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Douleur à la hanche : causes, arthrose, prothèse et quand consulter

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • Une douleur à la hanche n’a pas une cause unique : bursite, arthrose, fracture, infection ou douleur venue du dos sont possibles, et seul un examen médical permet de trancher.
  • L’arthrose est l’une des atteintes les plus courantes de la hanche ; selon le NHS, elle n’est pas curable, mais elle n’empire pas forcément et l’exercice, le contrôle du poids et la kinésithérapie font partie de la prise en charge.
  • La bursite de la hanche touche le côté externe de l’articulation ; la douleur s’améliore souvent en quelques semaines, mais les rechutes sont fréquentes (Mayo Clinic).
  • Une douleur intense après une chute, une impossibilité d’appuyer sur la jambe, une hanche chaude et gonflée ou de la fièvre justifient une prise en charge urgente.
  • Aucune approche de bien-être ne remplace le diagnostic ni un éventuel traitement médical ou chirurgical.

Une douleur à la hanche peut avoir plusieurs origines : l’articulation elle-même, une bourse (petit sac qui amortit les frottements), un tendon, un os ou même un nerf irrité au niveau du dos. L’endroit où vous avez mal, le moment où la douleur apparaît et le contexte (chute, effort répété, fièvre) orientent le médecin, mais ne suffisent pas à poser un diagnostic.

Cet article fait le point sur les causes les plus documentées par les sources médicales consultées, sur la place de l’arthrose et de la prothèse de hanche, et sur les signes qui doivent conduire à consulter sans attendre. Il ne propose aucun protocole : la conduite à tenir dépend de la cause identifiée par un professionnel de santé.

Que peut signifier une douleur à la hanche ?

La hanche est une articulation portante, sollicitée à chaque pas. Selon le NHS, une fracture de la hanche se manifeste par une douleur dans la hanche, le haut de la cuisse et l’aine, avec une difficulté à bouger la hanche et la jambe. La bursite, elle, touche selon la Mayo Clinic le côté externe de la hanche.

Plusieurs situations sont donc possibles, sans qu’on puisse les distinguer à la maison :

  • une inflammation d’une bourse ou d’un tendon, souvent liée à des mouvements répétés ou à une pression ;
  • une arthrose, c’est-à-dire l’usure progressive du cartilage de l’articulation ;
  • une fracture, le plus souvent après une chute ou un choc ;
  • une infection de l’articulation, y compris autour d’une prothèse ;
  • une douleur d’origine nerveuse venue du dos, comme dans la sciatique.

Pour aider votre médecin, notez où se situe la douleur (côté externe, aine, fesse), ce qui la déclenche ou l’aggrave (marche, escaliers, position allongée sur le côté, effort) et si elle s’accompagne d’une boiterie, d’un gonflement ou de fièvre.

La douleur sur le côté externe de la hanche est-elle une bursite ?

C’est une possibilité. La Mayo Clinic décrit la bursite comme une inflammation des petits sacs remplis de liquide (bourses) qui amortissent les os, les tendons et les muscles près des articulations. La bursite de la hanche concerne le côté externe de l’articulation. Les symptômes sont une articulation douloureuse ou raide, une douleur qui augmente avec le mouvement ou la pression, et parfois un gonflement ou une rougeur.

Les causes citées sont les mouvements répétés qui compriment la bourse, un traumatisme local et certaines maladies comme l’arthrose, la goutte, une infection ou un rhumatisme inflammatoire. Les facteurs de risque comprennent l’âge, les activités professionnelles ou sportives répétitives et le surpoids, qui augmente le risque de bursite de la hanche et du genou.

Sur le plan de la prise en charge, la Mayo Clinic indique que le traitement consiste généralement à mettre l’articulation au repos et à la protéger de nouvelles agressions. La douleur s’améliore souvent en quelques semaines, mais la bursite récidive fréquemment. Un avis médical est recommandé en cas de douleur gênant les activités quotidiennes, d’articulation qui bouge mal, de gonflement, rougeur, ecchymose ou éruption importants, de douleur vive pendant l’effort ou de fièvre.

Que sait-on de l’arthrose de la hanche ?

Selon le NHS, l’arthrose correspond à une dégradation du cartilage qui protège l’extrémité des os. Elle touche le plus souvent les genoux, les hanches et les petites articulations des mains. Sa cause exacte est inconnue, mais l’âge, les antécédents de blessure ou de surmenage articulaire, l’obésité, le sexe féminin et les antécédents familiaux augmentent le risque.

La Mayo Clinic décrit une évolution généralement lente, avec une douleur pendant ou après le mouvement, une raideur surtout après le réveil ou une période d’inactivité, une sensibilité à la pression, une amplitude de mouvement réduite et parfois une sensation de frottement ou de craquement.

Le NHS précise qu’il n’existe pas de traitement qui supprime la maladie, mais qu’elle ne s’aggrave pas nécessairement et peut parfois s’améliorer. Les symptômes légers peuvent être pris en charge par un exercice régulier, une perte de poids en cas de surpoids, des chaussures adaptées et des aides qui réduisent la contrainte sur l’articulation dans les gestes du quotidien. Quand les symptômes sont plus marqués, des antalgiques et un programme d’exercices encadré par un kinésithérapeute peuvent être proposés. La chirurgie est réservée à un petit nombre de cas, lorsque les autres mesures échouent ou que l’atteinte est sévère.

Comment le médecin distingue-t-il les causes ?

Le diagnostic repose d’abord sur l’interrogatoire et l’examen clinique. Pour l’arthrose, le NHS indique qu’un médecin peut la suspecter à partir de 45 ans lorsque la douleur augmente à l’usage de l’articulation et que la raideur matinale est absente ou dure moins de 30 minutes. Des radiographies et des analyses de sang ne sont généralement pas nécessaires, mais peuvent servir à écarter d’autres causes.

Une douleur ressentie dans la fesse et à l’arrière de la jambe peut aussi venir du nerf sciatique. Le NHS précise que la douleur de jambe est alors généralement plus marquée que la douleur du dos, et qu’une douleur isolée du dos n’est pas une sciatique. Si la douleur ne s’améliore pas après quelques semaines, s’aggrave ou empêche vos activités habituelles, consultez.

Quand une douleur à la hanche est-elle une urgence ?

Le NHS distingue deux niveaux d’alerte. Une prise en charge immédiate (en France, le 15) s’impose en cas de douleur sévère après une chute ou un traumatisme, d’impossibilité de marcher ou d’appuyer sur la jambe, ou de fourmillements ou perte de sensibilité dans la hanche ou la jambe. Il ne faut pas conduire soi-même.

Un avis médical urgent est recommandé en cas de douleur de hanche brutale et intense sans chute, de hanche chaude et gonflée, de décoloration de la peau autour de l’articulation, ou de douleur accompagnée de fièvre ou d’un état général altéré.

Une fracture de la hanche survient généralement après une chute ou un traumatisme. Elle est plus fréquente chez les personnes âgées et chez celles qui ont une ostéoporose. Le NHS cite aussi comme signes une jambe qui paraît plus courte ou placée selon un angle inhabituel, ainsi qu’un gonflement et des ecchymoses autour de la hanche.

Quand envisage-t-on une prothèse de hanche, et quels sont les risques ?

Selon la Mayo Clinic, une prothèse de hanche remplace les parties abîmées de l’articulation par une articulation artificielle. Elle est envisagée notamment en cas d’arthrose, de polyarthrite rhumatoïde ou d’ostéonécrose, lorsque la douleur persiste malgré les antalgiques, s’aggrave à la marche même avec une canne ou un déambulateur, perturbe le sommeil ou rend difficiles les escaliers et le fait de se lever d’un siège.

Les risques cités sont les caillots sanguins dans les veines des jambes, l’infection (au niveau de la cicatrice ou plus en profondeur, le plus souvent traitée par antibiotiques mais pouvant nécessiter une nouvelle intervention), la luxation, surtout dans les premiers mois, ainsi que des fractures peropératoires, une différence de longueur des jambes, un descellement de l’implant avec le temps et des lésions nerveuses.

Après l’opération, une marche précoce est encouragée et la rééducation vise à retrouver force et mobilité, avec une reprise progressive de l’appui. Les activités à fort impact, comme la course à pied, peuvent être trop contraignantes pour l’implant ; des activités à faible impact (natation, golf, vélo) sont en général possibles avec le temps. Votre chirurgien reste la personne qui précise ce qui vous convient.

Que peut-on faire au quotidien en complément du suivi médical ?

Les sources consultées convergent sur quelques mesures de bon sens, qui ne remplacent ni le diagnostic ni un traitement prescrit :

  • maintenir une activité physique régulière et adaptée, et la faire encadrer par un kinésithérapeute quand les symptômes sont marqués (NHS, arthrose) ;
  • viser un poids de santé en cas de surpoids, car l’excès de poids augmente la contrainte sur les articulations portantes et le risque de bursite (NHS, Mayo Clinic) ;
  • ménager l’articulation en phase douloureuse en évitant les gestes répétés qui la sollicitent (Mayo Clinic) ;
  • porter des chaussures adaptées et utiliser, si besoin, des aides techniques pour les gestes du quotidien (NHS).

Les sources consultées ne documentent pas l’intérêt de compléments alimentaires, de plantes ou d’huiles essentielles dans les douleurs de hanche. Si vous envisagez d’en utiliser, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien, surtout si vous prenez déjà des médicaments.

Questions fréquentes

Pourquoi ai-je mal sur le côté de la hanche ?

Une bursite, c’est-à-dire l’inflammation d’une bourse située sur le côté externe de la hanche, est une cause possible selon la Mayo Clinic. D’autres origines existent, comme l’arthrose ou une douleur venue du dos. Si la douleur gêne vos activités ou persiste, un avis médical permet d’identifier la cause.

Une douleur de hanche peut-elle venir du dos ?

Oui, une douleur ressentie dans la fesse et à l’arrière de la jambe peut venir du nerf sciatique, d’après le NHS. La douleur de jambe y est généralement plus forte que celle du dos. Si elle ne s’améliore pas après quelques semaines, consultez un médecin.

La bursite de la hanche peut-elle disparaître sans traitement ?

Selon la Mayo Clinic, le traitement repose généralement sur le repos de l’articulation et sa protection, et la douleur s’améliore souvent en quelques semaines. La bursite récidive toutefois fréquemment. Un avis médical est conseillé si la douleur persiste ou s’accompagne de fièvre, de rougeur ou de gonflement.

L’arthrose de la hanche s’aggrave-t-elle forcément ?

D’après le NHS, l’arthrose n’a pas de traitement qui la supprime, mais elle ne s’aggrave pas nécessairement et peut parfois s’améliorer. Exercice régulier, contrôle du poids et kinésithérapie font partie de la prise en charge. La chirurgie n’est proposée que dans un petit nombre de cas.

Quels signes doivent faire craindre une infection de la hanche ?

Le NHS recommande un avis médical urgent en cas de hanche chaude et gonflée, de peau décolorée autour de l’articulation, ou de douleur avec fièvre ou malaise général. Après la pose d’une prothèse, la Mayo Clinic rappelle que l’infection fait partie des risques. Contactez rapidement votre chirurgien ou votre médecin si ces signes apparaissent.

Peut-on pratiquer un sport avec une prothèse de hanche ?

La Mayo Clinic indique que les activités à fort impact, comme la course à pied, peuvent être trop contraignantes pour l’implant, alors que la natation, le golf ou le vélo sont en général possibles avec le temps. Demandez à votre chirurgien quelles activités vous conviennent.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



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