Mis à jour le 9 octobre 2026
- Le tabac est le premier facteur à écarter : selon l’OMS, c’est un facteur de risque majeur de maladies respiratoires et cardiovasculaires, et il n’existe aucun niveau d’exposition sûr à la fumée des autres.
- L’air du logement dépend surtout de ses sources de pollution (tabac, produits, matériaux, humidité) et de sa ventilation : une aération insuffisante fait monter les polluants.
- En hiver, le lavage des mains, un mouchoir jeté aussitôt et, pour les personnes à risque, le vaccin contre la grippe restent les repères les mieux établis.
- Pour les rhumes, certains décongestionnants ont des limites d’usage et ne conviennent pas aux jeunes enfants ; les huiles essentielles demandent l’avis d’un pharmacien.
- Une toux de plus de trois semaines, du sang dans les crachats, un essoufflement ou une douleur dans la poitrine imposent de consulter sans attendre.
Prendre soin de ses voies respiratoires passe d’abord par l’absence de tabac, un air intérieur correctement renouvelé et quelques gestes d’hygiène en période d’infections : ce sont les repères les mieux soutenus par les sources de santé consultées. Aucune tisane, aucun produit ne s’y substitue.
Nous respirons sans y penser, mais la qualité de l’air et nos habitudes pèsent sur la santé du nez, de la gorge et des poumons. Voici les gestes utiles tout au long de l’année, et les signes qui doivent faire consulter. Cet article fait partie de notre dossier sur le bien-être par sphère.
Pourquoi le tabac est-il le premier facteur à écarter ?
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le tabac abîme presque tous les organes et constitue un facteur de risque majeur de maladies cardiovasculaires et respiratoires. L’OMS précise aussi qu’il n’existe aucun niveau d’exposition sûr à la fumée secondaire, laquelle provoque de graves maladies cardiovasculaires et respiratoires, dont le cancer du poumon.
Arrêter de fumer est donc le geste le plus utile pour les voies respiratoires. D’après l’OMS, la plupart des fumeurs conscients des dangers souhaitent arrêter, et un accompagnement (conseil, médicaments) peut plus que doubler les chances de réussite. Votre médecin ou votre pharmacien peuvent vous orienter. Le tabac a aussi des effets sur la peau, que nous détaillons dans prendre soin de sa peau de l’intérieur.
Comment préserver la qualité de l’air de son logement ?
L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) explique que les problèmes de qualité de l’air intérieur viennent d’abord de sources de pollution qui libèrent des gaz ou des particules. Elle cite les appareils à combustion, les produits du tabac, les matériaux de construction et le mobilier, les produits d’entretien et de soins personnels, les systèmes de chauffage et de climatisation, et l’excès d’humidité. Certaines sources émettent presque en continu, comme les matériaux ou les désodorisants d’ambiance, d’autres de façon intermittente, comme le tabagisme ou le ménage.
La ventilation joue un rôle direct : l’EPA indique qu’une ventilation insuffisante peut faire monter les concentrations de polluants intérieurs, faute d’apport d’air extérieur. Concrètement, vous pouvez :
- ouvrir régulièrement les fenêtres et ne pas boucher les entrées d’air ;
- ne pas fumer à l’intérieur ;
- faire vérifier et entretenir les appareils de chauffage et de cuisson : l’EPA précise qu’une cuisinière à gaz mal réglée peut émettre beaucoup plus de monoxyde de carbone ;
- limiter les produits parfumés et les désodorisants, qui font partie des sources continues citées par l’EPA ;
- repérer et traiter les sources d’humidité, une forte chaleur et une forte humidité pouvant accroître la concentration de certains polluants.
L’EPA conseille de noter à quel moment et à quel endroit les symptômes apparaissent : s’ils s’atténuent loin d’une pièce, cela peut orienter vers une source. Améliorer l’air de son logement reste judicieux même sans symptôme. Les sources ouvertes pour cet article ne traitent ni des plantes « dépolluantes » ni des purificateurs d’air : nous ne nous prononçons pas à leur sujet.
Que faire au printemps face aux pollens ?
Le NHS donne des repères pour les personnes allergiques : se doucher et changer de vêtements après être sorti afin de retirer le pollen, ne pas faire sécher le linge dehors, car il peut capter le pollen, et garder fenêtres et portes fermées autant que possible. Un pharmacien peut proposer des traitements adaptés, comme des antihistaminiques ou des sprays nasaux. Le NHS invite à consulter un médecin si les symptômes s’aggravent ou ne s’améliorent pas avec les médicaments de pharmacie.
En cas d’allergie gênante ou de symptômes d’asthme (sifflements, gêne respiratoire), un avis médical est utile : ne vous contentez pas d’attendre que cela passe.
Comment limiter les infections respiratoires en hiver ?
Pour le rhume, le NHS recommande de se laver souvent les mains à l’eau chaude et au savon, d’utiliser des mouchoirs pour tousser ou éternuer et de les jeter le plus vite possible, de ne pas partager serviettes et verres et d’éviter de se toucher les yeux et le nez. Il précise que le vaccin contre la grippe ne protège pas du rhume.
Contre la grippe, le NHS indique que le vaccin aide à s’en protéger : elle peut être grave, voire mortelle, et il est recommandé aux personnes à risque de forme grave, par exemple celles atteintes d’asthme ou d’autres affections respiratoires, les femmes enceintes et les personnes de 65 ans et plus (règles britanniques). Une personne vaccinée peut encore attraper la grippe, mais elle sera probablement plus légère. En France, demandez à votre médecin ou à votre pharmacien si vous faites partie des personnes concernées. Nous détaillons l’hygiène de vie hivernale dans soutenir son terrain en hiver.
Que penser des produits vendus contre le rhume et la toux ?
Le NHS explique qu’un pharmacien peut conseiller des décongestionnants nasaux (sprays, gouttes) ou des comprimés pour dégager le nez. Les sprays ne doivent pas être utilisés plus d’une semaine, au risque d’aggraver les symptômes, et les enfants de moins de 6 ans ne doivent pas recevoir de décongestionnants. Pour la toux, le NHS note que les sirops ou pastilles peuvent aider à moins tousser sans arrêter la toux, que les médicaments à base de codéine et les décongestionnants ne la font pas cesser non plus, et que les preuves de l’effet du citron chaud au miel ou des préparations à base de pélargonium sont limitées. Les antibiotiques ne sont normalement pas prescrits pour une toux. Le miel ne doit pas être donné aux enfants de moins de 12 mois.
Les huiles essentielles dites « respiratoires » sont très utilisées en hiver. Nous n’avons pas pu ouvrir de source officielle sur leurs risques et leurs bénéfices ; par prudence, demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant de les utiliser, en particulier en cas d’asthme, de grossesse, d’allaitement ou en présence d’enfants.
Quels signes respiratoires imposent de consulter ?
Selon le NHS, une toux dure en général moins de trois à quatre semaines et est rarement le signe d’une maladie grave comme un cancer du poumon. Consultez cependant un médecin si :
- la toux dure depuis plus de trois semaines ;
- vous perdez du poids sans raison ;
- votre immunité est affaiblie (chimiothérapie, diabète, par exemple) ;
- vos symptômes de rhume ne s’améliorent pas après 10 jours, ou si vous avez une température élevée depuis plus de 3 jours.
Un avis urgent est nécessaire en cas de crachats sanglants, de difficulté à respirer, de douleur dans la poitrine, de toux très forte ou qui s’aggrave rapidement, ou si vous vous sentez très mal. En cas de détresse respiratoire, appelez le 15. Pour un jeune enfant, un nourrisson ou une personne fragile, ne tardez pas à demander un avis médical.
Questions fréquentes
Comment prendre soin de ses poumons ?
Le geste principal est de ne pas fumer et d’éviter la fumée des autres, car selon l’OMS le tabac est un facteur de risque majeur de maladies respiratoires. Renouveler l’air du logement et limiter les sources de pollution intérieure y contribuent aussi.
Faut-il aérer son logement en hiver ?
Oui. Selon l’EPA, une ventilation insuffisante peut faire monter les polluants intérieurs, faute d’apport d’air extérieur. Ouvrir régulièrement les fenêtres reste un moyen simple de renouveler l’air.
Le tabagisme passif est-il dangereux ?
Oui. L’OMS indique qu’il n’existe aucun niveau d’exposition sûr à la fumée secondaire, qui provoque de graves maladies cardiovasculaires et respiratoires. Ne fumez pas à l’intérieur ni en présence d’autres personnes.
Comment limiter l’exposition aux pollens ?
Le NHS conseille de se doucher et de changer de vêtements après être sorti, de ne pas sécher le linge dehors et de garder fenêtres et portes fermées autant que possible. Un pharmacien peut proposer un traitement adapté.
Les décongestionnants contre le rhume sont-ils sans risque ?
Pas toujours. Selon le NHS, les sprays nasaux ne doivent pas être utilisés plus d’une semaine, sous peine d’aggraver les symptômes, et les enfants de moins de 6 ans ne doivent pas en recevoir. Demandez conseil à un pharmacien.
Quand une toux doit-elle inquiéter ?
Selon le NHS, il faut consulter si elle dure plus de trois semaines, si vous perdez du poids sans raison ou si votre immunité est affaiblie. Du sang dans les crachats, une difficulté à respirer ou une douleur thoracique imposent un avis urgent.
Pour aller plus loin
- Intérieur sain : aération, polluants et plantes d’intérieur
- Diffusion d’huiles essentielles : risques, précautions et limites
- Tabagisme passif : quels risques pour la santé ?
- Arrêter de fumer : quelles aides et quel accompagnement ?
Sources
- OMS : Tobacco — tabac et maladies respiratoires, absence de seuil sûr pour la fumée secondaire, aide à l’arrêt
- EPA : Introduction to indoor air quality — sources de pollution intérieure, rôle de la ventilation, humidité
- NHS : Cough — durée d’une toux, signes d’alerte, médicaments contre la toux
- NHS : Common cold — gestes d’hygiène, décongestionnants, quand consulter
- NHS : Hay fever — réduire l’exposition aux pollens, quand consulter
- NHS : Flu vaccine — personnes à risque, intérêt du vaccin (règles britanniques)
Découvrez comment soutenir son terrain en hiver et prendre soin de sa peau.
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

