Mis à jour le 9 octobre 2026
- Une consultation de naturopathie en ligne est un entretien à distance, par téléphone ou en visioconférence, centré sur l’hygiène de vie ; elle ne remplace pas une consultation médicale.
- Le NCCIH, agence de recherche américaine, décrit la naturopathie comme une approche globale (alimentation, activité physique, gestion du stress) et ne résume pas, sur sa page, de données démontrant son efficacité.
- La valeur du titre de naturopathe varie selon les pays : des licences existent dans certains États américains, alors qu’au Royaume-Uni l’enregistrement légal n’est pas obligatoire pour la plupart des thérapies complémentaires. Le statut en France n’a pas été vérifié pour cet article.
- Un diplôme ou une licence ne garantit pas, à lui seul, une prise en charge sûre et efficace.
- Des symptômes qui persistent ou reviennent justifient de consulter un médecin ; ne modifiez jamais seul un traitement en cours.
Une consultation de naturopathie en ligne est un échange organisé à distance, le plus souvent par téléphone ou en visioconférence, avec une personne qui se présente comme naturopathe. Elle porte sur les habitudes de vie ; elle ne constitue ni un diagnostic médical ni un substitut au suivi assuré par un médecin.
Cet article explique ce que recouvre ce type de rendez-vous, ce que disent des organismes de santé sur la naturopathie et sur le choix d’un praticien, et dans quels cas il est préférable de s’adresser d’abord à un professionnel de santé. Les modalités pratiques de l’offre décrite à l’origine sur ce site (tarifs, créneaux, moyens de paiement) datent de 2017 : vérifiez-les directement auprès du site avant toute réservation.
Qu’est-ce qu’une consultation de naturopathie à distance ?
Il s’agit d’un entretien, sans déplacement, au cours duquel vous décrivez vos habitudes (alimentation, sommeil, activité physique, stress) et recevez des conseils d’hygiène de vie. La consultation peut être précédée d’un questionnaire à remplir et suivie d’un document écrit envoyé par courriel : c’était le déroulement présenté dans l’offre d’origine de ce site.
Ce format permet de consulter depuis un autre lieu que celui du cabinet. Aucune des sources consultées pour cet article n’a comparé la qualité d’un accompagnement à distance à celle d’une consultation en présentiel : cette question reste donc ouverte.
Que dit-on de la naturopathie dans les sources de santé ?
Le NCCIH (National Center for Complementary and Integrative Health, États-Unis) décrit la naturopathie comme un système issu de pratiques traditionnelles et d’approches européennes du XIXe siècle. Elle affirme viser la prévention et la prise en charge de la maladie en agissant sur ses causes, avec une approche globale qui inclut l’activité physique, l’alimentation et la gestion du stress.
Selon la même page, les naturopathes peuvent aussi recourir à des plantes et compléments alimentaires, à l’homéopathie, à des techniques manuelles ou à des démarches dites de détoxication. La page ne résume pas de recherches établissant si la naturopathie fonctionne et ne détaille pas les risques propres à chacune de ces pratiques.
L’agence britannique NHS rappelle, pour l’ensemble des thérapies complémentaires, qu’elles ne sont pas testées de la même façon que les médicaments pour mesurer leur effet. En l’absence de preuves solides, il est donc plus prudent de considérer ces consultations comme un accompagnement de mode de vie que comme une réponse à un problème de santé.
Complémentaire, alternative, intégrative : quelle différence ?
Le NCCIH distingue trois notions. Une approche complémentaire est une pratique non conventionnelle utilisée en plus de la médecine conventionnelle. Une approche alternative est utilisée à la place de celle-ci. Une approche intégrative associe de façon coordonnée les deux.
La même source indique que la plupart des personnes qui ont recours à ces pratiques utilisent aussi les soins conventionnels. Pour votre santé, la logique la plus sûre est celle du complément : le suivi médical reste en place, et la consultation de naturopathie, si vous la choisissez, s’ajoute à lui.
Comment choisir un naturopathe ?
Les sources consultées insistent sur le fait qu’un titre ne suffit pas. Le NCCIH précise qu’une licence est délivrée et contrôlée par une autorité publique, qu’une certification est accordée par une organisation professionnelle, et que ni l’une ni l’autre n’est toujours une garantie de compétence. Sa page sur le sujet recommande de choisir un praticien de la même façon qu’un professionnel de santé conventionnel.
Le cadre varie fortement d’un pays à l’autre. D’après la page du NCCIH consultée (mise à jour en 2018), les naturopathes diplômés d’un cursus de quatre ans peuvent être licenciés dans 17 États américains et à Washington, alors que les naturopathes dits traditionnels se forment dans des programmes non accrédités et ne peuvent pas être licenciés. Au Royaume-Uni, le NHS indique que seuls les chiropracteurs et les ostéopathes doivent être enregistrés par la loi, et recommande de vérifier qu’un thérapeute appartient à une organisation reconnue par la Professional Standards Authority.
Ces repères sont étrangers. Pour la France, renseignez-vous auprès des autorités sanitaires et demandez au praticien le détail de sa formation, de l’organisme qui l’a délivrée et de ce qu’il propose exactement. Avant de réserver, vérifiez aussi ce qui est inclus dans le tarif, la durée de l’entretien et les conditions de report ou d’annulation.
Quand consulter un médecin plutôt qu’un naturopathe ?
Le NHS conseille de s’adresser à un médecin pour des symptômes qui ne disparaissent pas ou qui reviennent, plutôt que de s’en tenir à un thérapeute complémentaire. Tout symptôme durable, récurrent ou nouveau relève d’abord d’un avis médical.
Si vous suivez un traitement, ne l’arrêtez pas et ne le modifiez pas sans en parler à votre médecin. Le NHS et le NCCIH recommandent d’informer tous les professionnels de santé qui vous suivent des approches complémentaires que vous utilisez. Cela vaut en particulier pour les plantes et les compléments, dont certains peuvent interagir avec des médicaments. Un pharmacien peut vous aider à vérifier ce point.
En cas de grossesse, d’allaitement, de maladie chronique ou de prise de médicaments, demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant d’utiliser une plante ou un complément proposé lors d’une consultation.
Questions fréquentes
Une consultation de naturopathie en ligne remplace-t-elle une consultation médicale ?
Non. Elle ne remplace ni le diagnostic, ni les examens, ni le suivi médical. Les sources consultées recommandent de voir un médecin pour les symptômes qui persistent ou reviennent, et de ne pas arrêter un traitement sans son avis.
La naturopathie est-elle reconnue comme une médecine ?
Cela dépend du pays. Selon une page du NCCIH datée de 2018, des États américains licencient les naturopathes ; au Royaume-Uni, le NHS précise que la plupart des thérapeutes complémentaires n’ont pas à être enregistrés par la loi. Le statut en France n’a pas été vérifié pour cet article.
Quelle différence entre médecine complémentaire et médecine alternative ?
Selon le NCCIH, une approche complémentaire s’utilise en plus de la médecine conventionnelle, une approche alternative à sa place. Une approche intégrative combine les deux de façon coordonnée.
Faut-il prévenir son médecin quand on consulte un naturopathe ?
Oui. Le NHS et le NCCIH recommandent d’informer les professionnels de santé qui vous suivent de toute approche complémentaire que vous utilisez, notamment les plantes et compléments, afin de repérer d’éventuelles interactions avec un traitement.
Une licence ou un diplôme garantit-il la qualité de la prise en charge ?
Non. Le NCCIH souligne qu’une licence ou une certification n’est pas toujours une garantie de compétence, et qu’elle n’assure pas à elle seule un traitement sûr et efficace. Demandez le détail de la formation et ce que le praticien propose.
Que faire si l’on prend déjà un traitement ?
Poursuivez-le tel que prescrit et parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant d’ajouter une plante ou un complément. Le NHS indique que certaines plantes peuvent mal se combiner avec des médicaments courants. Ne modifiez jamais un traitement de votre propre initiative.
Pour aller plus loin
- Comment contacter un naturopathe : vérifications et questions
- Naturopathie à Nantes : démarche, limites et précautions
- Accompagnement en naturopathie : apports, limites et précautions
- Qu’est-ce que la naturopathie ? Définition, pratiques, preuves
Sources
- NCCIH : Naturopathy — définition de la naturopathie, types de praticiens, pratiques utilisées, limites de la licence, conseil d’informer ses soignants
- NCCIH : Credentialing, Licensing, and Education — différence licence / certification, absence de garantie de compétence, choix du praticien (page de mai 2018)
- NCCIH : Complementary, Alternative, or Integrative Health: What’s In a Name? — définitions des approches complémentaire, alternative et intégrative
- NHS : Complementary and alternative medicine — absence de test équivalent à celui des médicaments, registre des thérapeutes au Royaume-Uni, consulter un médecin pour les symptômes persistants, ne pas arrêter un traitement
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

