres libres à moins de 10 % de l’apport énergétique quotidien, avec une réduction possible à 5 % ou moins pour des bénéfices supplémentaires.
Les sucres des fruits comptent-ils dans la limite ?
D’après le NHS, les sucres naturellement présents dans les fruits entiers et le lait ne sont pas ceux à réduire. Les jus, le miel et les sirops comptent en revanche comme des sucres libres.
Que faire des jus de fruits et des smoothies ?
Le NHS conseille de plafonner la consommation de jus non sucrés et de smoothies. L’OMS précise que la plupart des jus, même sans sucres ajoutés, contiennent des quantités notables de sucres libres.
Les édulcorants aident-ils à maigrir ?
Pas à long terme selon l’OMS : sa revue ne montre pas de bénéfice sur la masse grasse et suggère des risques possibles. Elle exclut de ce conseil les personnes déjà diabétiques.
Comment réduire le sucre dans les boissons chaudes ?
Le NHS suggère de réduire progressivement la quantité de sucre ajoutée dans les boissons chaudes et les céréales, plutôt que de la supprimer d’un coup.
Quels ingrédients indiquent la présence de sucres ajoutés ?
Le NHS invite à repérer dans la liste des ingrédients les mentions comme miel, sirop ou glucose. Il considère aussi comme élevé un produit qui contient plus de 22,5 g de sucres totaux pour 100 g.
Pour aller plus loin
- Réduire sa consommation de sucre : repères et conseils pratiques
- Sucres naturels : sont-ils meilleurs que le sucre blanc ?
- Réduire le sucre : repères de l’OMS, étiquettes et astuces
- Réduire le sucre chez un ado : repères et conseils pratiques
Sources
- OMS : Healthy diet (fiche d’information) — les sucres libres, la limite de 10 % et de 5 % de l’apport énergétique, les jus de fruits et les produits sans sucres ajoutés
- OMS : recommandation sur les édulcorants non sucrés (15 mai 2023) — l’absence de bénéfice à long terme des édulcorants pour le poids et les risques possibles
- NHS : How does sugar in our diet affect our health ? — les risques d’un excès de sucre et les conseils de réduction
- NHS : Eight tips for healthy eating — les sucres libres à réduire, la lecture des étiquettes et le seuil de 22,5 g pour 100 g
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

