Mis à jour le 9 octobre 2026
- Naturelles est présenté par son éditeur comme un magazine trimestriel consacré à la naturopathie, au bien-être et à un mode de vie sain, créé par des naturopathes (annonce d’origine, non vérifiée de façon indépendante).
- L’annonce reprise sur ce site date d’avant la sortie de la revue : vérifiez la disponibilité, les points de vente et les conditions d’abonnement directement auprès de l’éditeur.
- Un magazine de bien-être est une lecture d’information générale : il ne remplace pas l’avis d’un médecin, d’un pharmacien ou d’un autre professionnel de santé.
- Selon l’Anses et Santé.fr, « naturel » ne signifie pas « sans risque », et les compléments alimentaires ne sont pas évalués avant leur mise sur le marché comme le sont les médicaments.
- La DGCCRF rappelle que les allégations de santé sont encadrées et que les avis de professionnels de santé ne peuvent pas servir à promouvoir un produit.
Naturelles est, d’après l’annonce d’origine conservée sur ce site, un magazine trimestriel consacré à la naturopathie, au bien-être et à un mode de vie sain. Cette annonce émane de l’éditeur ; l’article en reprend les informations pratiques, en les signalant comme telles, puis donne des repères pour lire avec recul ce type de publication.
Parce qu’une revue de bien-être aborde des sujets de santé (alimentation, compléments, soins dits naturels), il est utile de savoir ce que disent les autorités sanitaires et de la consommation de ces sujets. Cet article s’appuie pour cela sur le NCCIH, l’Anses, Santé.fr et la DGCCRF.
Qu’est-ce que le magazine Naturelles ?
Selon l’annonce d’origine, Naturelles est un magazine trimestriel, présenté comme créé par des naturopathes pour des lecteurs qui aspirent à un mode de vie sain. Il paraît quatre fois par an et vise un public francophone. L’éditeur le décrit comme une publication de conseils pratiques pour mieux manger, bouger et se détendre.
Ces éléments proviennent uniquement de la présentation de l’éditeur : aucune source indépendante n’a été consultée pour les confirmer, et l’annonce est ancienne. Elle parlait d’une revue « bientôt en kiosque » ; cette formulation ne correspond plus nécessairement à la situation actuelle.
Quels sujets la revue annonce-t-elle ?
D’après l’annonce, la rédaction couvre un champ large autour du bien-être naturel :
- l’alimentation saine et l’équilibre des repas ;
- la consommation responsable ;
- les approches de soins dites naturelles, présentées comme complémentaires ;
- la détente et la gestion du stress ;
- l’activité physique ;
- le jardinage écologique.
Le magazine est également présenté comme proposant des adresses, des livres, des produits sélectionnés et un agenda d’événements. La mention de produits sélectionnés mérite une vigilance particulière : une sélection éditoriale n’est pas une évaluation de sécurité ou d’efficacité (voir plus bas).
Qui est derrière la revue ?
L’annonce d’origine indique que Martine Carretero, présentée comme spécialiste en naturopathie, assure la rédaction en chef. Cette information n’a pas pu être confirmée par une source indépendante dans le cadre de cet article. Elle est donnée ici à titre d’information sur l’éditeur, sans valeur de garantie sur le contenu des numéros.
De façon générale, la qualification d’un auteur ne suffit pas à valider une information de santé. Le NCCIH rappelle d’ailleurs que les réglementations, licences ou certificats ne garantissent pas à eux seuls un traitement sûr et efficace, et que les règles d’exercice varient selon les États et les statuts des praticiens.
Où trouver Naturelles et comment s’abonner ?
L’annonce d’origine indiquait une diffusion en points presse en France, en Belgique, au Luxembourg et dans certaines villes de Suisse romande comme Genève et Lausanne, ainsi que dans un réseau alternatif d’établissements spécialisés dans les produits biologiques et la santé naturelle. Elle précisait que la revue serait disponible à partir du mois de mai, sans indiquer d’année, ce qui ne permet pas de la situer aujourd’hui.
Pour l’abonnement, l’annonce décrivait une démarche par courrier : télécharger le bulletin, l’imprimer et l’envoyer avec le paiement à l’adresse indiquée, afin de recevoir les quatre numéros annuels. Ces modalités peuvent avoir changé. Avant tout paiement, vérifiez l’identité de l’éditeur, les conditions et les moyens de contact directement sur ses supports officiels, et méfiez-vous des offres reçues par des canaux inhabituels.
Que dit-on de la naturopathie dans les sources de santé ?
Le NCCIH, agence de santé américaine, décrit la naturopathie comme un système de soins issu de pratiques traditionnelles et d’approches européennes du XIXe siècle, qui vise à prévenir et à traiter la maladie en s’attaquant à ses causes, avec une approche globale incluant l’activité physique, l’alimentation et la gestion du stress. La page, mise à jour en avril 2025, cite aussi des pratiques comme les plantes et compléments, l’homéopathie, les thérapies manuelles et la détoxification guidée par un praticien.
Cette page décrit un cadre américain, où certains praticiens suivent une formation de quatre ans dans un établissement accrédité et passent des examens, tandis que d’autres naturopathes se forment dans des programmes non accrédités et ne peuvent pas être agréés. Elle ne résume pas les résultats d’essais cliniques : elle ne permet donc pas de dire que ces pratiques fonctionnent ou non. Elle recommande de parler à ses soignants de toute approche complémentaire utilisée.
Comment lire un magazine de santé naturelle avec recul ?
Quatre repères ressortent des sources officielles consultées :
- « Naturel » n’est pas synonyme de sans danger. Selon l’Anses, même d’origine naturelle, des ingrédients peuvent présenter une toxicité, surtout en forte concentration, et un complément peut interagir avec un médicament au point d’en renforcer les effets indésirables ou de lui faire perdre son efficacité.
- Un complément alimentaire n’est pas un médicament. Santé.fr rappelle qu’il sert à compléter un régime alimentaire normal, qu’il n’est pas un médicament, qu’il ne traite ni ne prévient les maladies et qu’il ne fait pas systématiquement l’objet d’une évaluation scientifique préalable. L’Anses précise qu’une simple notification auprès de l’administration suffit avant la commercialisation.
- Les allégations de santé sont encadrées. La DGCCRF explique que seules les allégations autorisées peuvent être utilisées, que celles qui laissent entendre qu’un produit prévient ou traite une maladie sont interdites, et qu’il faut se méfier de formules comme « scientifiquement prouvé » ou « cliniquement prouvé ».
- Un avis de professionnel ne vaut pas preuve. Toujours selon la DGCCRF, les avis de professionnels de santé ne peuvent pas servir à promouvoir un produit.
Ces repères valent pour tout support de bien-être, magazine, site ou réseau social, quel que soit l’éditeur. Un contenu qui promet un résultat rapide, cite une seule étude sans la nommer ou pousse à l’achat d’un produit précis doit vous inciter à vérifier auprès de sources indépendantes.
Quand préférer l’avis d’un professionnel de santé ?
Une revue est faite pour informer et inspirer, pas pour établir un diagnostic. Santé.fr juge essentiel de consulter son médecin ou son pharmacien lorsque l’on suit un traitement, car les compléments peuvent interagir avec les médicaments, et d’en parler à un professionnel de santé en cas d’effet inhabituel. L’Anses recueille ces effets indésirables dans son dispositif de nutrivigilance, auquel les professionnels de santé peuvent les déclarer.
Consultez donc un médecin pour tout symptôme qui dure, s’aggrave ou vous inquiète, avant de modifier un traitement ou de commencer une cure, et en cas de grossesse, d’allaitement, de maladie chronique ou de prise de médicaments. Ne suspendez jamais un traitement prescrit sur la seule foi d’un article, d’un magazine ou d’un conseil de bien-être.
Questions fréquentes
À quelle fréquence paraît le magazine Naturelles ?
Selon l’annonce d’origine, le magazine est trimestriel, avec quatre numéros par an. Cette information provient de l’éditeur et n’a pas été confirmée de façon indépendante ; vérifiez-la sur ses supports officiels.
Qui dirige la rédaction de Naturelles ?
L’annonce d’origine désigne Martine Carretero, présentée comme spécialiste en naturopathie, comme rédactrice en chef. Cette information n’a pas pu être vérifiée par une source indépendante pour cet article.
Comment s’abonner d’après l’annonce d’origine ?
L’annonce décrivait un bulletin d’abonnement à télécharger, imprimer et envoyer avec le paiement à l’adresse indiquée, pour recevoir les quatre numéros annuels. Ces modalités ont pu changer : avant de payer, vérifiez l’éditeur et les conditions sur ses supports officiels.
Un produit « naturel » cité dans un magazine est-il sans danger ?
Non. Selon l’Anses, des ingrédients d’origine naturelle peuvent présenter une toxicité, surtout en forte concentration, et un complément peut interagir avec un médicament. Demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien, en particulier en cas de traitement, de grossesse ou d’allaitement.
Les compléments alimentaires présentés dans la presse sont-ils évalués avant d’être vendus ?
Pas systématiquement. D’après Santé.fr et l’Anses, ce sont des denrées alimentaires, et non des médicaments : ils ne sont pas évalués avant leur mise sur le marché comme le sont les médicaments, une simple notification suffisant avant la commercialisation.
Un magazine peut-il remplacer l’avis d’un médecin ?
Non. Un magazine de bien-être apporte une information générale et ne remplace ni une consultation ni un traitement. Santé.fr recommande de consulter son médecin ou son pharmacien si l’on suit un traitement, car les compléments peuvent interagir avec les médicaments.
Pour aller plus loin
- Mode de vie sain : cohérence entre habitudes et besoins réels
- Naturopathie adaptée à tous ? Limites, précautions et repères
- Naturopathie : techniques, niveau de preuve et précautions
- Compléments alimentaires naturels : avantages, limites et risques
Sources
- NCCIH (NIH) : Naturopathy (mise à jour avril 2025) — définition de la naturopathie, formations et agréments (cadre américain), absence de garantie liée aux diplômes, dialogue avec les soignants
- Anses : Aiguiser son esprit critique concernant la consommation de compléments alimentaires (25 mars 2025) — « naturel » et toxicité, interactions médicamenteuses, absence d’évaluation préalable, nutrivigilance
- Santé.fr : Les compléments alimentaires (publié le 25 février 2025) — un complément n’est pas un médicament, précautions, avis du médecin ou du pharmacien
- DGCCRF : Allégations nutritionnelles et de santé, ne vous faites pas avoir (10 novembre 2025) — allégations de santé encadrées, allégations interdites, avis de professionnels et promotion de produits
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

