Mis à jour le 9 octobre 2026
- Une fracture du genou peut concerner la rotule ou l’extrémité supérieure du tibia (plateau tibial) ; la prise en charge varie selon l’os atteint, de l’immobilisation à la chirurgie.
- Un genou douloureux et gonflé après un traumatisme, avec impossibilité de tendre la jambe ou de s’appuyer, justifie un avis médical rapide ; l’Assurance maladie présente la suspicion de fracture de la jambe comme une urgence.
- Le diagnostic repose sur l’examen clinique et les radiographies ; selon le Manuel MSD, une radiographie peut paraître normale et l’IRM peut confirmer le diagnostic.
- Après la fracture, les sources décrivent une surveillance (radiographies de contrôle, rééducation) et une vigilance sur les complications comme la phlébite, l’infection ou le syndrome des loges.
- Aucune des sources consultées ne présente une méthode naturelle comme alternative à la prise en charge médicale d’une fracture : les approches de bien-être, au mieux, accompagnent le suivi décidé par l’équipe soignante.
Une fracture du genou est une cassure d’un des os de l’articulation, le plus souvent la rotule ou l’extrémité supérieure du tibia, et elle nécessite toujours une évaluation médicale. Un genou qui gonfle et fait mal après une chute ou un choc n’est pas forcément cassé, mais seul un examen clinique, complété par une imagerie, permet de le savoir.
Cet article résume ce que disent des sources médicales institutionnelles : les signes qui orientent, les examens, les grandes options de traitement et le suivi. Il ne permet pas de s’auto-diagnostiquer. Les fractures de l’extrémité inférieure du fémur, de l’éminence intercondylienne et de la tubérosité tibiale ne sont pas détaillées dans les pages ouvertes pour sa rédaction ; elles ne sont donc pas décrites ici.
Qu’appelle-t-on une fracture du genou ?
Le genou est une articulation où l’extrémité du fémur repose sur la partie haute du tibia, la rotule se plaçant devant. Une fracture du genou désigne la cassure d’un de ces os. Deux situations sont bien décrites dans les sources consultées : la fracture de la rotule et la fracture du plateau tibial, c’est-à-dire la partie supérieure du tibia, sur laquelle le fémur s’appuie.
Le Manuel MSD précise que, chez les personnes en bonne santé, la rotule se fracture souvent avant qu’un tendon ne se rompe, car les tendons sont très résistants, et que ces lésions nécessitent en général une force importante. Un hôpital du NHS (Frimley Health) indique pour sa part que le plateau tibial se fracture le plus souvent lors d’un traumatisme à haute énergie, comme une chute de hauteur, un accident de la route ou un sport à fort impact, mais aussi lors d’une chute de faible énergie chez les personnes âgées, dont les os sont fragilisés par l’âge ou par une maladie comme l’ostéoporose.
Cette distinction est utile : le mécanisme de l’accident et l’état des os orientent le médecin, mais ne remplacent pas les examens.
Quels sont les symptômes d’une fracture du genou ?
Pour les lésions du système extenseur du genou, dont la fracture de la rotule, le Manuel MSD indique que le genou est généralement douloureux et enflé et que la rotule peut être déplacée, au-dessus ou en dessous de son emplacement habituel. En cas de fracture transverse de la rotule ou de rupture complète d’un tendon, la personne ne peut pas étendre le genou. Une fracture transverse se manifeste souvent par un écart que l’on peut sentir entre les deux fragments.
Pour une fracture de la jambe en général, l’Assurance maladie décrit un craquement douloureux, une douleur vive et l’impossibilité de prendre appui sur le membre atteint. Il peut aussi y avoir une jambe raccourcie avec le pied tourné vers l’extérieur, ou un état de choc (pâleur, malaise, accélération du cœur). Selon le document du NHS sur le plateau tibial, la fracture peut en outre affecter l’amplitude des mouvements et la stabilité du genou, et abîmer les muscles et ligaments voisins.
Les sources consultées ne fournissent pas de liste de signes permettant de distinguer avec certitude, chez soi, une fracture d’une entorse grave ou d’une lésion de tendon. Ce tri revient au médecin.
Quand faut-il consulter en urgence ?
L’Assurance maladie présente la fracture de la jambe comme une urgence. En cas de suspicion, elle recommande d’appeler immédiatement le 15 ou le 112 et de respecter plusieurs consignes :
- ne pas bouger la personne et ne pas manipuler la jambe ;
- couvrir une plaie avec un tissu propre et comprimer en cas d’hémorragie ;
- ne donner ni à boire ni à manger, au cas où une opération serait nécessaire.
Une attelle immobilise la jambe sur les lieux avant le transport vers les urgences.
Parmi les complications possibles d’une fracture de la jambe, l’Assurance maladie cite le syndrome des loges : un hématome et un œdème du mollet compriment les vaisseaux sanguins, avec des douleurs et une baisse de la sensibilité et de la mobilité de la jambe. Elle précise que cette situation nécessite une intervention chirurgicale. Une douleur qui augmente nettement, des troubles de la sensibilité ou une jambe qui bouge moins bien sont donc des raisons de rappeler sans attendre l’équipe soignante ou les secours.
Comment le diagnostic est-il posé ?
Le diagnostic associe l’interrogatoire sur les circonstances de l’accident et le siège de la douleur, puis l’examen de la jambe. Selon l’Assurance maladie, le médecin recherche une plaie, un hématome, une déformation, une anomalie du pouls ou un trouble de la mobilité des orteils, et réalise un examen général pour repérer une baisse de tension ou une autre lésion.
En cas de genou gonflé et douloureux après un traumatisme, le Manuel MSD recommande de tester l’extension active : la personne assise tente d’étendre la jambe, ou, allongée sur le dos, elle soulève la jambe blessée en la gardant tendue. Si elle n’y parvient pas, une lésion du système extenseur est probable. Ce test fait partie de l’examen médical ; il n’est pas conçu pour être répété à la maison sur un genou très douloureux.
Les radiographies sont l’examen de routine. Elles montrent souvent une rotule déplacée ou fracturée, mais, précise le Manuel MSD, elles peuvent aussi paraître normales, et l’IRM peut confirmer le diagnostic. Pour les fractures de la jambe, l’Assurance maladie indique que les radiographies permettent de savoir combien d’os sont touchés, où se situe le trait de fracture et si les fragments sont déplacés. L’hôpital du NHS cité plus haut mentionne les radiographies dans le suivi du plateau tibial.
Quels traitements sont proposés ?
Le traitement dépend de l’os atteint, du type de fracture et de l’état général de la personne ; seul le médecin ou le chirurgien en décide.
Pour la rotule, le Manuel MSD distingue deux cas. Lorsque le mécanisme extenseur reste intact, par exemple en cas de fracture transverse incomplète, la chirurgie n’est pas forcément nécessaire, mais une attelle de genou est portée pour immobiliser les fragments. Lorsque le mécanisme extenseur est rompu, la réparation chirurgicale reste le traitement de référence, avec une attelle jusqu’à la consolidation du tendon réparé.
Pour le plateau tibial, l’hôpital du NHS décrit plusieurs techniques chirurgicales selon le siège de la fracture : mise en place de plaques ou de vis, fixation externe, voire prothèse totale de genou. Un greffon osseux ou un ciment peut être ajouté pour soutenir l’os. Une prise en charge sans opération est envisagée si la fracture reste bien alignée ou si l’intervention présente un risque élevé en raison d’autres problèmes de santé. Une orthèse articulée peut être prescrite, avec ou sans chirurgie.
La même source explique que le chirurgien précise le degré d’appui autorisé sur la jambe : pas d’appui, appui partiel, souvent avec des béquilles, ou appui libre selon la tolérance. Respecter cette consigne fait partie du traitement.
Comment se déroulent le suivi et la récupération ?
Selon l’Assurance maladie, le médecin traitant, le chirurgien et le kinésithérapeute assurent le suivi. Ils recherchent notamment un hématome, une phlébite ou une infection, et des radiographies répétées contrôlent la consolidation. Le texte invite à participer activement à la rééducation. L’arrêt de travail est adapté à chaque situation (gravité de la fracture, traitement, complications, type de profession), et le sport ne se reprend qu’avec l’accord du médecin traitant ou du chirurgien.
Des signes doivent faire consulter pendant la récupération : gonflement ou douleur du mollet, qui peuvent évoquer une phlébite, fièvre, écoulement de pus par la cicatrice ou cicatrisation anormalement lente. Il ne faut jamais arrêter un traitement sans avis médical ni recourir à l’automédication.
Dans l’évolution la plus fréquente d’une fracture de la jambe, l’os se consolide sans séquelles, mais l’Assurance maladie cite aussi des évolutions défavorables : déplacement, retard de consolidation, absence de consolidation (pseudarthrose), cal vicieux ou douleur persistante. Chez les personnes âgées, l’hôpital du NHS souligne enfin l’importance de prévenir de nouvelles chutes et d’évaluer la fragilité osseuse, avec une protection des os si nécessaire.
Les approches naturelles ont-elles une place ?
Aucune des sources consultées ne propose de plante, de complément ou de méthode de bien-être comme moyen d’agir sur la consolidation d’une fracture, et aucune ne les présente comme une alternative à l’immobilisation, à la chirurgie ou à la kinésithérapie. À ce jour, ces pages ne permettent donc pas d’affirmer un bénéfice de ce type d’approche.
En pratique, les conseils de bien-être (repos, alimentation équilibrée, sommeil) peuvent accompagner le suivi, mais ils ne changent rien à la nécessité de respecter les consignes d’appui, les rendez-vous de contrôle et la rééducation. Avant de prendre un complément alimentaire ou un produit à base de plantes, en particulier en cas d’anticoagulant ou de traitement de la douleur, demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.
Questions fréquentes
Peut-on marcher avec une fracture du genou ?
Cela dépend de l’os atteint et du traitement. L’Assurance maladie décrit, pour une fracture de la jambe, une impossibilité de prendre appui sur le membre atteint. L’hôpital du NHS précise que le chirurgien décide du degré d’appui autorisé (aucun, partiel ou libre selon la tolérance). En cas de doute après un traumatisme, ne forcez pas et demandez un avis médical.
Une radiographie normale écarte-t-elle une fracture du genou ?
Pas toujours. Pour les lésions de l’appareil extenseur du genou, le Manuel MSD indique que les radiographies peuvent paraître normales et que l’IRM peut confirmer le diagnostic. Si la douleur et le gonflement persistent malgré une première imagerie normale, il est justifié d’en reparler au médecin.
Faut-il toujours une opération en cas de fracture de la rotule ?
Non. Selon le Manuel MSD, si le mécanisme extenseur est intact, la chirurgie n’est pas forcément nécessaire et une attelle de genou immobilise les fragments. Si ce mécanisme est rompu, la réparation chirurgicale reste le traitement de référence.
Quelle différence entre fracture de la rotule et rupture d’un tendon ?
Dans les deux cas, la personne peut ne pas parvenir à tendre la jambe. Le Manuel MSD note que chez une personne en bonne santé, la rotule se fracture souvent avant qu’un tendon ne se rompe. Seul l’examen médical et l’imagerie permettent de faire la différence.
Une fracture du plateau tibial est-elle fréquente chez les personnes âgées ?
Un document d’un hôpital du NHS indique que ces fractures peuvent survenir lors d’une chute de faible énergie chez les personnes âgées, surtout si les os sont fragilisés par l’âge ou l’ostéoporose. Il ne donne pas de chiffres de fréquence. Une évaluation de la fragilité osseuse peut faire partie du suivi.
Quand peut-on reprendre le sport après une fracture ?
Il n’existe pas de délai universel. L’Assurance maladie indique que les sports et loisirs ne doivent être repris qu’avec l’accord du médecin traitant ou du chirurgien, après contrôle de la consolidation et rééducation.
Pour aller plus loin
- Rupture du tendon rotulien : symptômes, diagnostic et prise en charge
- Fracture de la hanche : causes, traitement et rééducation
- Fracture de la rotule : traitement, rééducation et séquelles possibles
- Fracture vertébrale : symptômes, diagnostic et traitements
Sources
- Manuel MSD (édition professionnelle) : blessures de l’appareil extenseur du genou — fracture de la rotule, test d’extension, imagerie, attelle ou réparation chirurgicale
- Manuel MSD (grand public) : traumatismes de l’extenseur du genou — genou douloureux et enflé, rotule déplacée, radiographies et IRM
- Frimley Health NHS Foundation Trust : tibial plateau fracture — causes, options chirurgicales ou non, orthèse, degrés d’appui, suivi
- Assurance maladie : symptômes, diagnostic et évolution d’une fracture de la jambe — urgence, examen, radiographies, complications dont le syndrome des loges
- Assurance maladie : fracture de la jambe, surveillance et reprise des activités — suivi, rééducation, signes d’alerte, reprise du sport avec accord médical
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

