Mis à jour le 9 octobre 2026
- Selon la Mayo Clinic, la constipation est dite chronique lorsque deux symptômes ou plus persistent depuis au moins trois mois : moins de trois selles par semaine, selles dures, efforts, sensation d’évacuation incomplète ou de blocage.
- Les causes sont multiples : peu de fibres, hydratation insuffisante, sédentarité, envie ignorée, certains médicaments, troubles du plancher pelvien ou maladies associées.
- Les premières mesures décrites sont alimentaires et comportementales : fibres augmentées progressivement, boissons, activité régulière, routine après les repas ; un laxatif se discute avec un pharmacien ou un médecin.
- Probiotiques et acupuncture : la Mayo Clinic indique qu’ils sont à l’étude et que des recherches supplémentaires sont nécessaires ; ils ne sont pas présentés comme un traitement établi.
- Consultez en cas de symptômes de plus de trois semaines, de sang dans les selles, de douleur persistante ou d’amaigrissement involontaire.
La constipation chronique est un trouble durable du transit : selon la Mayo Clinic, elle correspond à la présence d’au moins deux symptômes parmi une liste précise (selles peu fréquentes, dures, difficiles à évacuer) depuis trois mois ou plus. Les mesures de première intention sont avant tout alimentaires et comportementales ; les approches dites naturelles, comme les probiotiques, restent à ce jour à l’étude.
Cet article détaille la définition, les causes, les mesures d’hygiène de vie décrites par la Mayo Clinic, la place des fibres et des laxatifs, ainsi que les signes qui doivent conduire à consulter.
Qu’est-ce que la constipation chronique ?
Selon la Mayo Clinic, la constipation désigne généralement moins de trois selles par semaine ou une difficulté à évacuer les selles. La constipation chronique est définie comme la présence de deux symptômes ou plus, pendant trois mois ou plus, parmi les suivants :
- moins de trois selles par semaine ;
- selles dures, sèches ou en morceaux ;
- efforts ou douleur lors de l’évacuation ;
- sensation que l’évacuation est incomplète ;
- sensation que le rectum est bloqué ;
- nécessité d’aider l’évacuation avec les doigts.
Un seul de ces signes ne suffit donc pas à parler de constipation chronique : c’est leur association et leur durée qui comptent.
Quelles sont les causes et les facteurs de risque ?
La Mayo Clinic distingue plusieurs origines possibles, qui peuvent se combiner :
- Le mode de vie : boissons insuffisantes, apport en fibres insuffisant, manque d’activité physique, envie d’aller à la selle ignorée.
- Les médicaments : notamment les antalgiques opioïdes, ainsi que certains médicaments utilisés contre la douleur, l’hypertension, l’épilepsie, la dépression, les maladies du système nerveux et les allergies.
- Les muscles du plancher pelvien : une faiblesse ou une mauvaise coordination peuvent gêner l’évacuation.
- Un obstacle : des modifications du côlon ou du rectum, y compris des tumeurs.
- D’autres maladies : syndrome de l’intestin irritable, diabète, sclérose en plaques, atteintes nerveuses, hyperthyroïdie, maladie de Parkinson, grossesse. Dans certains cas, aucune cause n’est retrouvée.
Sont plus exposés : les personnes âgées, les femmes, les personnes peu actives physiquement et celles qui souffrent de troubles psychiques comme la dépression ou un trouble du comportement alimentaire. Si vous prenez un médicament susceptible de favoriser la constipation, parlez-en à votre médecin : il peut décider d’adapter le traitement, mais n’arrêtez jamais un médicament de votre propre initiative.
Quand consulter, et quelles complications ?
La Mayo Clinic recommande de consulter dans les situations suivantes :
- symptômes qui durent depuis plus de trois semaines ;
- symptômes qui gênent les activités de la vie quotidienne ;
- saignement du rectum ou sang sur le papier toilette ;
- sang dans les selles ou selles noires ;
- changement inhabituel de la forme ou de la couleur des selles ;
- douleur abdominale qui ne s’arrête pas ;
- perte de poids sans raison apparente.
Une constipation chronique peut aussi entraîner des complications : hémorroïdes, fissures anales, fécalome (selles dures accumulées dans le côlon) et prolapsus rectal (le tissu du rectum sort par l’anus).
Que recommandent les sources pour le quotidien ?
Selon la Mayo Clinic, le traitement commence généralement par des changements d’alimentation et de mode de vie :
- Les fibres. Les aliments riches en fibres sont les fruits, les légumes, les légumineuses et les produits céréaliers complets. La Mayo Clinic insiste pour augmenter les fibres lentement, sur plusieurs semaines, afin d’éviter ballonnements et gaz : l’augmentation trop rapide peut provoquer gaz, ballonnements et crampes.
- Les boissons. Boire de l’eau et des boissons sans caféine aide à garder les selles molles, car les fibres absorbent l’eau, et à limiter ballonnements et gaz.
- L’activité physique. Une activité régulière aide les selles à progresser dans le côlon ; la Mayo Clinic suggère de bouger la plupart des jours de la semaine et de demander l’avis d’un professionnel de santé pour commencer en sécurité.
- La routine. Ne pas ignorer l’envie d’aller à la selle et tenter d’y aller après un repas, moment où la digestion favorise le transit.
- Les pruneaux. Source de fibres, ils contiennent aussi des substances naturelles qui attirent l’eau dans le côlon.
Fibres, psyllium et laxatifs : que faut-il savoir ?
La Mayo Clinic précise que les aliments entiers sont généralement préférables aux compléments, qui n’apportent pas le même éventail de nutriments. Un professionnel de santé peut recommander un supplément de fibres, par exemple à base de psyllium, si l’alimentation ne suffit pas ou en cas de constipation ou de syndrome de l’intestin irritable ; il convient d’en parler avant de commencer.
La page sur les fibres décrit des situations où il peut être préférable d’en limiter l’apport : après certaines chirurgies de l’estomac ou de l’intestin, lors des poussées de maladie de Crohn, de rectocolite hémorragique ou de diverticulite, en cas de rétrécissement de l’intestin, de gastroparésie, pendant une radiothérapie ou avant une coloscopie. Demandez l’avis d’un médecin avant de modifier fortement votre alimentation si vous êtes concerné.
Pour les laxatifs, la Mayo Clinic distingue plusieurs familles en vente sans ordonnance : suppléments de fibres, laxatifs osmotiques, stimulants, lubrifiants (huile minérale) et émollients des selles. Les lavements sont généralement réservés aux cas où les autres traitements ne suffisent pas ou lorsque le rectum est obstrué par des selles. Le choix d’un laxatif, sa durée d’utilisation et son association à d’autres médicaments doivent être discutés avec un pharmacien ou un médecin.
Les probiotiques et les autres approches naturelles sont-ils utiles ?
La Mayo Clinic indique que des chercheurs étudient l’usage des probiotiques et de l’acupuncture contre la constipation, et qu’il faut des recherches supplémentaires pour comprendre leur intérêt. À ce jour, ces approches ne sont donc pas présentées comme un traitement établi.
Pour les plantes laxatives, les tisanes ou les cures de détox, les sources consultées ne fournissent pas de données permettant de conclure. Les mesures dont l’intérêt est décrit restent l’alimentation, les boissons, l’activité physique et la régularité des habitudes, éventuellement complétées par un traitement choisi avec un professionnel de santé.
Questions fréquentes
À partir de quel rythme de selles parle-t-on de constipation ?
Selon la Mayo Clinic, moins de trois selles par semaine est l’un des critères, mais il ne suffit pas à lui seul. On parle de constipation chronique lorsque deux symptômes ou plus (selles dures, efforts, sensation d’évacuation incomplète ou de blocage) durent depuis trois mois ou plus.
Les fibres peuvent-elles aggraver les ballonnements ?
Oui, si elles sont augmentées trop vite : la Mayo Clinic indique que cela peut provoquer gaz, ballonnements et crampes, et recommande d’augmenter les fibres lentement, sur plusieurs semaines, en buvant suffisamment. Certaines situations médicales imposent de limiter les fibres : demandez l’avis d’un médecin.
Les pruneaux aident-ils à aller à la selle ?
La Mayo Clinic cite les pruneaux comme une bonne source de fibres, contenant aussi des substances naturelles qui attirent l’eau dans le côlon. Ils font partie des mesures alimentaires décrites ; leur intérêt n’est pas présenté comme un traitement, et ils ne remplacent pas un avis médical si la constipation dure.
Faut-il aller aux toilettes à heure fixe ?
La Mayo Clinic conseille de ne pas ignorer l’envie d’aller à la selle et de tenter de s’y rendre après un repas, moment où la digestion favorise le transit. Une routine peut aider ; en cas de symptômes durables, consultez un médecin.
Des médicaments peuvent-ils provoquer de la constipation ?
Oui. La Mayo Clinic cite notamment les antalgiques opioïdes, ainsi que certains médicaments contre la douleur, l’hypertension, l’épilepsie, la dépression, les maladies du système nerveux et les allergies. Si vous pensez qu’un traitement est en cause, parlez-en à votre médecin sans l’arrêter de vous-même.
La constipation peut-elle provoquer des hémorroïdes ?
Selon la Mayo Clinic, la constipation chronique peut entraîner des hémorroïdes, des fissures anales, un fécalome et un prolapsus rectal. Un saignement du rectum ou du sang dans les selles doit conduire à consulter un médecin.
Pour aller plus loin
- Constipation et hygiène de vie : conseils et quand consulter
- Bien-être et transit : constipation, diarrhée, signes d’alerte
- Troubles digestifs : causes, hygiène de vie et quand consulter
- Insomnie : quelles solutions naturelles selon les sources ?
Sources
- Mayo Clinic : Constipation, symptoms and causes — définition de la constipation chronique, causes, facteurs de risque, quand consulter, complications (2025)
- Mayo Clinic : Constipation, diagnosis and treatment — fibres, boissons, activité, routine, pruneaux, laxatifs, probiotiques et acupuncture à l’étude
- Mayo Clinic : Dietary fiber, essential for a healthy diet — augmentation progressive des fibres, boissons, compléments (psyllium), situations où limiter les fibres
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

