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Effets de la maca : que disent les études ?

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • La maca est une racine cultivée en altitude dans les Andes centrales du Pérou, vendue en poudre, gélules, farine ou extraits.
  • Les effets décrits sur l’énergie, l’humeur, le désir sexuel ou la fertilité reposent surtout sur des études animales et sur un petit nombre d’essais cliniques.
  • Une revue systématique de 2010 conclut à des preuves limitées pour l’amélioration de la fonction sexuelle ; la Mayo Clinic parle de données préliminaires et d’un besoin de recherches supplémentaires.
  • Les sources consultées ne détaillent pas la sécurité d’emploi de la maca : en cas de grossesse, d’allaitement, de maladie ou de traitement en cours, demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien.
  • Une baisse durable de l’énergie ou du désir mérite une consultation médicale plutôt qu’une automédication.

Les effets de la maca ne sont pas, à ce jour, démontrés de façon solide sur la vitalité, le désir sexuel ou la fertilité : les études disponibles sont peu nombreuses, de petite taille et le plus souvent préliminaires. Cette racine andine reste néanmoins un aliment traditionnel intéressant à connaître, à condition de ne pas lui prêter plus de pouvoirs que ne le permettent les données.

Cet article reprend ce que disent des revues scientifiques indexées dans PubMed et la Mayo Clinic : l’origine de la plante, les effets étudiés, la qualité des preuves, puis les points de prudence et les situations qui justifient de consulter. Aucune dose ni aucune cure n’y est proposée, car aucune des sources consultées ne les établit.

Qu’est-ce que la maca et d’où vient-elle ?

La maca (Lepidium meyenii) est une plante cultivée sur les hauts plateaux du Pérou. Selon une revue publiée en 2009 dans la revue Forschende Komplementärmedizin, elle est cultivée exclusivement entre 4 000 et 4 500 mètres d’altitude, dans les Andes centrales péruviennes. Elle est utilisée traditionnellement à des fins alimentaires et supposées médicinales.

Depuis 2005, la maca fait partie des sept produits emblématiques du Pérou, et elle est exportée sous plusieurs formes : poudre, gélules, comprimés, farine, liqueur et extraits. Cette diversité de présentations est importante : les études ne portent pas toutes sur la même préparation, ce qui complique la comparaison des résultats.

La racine existe en plusieurs couleurs, du blanc au noir. Les auteurs de la revue de 2009 ont étudié les types jaune, noir et rouge. Les sources consultées n’indiquent pas qu’une couleur serait préférable à une autre pour l’être humain.

Que montrent réellement les études sur la maca ?

Il faut distinguer trois niveaux de preuve. Le premier est celui des études expérimentales, surtout animales. D’après la revue de 2009, elles suggèrent des effets sur la nutrition, la fertilité, la mémoire et l’humeur. Chez le rat, l’effet sur la production de spermatozoïdes variait selon la couleur de la maca : le type noir l’améliorait davantage que le jaune, tandis que le rouge n’avait pas d’effet sur ce paramètre. Ces observations sur l’animal ne se transposent pas automatiquement à l’être humain.

Le deuxième niveau est celui des essais cliniques randomisés chez l’humain. La même revue rapporte des effets favorables sur l’énergie et l’humeur, une possible réduction de l’anxiété, une amélioration du désir sexuel, ainsi qu’une amélioration de la production, de la mobilité des spermatozoïdes et du volume du sperme. Elle note que les taux sanguins de testostérone, d’estradiol, de LH, de FSH et de prolactine n’étaient pas modifiés. Les auteurs précisent que les mécanismes d’action exacts restent flous.

Le troisième niveau est celui des synthèses critiques, qui évaluent la solidité de l’ensemble. C’est là que la prudence s’impose, comme le montre la section suivante.

La maca améliore-t-elle le désir et la fonction sexuelle ?

Une revue systématique publiée en 2010 dans BMC Complementary and Alternative Medicine a analysé les essais randomisés portant sur la maca et la fonction sexuelle. Seuls quatre essais répondaient aux critères d’inclusion. Les auteurs rapportent des « preuves limitées » en faveur d’une amélioration de la fonction sexuelle et estiment que ce nombre d’essais est trop faible pour tirer des conclusions fermes ; ils appellent à des études plus rigoureuses.

La Mayo Clinic adopte un ton comparable dans un article consacré aux aphrodisiaques naturels. Elle indique que, pour la maca, le ginkgo et le ginseng, certaines données préliminaires sont un peu plus encourageantes que pour d’autres produits, mais que davantage de recherches sont nécessaires. Elle souligne aussi qu’il existe peu de preuves que la plupart des aphrodisiaques naturels fonctionnent.

En pratique, une absence de désir ou un trouble de l’érection relève d’une évaluation médicale : ces difficultés peuvent avoir des causes physiques, psychologiques ou relationnelles que seul un professionnel peut démêler. Le médecin traitant, l’urologue ou le sexologue sont les interlocuteurs adaptés.

La maca peut-elle aider en cas de fatigue ou de baisse de forme ?

La revue de 2009 mentionne des effets favorables sur l’énergie et l’humeur dans des essais cliniques, sans que les sources consultées permettent de chiffrer l’ampleur de ces effets ni d’en établir la durée. Elles ne permettent pas non plus d’affirmer que la maca « booste » la vitalité de manière fiable, ni qu’elle renforce les défenses immunitaires : aucune des sources ouvertes ne l’indique.

Une fatigue qui s’installe, qui ne cède pas au repos ou qui s’accompagne d’autres signes (amaigrissement, essoufflement, fièvre, tristesse persistante) doit conduire à consulter. Compléter l’alimentation par un produit à base de plante ne remplace pas la recherche d’une cause, qu’il s’agisse d’un manque de sommeil, d’une carence, d’une maladie ou d’un état dépressif.

Quelles précautions prendre avec la maca et les produits « naturels » ?

Aucune des sources ouvertes pour cet article ne détaille les effets indésirables, les contre-indications ou les interactions de la maca. Cette absence d’information n’est pas une garantie d’innocuité. Il est donc raisonnable de demander conseil à un médecin ou à un pharmacien avant d’en consommer sous forme concentrée, en particulier en cas de grossesse, d’allaitement, de maladie chronique ou de traitement en cours.

La Mayo Clinic met par ailleurs en garde contre certains produits vendus comme aphrodisiaques naturels : des extraits d’insectes ou de plantes peuvent être toxiques, et certains produits se sont révélés contenir des médicaments sur ordonnance non déclarés, comme le sildénafil, dangereux en présence de certaines maladies ou de certains traitements. Un produit étiqueté « naturel » n’est donc pas forcément sans risque.

Pour limiter les risques, lisez l’étiquette, évitez les produits dont la composition est floue et signalez à votre médecin tout complément que vous prenez.

Quand consulter plutôt que d’essayer un complément ?

Consultez un médecin si une baisse de désir, des difficultés sexuelles, une fatigue persistante ou des difficultés à concevoir durent dans le temps. La Mayo Clinic recommande d’en parler avec son médecin lorsqu’on souhaite améliorer son désir sexuel, et cite des approches reconnues : dialoguer avec son ou sa partenaire, adopter une bonne hygiène de vie, traiter les maladies sous-jacentes éventuelles. Un conseiller ou un thérapeute spécialisé dans les questions sexuelles et de couple peut aussi aider.

Ne modifiez jamais un traitement en cours sans l’avis du professionnel qui vous suit.

Questions fréquentes

La maca est-elle un superaliment ?

« Superaliment » n’est pas une catégorie définie par les sources de santé consultées. Elles décrivent la maca comme une racine andine à usage traditionnel, dont les effets chez l’humain restent à confirmer par des études plus nombreuses et plus rigoureuses.

La maca agit-elle sur les hormones ?

Dans les essais cliniques rapportés par la revue de 2009, les taux de testostérone, d’estradiol, de LH, de FSH et de prolactine n’étaient pas modifiés. Les mécanismes d’action de la maca restent mal compris.

La maca augmente-t-elle la fertilité masculine ?

La revue de 2009 rapporte, dans des essais cliniques, une amélioration de la production, de la mobilité des spermatozoïdes et du volume du sperme, mais ces résultats viennent d’un petit nombre d’études. Pour un projet de grossesse qui tarde, la consultation médicale reste la démarche de référence.

Faut-il choisir une maca jaune, rouge ou noire ?

La revue de 2009 a étudié les types jaune, noir et rouge, avec des effets différents chez l’animal selon la couleur. Ces résultats ne permettent pas de recommander une couleur pour l’être humain, et aucune source consultée ne le fait.

Les produits aphrodisiaques naturels sont-ils sans danger ?

Non, pas nécessairement. La Mayo Clinic signale que certains produits contiennent des extraits toxiques ou des médicaments sur ordonnance non déclarés, comme le sildénafil. Demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant d’en consommer.

Peut-on prendre de la maca avec un traitement en cours ?

Les sources consultées ne documentent pas les interactions de la maca. Par prudence, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant d’en consommer, surtout si vous êtes enceinte, si vous allaitez ou si vous suivez un traitement.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



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