Mis à jour le 9 octobre 2026
- Le syndrome prémenstruel (SPM) regroupe des symptômes physiques et émotionnels qui précèdent les règles ; leur cause exacte reste inconnue d’après la Mayo Clinic.
- Les mesures de mode de vie recommandées par le NHS et la Mayo Clinic sont l’activité physique régulière, une alimentation équilibrée, le sommeil, la gestion du stress et le suivi des symptômes.
- Calcium, magnésium, vitamine B6 ou plantes : les sources parlent de preuves limitées, voire d’absence de preuves convaincantes.
- Des traitements médicaux existent (contraception hormonale, thérapie cognitive et comportementale, antidépresseurs) ; ils se discutent avec un médecin.
- Consultez si les symptômes persistent malgré les changements de mode de vie ou perturbent votre quotidien, et sans attendre si vous avez des idées suicidaires.
Le syndrome prémenstruel désigne l’ensemble des symptômes que certaines personnes ressentent dans les semaines qui précèdent leurs règles, et qui varient d’un mois à l’autre. Il n’existe pas de solution unique : les organismes de référence recommandent d’abord des mesures de mode de vie, puis, si besoin, des traitements médicaux.
Cet article reprend ce que le NHS et la Mayo Clinic en disent, y compris les limites des compléments alimentaires et des plantes, pour que vous puissiez en parler avec un médecin ou un pharmacien.
Quels sont les symptômes du syndrome prémenstruel ?
Les symptômes sont à la fois émotionnels et physiques. D’après le NHS et la Mayo Clinic, on peut observer :
- des changements d’humeur, une humeur basse, de l’irritabilité ou de l’anxiété ;
- de la fatigue et des troubles du sommeil ;
- des ballonnements, des crampes, une tension des seins ;
- des maux de tête, des douleurs articulaires ou musculaires ;
- des modifications de l’appétit ou des envies alimentaires ;
- des changements de la peau, avec par exemple de l’acné.
La Mayo Clinic précise que la plupart des personnes n’ont que quelques-uns de ces symptômes, et qu’ils s’atténuent généralement dans les jours qui suivent le début des règles.
Quelle est la cause du syndrome prémenstruel ?
La cause exacte n’est pas connue. La Mayo Clinic évoque les variations hormonales au fil du cycle et des fluctuations de la sérotonine, une substance du cerveau impliquée dans l’humeur. Elle ajoute que certaines personnes qui ont un SPM sévère présentent aussi une dépression non diagnostiquée, sans que la dépression explique à elle seule tous les symptômes.
Pour cette raison, un médecin peut vérifier que les symptômes ne sont pas dus à une autre cause qui peut ressembler au SPM, comme un trouble de la thyroïde, une dépression ou un trouble anxieux, ce que mentionne également la Mayo Clinic.
Quelles mesures de mode de vie sont recommandées ?
Les deux sources consultées convergent sur des gestes simples, dont l’ampleur de l’effet n’est toutefois pas chiffrée :
- Activité physique régulière. Le NHS recommande de bouger régulièrement ; la Mayo Clinic cite l’activité aérobie soutenue.
- Alimentation. Le NHS suggère une alimentation équilibrée, avec des repas plus petits et plus fréquents. La Mayo Clinic ajoute de limiter le sel, de privilégier les glucides complexes, de veiller aux apports en calcium et d’éviter la caféine et l’alcool.
- Sommeil et stress. Les deux sources recommandent de préserver le sommeil et de recourir à des techniques de détente comme le yoga, la respiration profonde, la relaxation musculaire progressive ou la méditation.
- Tabac et alcool. Le NHS conseille d’éviter le tabac et de limiter l’alcool.
- Suivi des symptômes. Tenir un journal pendant plusieurs cycles permet d’identifier le moment d’apparition et les déclencheurs, et d’en discuter avec le médecin.
Pour les douleurs, le NHS indique que des antalgiques courants comme le paracétamol ou l’ibuprofène peuvent aider, et la Mayo Clinic évoque les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin avant d’en prendre, notamment en cas de grossesse, d’autres médicaments ou d’antécédents digestifs ou rénaux.
Les compléments et les plantes sont-ils utiles ?
Le niveau de preuve est faible. Le NHS cite l’acupuncture, la réflexologie et des compléments comme la vitamine B6, le calcium, la vitamine D et le magnésium, mais indique qu’il n’y a pas beaucoup de preuves qu’ils fonctionnent. La Mayo Clinic écrit que le calcium, le magnésium, la vitamine E et la vitamine B6 ont été rapportés comme utiles, avec des preuves limitées ou absentes. Elle estime qu’un supplément de calcium peut avoir un intérêt si l’alimentation n’en apporte pas assez.
Pour les plantes, la Mayo Clinic cite le ginkgo, le gingembre, le gattilier, l’huile d’onagre et le millepertuis, et souligne qu’elles s’appuient sur peu d’études. Ces produits peuvent interagir avec d’autres médicaments, et le millepertuis peut réduire l’efficacité de la pilule contraceptive.
Les sources consultées ne permettent donc pas d’affirmer qu’un complément ou une plante soulage le syndrome prémenstruel. Aucune dose n’est indiquée ici : demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant tout complément, surtout en cas de grossesse, d’allaitement, de contraception ou de traitement en cours. Les huiles essentielles ne font l’objet d’aucune des sources consultées, et l’article n’en recommande donc aucune.
Quels traitements médicaux existent ?
Lorsque les mesures de mode de vie ne suffisent pas, un médecin peut proposer d’autres options. Le NHS cite la pilule contraceptive combinée, la thérapie cognitive et comportementale et les antidépresseurs. La Mayo Clinic précise que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine sont le traitement de première intention des formes sévères de SPM et du trouble dysphorique prémenstruel, que les contraceptifs hormonaux peuvent soulager les symptômes en bloquant l’ovulation, et que certains diurétiques peuvent aider en cas de ballonnements importants.
Ces traitements relèvent d’une décision médicale personnalisée. Ils ne doivent être ni commencés ni arrêtés sans avis du médecin. En cas de symptômes persistants, le NHS indique qu’une orientation vers un gynécologue, un psychiatre ou un psychologue peut être envisagée.
Quand consulter, et qu’est-ce que le trouble dysphorique prémenstruel ?
Consultez un médecin si les symptômes persistent malgré les changements de mode de vie ou s’ils affectent votre vie quotidienne, comme l’indiquent le NHS et la Mayo Clinic.
Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est une forme plus sévère du SPM. Selon la Mayo Clinic, il s’agit de symptômes intenses chaque mois, qui perturbent le quotidien, avec par exemple une humeur dépressive, de la colère, de l’anxiété, une impression d’être débordée et des difficultés de concentration. Le NHS précise que sa cause n’est pas claire et qu’il pourrait impliquer une sensibilité aux variations hormonales ou des facteurs génétiques.
Si vous avez des idées suicidaires, contactez sans attendre les services d’urgence ou un proche, et ne restez pas seule. Le NHS recommande de ne pas conduire soi-même dans cette situation.
Questions fréquentes
Le syndrome prémenstruel disparaît-il quand les règles commencent ?
Selon la Mayo Clinic, les symptômes s’atténuent généralement dans les jours qui suivent le début des règles. Ils peuvent varier d’un mois à l’autre, d’après le NHS. S’ils persistent ou perturbent votre quotidien, consultez un médecin.
Un journal des symptômes est-il utile ?
Oui, le NHS et la Mayo Clinic le recommandent. Noter les symptômes pendant plusieurs cycles aide à repérer leur moment d’apparition et leurs déclencheurs, et fournit au médecin des informations précises pour la consultation.
Le magnésium ou le calcium soulagent-ils le syndrome prémenstruel ?
Les preuves sont limitées. Le NHS indique qu’il n’y a pas beaucoup de preuves que ces compléments fonctionnent, et la Mayo Clinic parle de preuves limitées ou absentes. Demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant d’en prendre.
Le millepertuis peut-il être pris avec la pilule contraceptive ?
La Mayo Clinic précise que le millepertuis peut rendre la pilule contraceptive moins efficace. Plus largement, les plantes peuvent interagir avec d’autres médicaments : demandez conseil à un pharmacien ou à un médecin avant de les utiliser.
La pilule contraceptive peut-elle aider ?
Le NHS cite la pilule contraceptive combinée parmi les traitements que peut proposer un médecin, et la Mayo Clinic indique que les contraceptifs hormonaux peuvent soulager les symptômes en bloquant l’ovulation. C’est une décision médicale qui dépend de chaque situation.
Comment distinguer un syndrome prémenstruel d’un trouble dysphorique prémenstruel ?
Le trouble dysphorique prémenstruel est une forme plus sévère, avec des symptômes intenses chaque mois qui perturbent la vie quotidienne, selon la Mayo Clinic et le NHS. Seul un professionnel de santé peut poser ce diagnostic.
Pour aller plus loin
- Syndrome prémenstruel (SPM) : symptômes, causes et prise en charge
- Naturopathie et syndrome prémenstruel : ce que disent les sources
- Fleurs de Bach et syndrome prémenstruel : ce que disent les sources
- Vitamine B6 et syndrome prémenstruel : ce que disent les sources
Sources
- NHS : Premenstrual syndrome (PMS) — symptômes, mesures d’auto-soin, traitements médicaux, compléments, TDPM, quand consulter
- Mayo Clinic : Premenstrual syndrome (PMS), symptoms and causes — symptômes, causes possibles, TDPM, quand consulter
- Mayo Clinic : Premenstrual syndrome (PMS), diagnosis and treatment — traitements, mode de vie, compléments et plantes, niveau de preuve
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

