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Plantes pendant la grossesse : lesquelles éviter ou tolérer ?

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • Il n’existe pas de liste de plantes « autorisées » valable pour toutes : l’Assurance maladie demande de consulter un médecin ou un professionnel de santé avant tout produit à base de plantes pendant la grossesse.
  • Le gingembre est la plante la plus souvent évoquée pour les nausées légères : le NHS parle de preuves limitées (« some evidence »), et l’Assurance maladie le propose pour les nausées peu sévères.
  • Les huiles essentielles sont contre-indiquées d’après l’Assurance maladie (page du 22 juin 2026) ; compléments et huiles essentielles sont « vivement déconseillés » (page du 28 avril 2025).
  • Le Vidal cite des plantes à éviter, dont des plantes amères, des laxatives irritantes, la sauge officinale et l’achillée millefeuille. Cette page date de 2018 et ne remplace pas un avis médical.
  • Vomissements incessants, impossibilité de boire, urines très foncées, vertiges ou douleurs abdominales : contactez rapidement votre médecin ou votre sage-femme.

Concernant les plantes pendant la grossesse, le caractère naturel ne garantit pas l’innocuité, et il n’existe pas de liste simple de plantes « autorisées » qui conviendrait à toutes les femmes enceintes. Les sources officielles demandent de consulter un professionnel de santé avant d’utiliser un produit à base de plantes, y compris en vente libre.

Cet article reprend ce que disent l’Assurance maladie, le NHS britannique et le Vidal : ce qui est généralement évoqué pour les nausées, ce qui est déconseillé ou contre-indiqué, la place des huiles essentielles et les signes qui doivent faire consulter. Il ne donne ni dose ni durée d’usage : c’est à votre médecin, votre sage-femme ou votre pharmacien de les déterminer dans votre situation.

Les plantes sont-elles sans risque pendant la grossesse ?

Non. L’Assurance maladie (page du 28 avril 2025) rappelle qu’une femme enceinte ne doit pas prendre de médicament de sa propre initiative. Elle précise qu’il faut consulter son médecin traitant ou un professionnel de santé avant de prendre tout médicament, y compris ceux vendus sans ordonnance ou « à base de plantes ». Les produits à base de plantes entrent dans la même règle, et la consommation de compléments et d’huiles essentielles est « vivement déconseillée ».

Le Vidal (page du 15 mai 2018) est encore plus net : il recommande de consulter un médecin ou une sage-femme avant tout produit à base de plantes et indique que l’automédication est « absolument à proscrire ». Le NHS ajoute un point de qualité : certains produits à base de plantes peuvent ne pas être de bonne qualité et contenir d’autres substances, comme du plomb. Il demande de signaler à la sage-femme, au médecin ou au pharmacien tout usage de produits à base de plantes, homéopathiques ou d’aromathérapie.

La forme compte autant que la plante. Le Vidal précise que les plantes citées comme tolérées doivent être utilisées telles quelles, et non dans un produit manufacturé ou un mélange. Un complément en gélules ou un mélange de plusieurs plantes ne relève donc pas du même niveau de précaution qu’une tisane d’une seule plante, et reste soumis à l’avis du professionnel de santé.

Quelles plantes sont évoquées comme tolérées, et avec quelles réserves ?

Les sources ne parlent pas de plantes « autorisées » : elles décrivent des plantes plutôt tolérées, sous conditions et avec un avis médical.

Le gingembre. L’Assurance maladie (page du 22 juin 2026) le propose pour les nausées et vomissements peu sévères, en précisant que l’acupuncture et l’acupression n’ont pas d’efficacité démontrée. Le NHS indique qu’il existe « some evidence » que le gingembre peut aider à réduire les nausées et les vomissements, et demande de consulter le pharmacien avant de prendre des compléments de gingembre pendant la grossesse. Le Vidal mentionne une tisane de gingembre possible pour les nausées du début de grossesse, sous conditions de dose que nous ne reprenons pas ici : elles relèvent de votre soignant.

Le lin et le psyllium. Le Vidal indique que les graines de lin ou de psyllium peuvent soulager la constipation, avec la même réserve d’un avis médical.

Les feuilles de framboisier. Leur réputation est souvent évoquée. Le Vidal note pourtant que les études cliniques chez la femme enceinte n’ont montré aucun effet : cette plante ne repose donc sur aucune preuve d’utilité.

Les pages consultées ne décrivent pas la camomille. Nous ne pouvons donc pas affirmer, d’après elles, qu’elle soit à privilégier ou à éviter : demandez conseil avant d’en consommer régulièrement.

Que dit-on de la menthe poivrée pendant la grossesse ?

La fiche Vidal sur la menthe poivrée (mise à jour le 22 décembre 2017) indique que son usage thérapeutique est contre-indiqué pendant le premier trimestre de la grossesse, en raison d’un possible effet stimulant sur l’utérus. La page ne traite pas des deuxième et troisième trimestres. Pour l’allaitement, elle conseille de s’abstenir, car les substances actives pourraient passer dans le lait. Elle signale aussi des interactions possibles avec de nombreux médicaments et l’intérêt d’un avis médical en cas de traitement de longue durée.

Cette information vient d’une page ancienne et s’adresse à un usage thérapeutique ; elle n’évalue pas l’infusion occasionnelle. En pratique, si vous souhaitez en consommer, parlez-en d’abord à votre médecin, votre sage-femme ou votre pharmacien, en particulier au premier trimestre. L’huile essentielle, elle, relève d’une règle plus stricte, présentée plus bas.

Quelles plantes sont citées comme à éviter ?

Le Vidal (page de 2018) dresse une liste de plantes à éviter pendant la grossesse. Elle comprend :

  • des plantes dites amères : les espèces des genres Artemisia et Tanacetum, l’épine-vinette, la chélidoine, l’hydraste du Canada, la rue et la gentiane jaune ;
  • des plantes laxatives irritantes, avec un risque de contractions utérines : l’aloès, le cascara, le séné, la bourdaine et la rhubarbe de Chine ;
  • d’autres plantes : le cohosh bleu, le genévrier, la menthe pouliot, l’achillée millefeuille, la sauge officinale et la sanguinaire du Canada.

Cette liste est issue d’une seule source, ancienne, et ne prétend pas être exhaustive : une plante qui n’y figure pas n’est pas pour autant sans risque. Elle ne s’applique pas à toutes les formes : tisane, gélule, teinture et huile essentielle ne présentent pas les mêmes expositions. Si vous prenez déjà une préparation à base de plantes, ne l’arrêtez pas ni ne la poursuivez sans avis : parlez-en à un professionnel de santé, qui pourra vous dire quoi faire.

Peut-on utiliser des huiles essentielles quand on est enceinte ?

L’Assurance maladie est claire : sur sa page consacrée aux nausées de la grossesse (22 juin 2026), l’aromathérapie et les huiles essentielles sont contre-indiquées pendant la grossesse. Sur sa page générale (28 avril 2025), elle juge la consommation de compléments et d’huiles essentielles « vivement déconseillée ».

Le Vidal (2018) va dans le même sens : les huiles essentielles ne doivent jamais être utilisées par voie interne, et les autres usages, comme l’inhalation, la diffusion ou le bain, doivent être limités. Le genévrier, la menthe pouliot, la muscade et le thuya y sont à proscrire sous toute forme. Même si des variations apparaissent entre ces pages, le message commun est la prudence : les huiles essentielles sont des substances concentrées, et la grossesse n’est pas le moment de les tester sans avis médical.

Que faire en cas de nausées, et quand consulter ?

Pour des nausées légères, l’Assurance maladie met en avant des mesures non médicamenteuses et le gingembre pour les formes peu sévères. Le NHS recommande notamment du repos, d’éviter les aliments ou les odeurs qui déclenchent les nausées, de manger de petites quantités plus souvent, des repas simples ou froids si les odeurs chaudes gênent, et de boire par petites gorgées fréquentes. Le NHS indique aussi que le médecin peut proposer un médicament contre les nausées adapté à la grossesse si les symptômes sont importants.

Contactez rapidement votre médecin ou votre sage-femme si, avec des vomissements, vous avez des urines très foncées ou n’urinez plus depuis plus de huit heures, si vous ne gardez ni aliments ni boissons depuis 24 heures, si vous vous sentez très faible ou étourdie en vous levant, si vous avez des douleurs abdominales ou de la fièvre, si vous vomissez du sang ou si vous perdez du poids (NHS, revue le 17 avril 2024). L’Assurance maladie décrit l’hyperémèse gravidique comme une forme plus sévère, avec perte de poids ou déshydratation, qui justifie un bilan et parfois une hospitalisation. Aucune plante ne remplace cette prise en charge.

Questions fréquentes

Peut-on boire des tisanes quand on est enceinte ?

Les sources consultées ne donnent pas de liste générale de tisanes sans risque. Le Vidal indique que les plantes tolérées doivent être utilisées telles quelles, après avis d’un médecin ou d’une sage-femme. Demandez conseil avant d’en faire un usage régulier.

Le gingembre aide-t-il en cas de nausées de la grossesse ?

Le NHS parle de preuves limitées (« some evidence ») d’un effet sur les nausées et les vomissements. L’Assurance maladie le propose pour les nausées peu sévères. Demandez conseil au pharmacien avant de prendre des compléments.

Les feuilles de framboisier sont-elles utiles pendant la grossesse ?

Le Vidal note que les études cliniques menées chez la femme enceinte n’ont montré aucun effet des feuilles de framboisier. Leur réputation n’est donc pas appuyée par des preuves.

Les huiles essentielles sont-elles déconseillées pendant la grossesse ?

Oui. L’Assurance maladie indique que l’aromathérapie et les huiles essentielles sont contre-indiquées pendant la grossesse, et juge leur consommation vivement déconseillée.

Pourquoi un produit « naturel » peut-il poser problème ?

Le NHS rappelle que certains produits à base de plantes peuvent être de qualité variable et contenir d’autres substances, comme du plomb. Le Vidal cite par ailleurs des plantes laxatives irritantes à éviter, avec un risque de contractions utérines.

Vaut-il mieux consulter pour des vomissements importants ?

Oui. Si vous ne gardez ni aliments ni boissons, si vos urines sont très foncées, si vous êtes très faible ou si vous avez des douleurs ou de la fièvre, contactez rapidement un médecin ou une sage-femme, selon le NHS.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



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