Mis à jour le 9 octobre 2026
- Le périnée, ou plancher pelvien, est un ensemble de muscles qui soutient la vessie et l’urètre ; s’il est affaibli ou endommagé, des fuites urinaires peuvent apparaître.
- Grossesse, accouchement par voie vaginale, surpoids et constipation figurent parmi les facteurs cités par les sources.
- Pour l’incontinence d’effort, l’Assurance maladie indique que la rééducation périnéale est le traitement initial ; elle est assurée par un kinésithérapeute ou une sage-femme.
- Les exercices de renforcement ne conviennent pas à toutes les situations : demandez l’avis d’un professionnel avant de commencer, car une mauvaise exécution est fréquente.
- Des fuites, une pesanteur ou une gêne persistante justifient une consultation : le traitement dépend du type et de la cause.
Prendre soin de son périnée consiste d’abord à savoir à quoi il sert et à repérer les situations qui le sollicitent ou le fragilisent. Le périnée, aussi appelé plancher pelvien, est un ensemble de muscles qui soutient notamment la vessie et l’urètre ; lorsqu’il est affaibli ou endommagé, des fuites d’urine peuvent survenir.
Cet article s’appuie sur les pages de l’Assurance maladie, du NHS britannique et de la Mayo Clinic. Il distingue ce qui est établi (causes, rééducation, signes d’alerte) de ce qui ne l’est pas dans ces sources, comme les promesses concernant la sensibilité ou la vie sexuelle.
À quoi sert le périnée ?
Selon le NHS, les muscles du plancher pelvien soutiennent la vessie et l’urètre. Le canal de l’urètre reste fermé grâce à ces muscles et à un anneau musculaire appelé sphincter urétral. Si les muscles du plancher pelvien sont faibles ou endommagés, ou si le sphincter est atteint, l’urètre peut ne plus rester fermé lors d’une pression soudaine, et une fuite se produit.
La Mayo Clinic précise que ces muscles soutiennent l’utérus, la vessie, l’intestin grêle et le rectum. Ils interviennent donc dans le maintien des organes du bassin et dans la continence, urinaire comme fécale. Les sources consultées ne détaillent pas un rôle du périnée dans les sensations sexuelles : ce point, souvent évoqué, n’est pas abordé ici faute de source officielle ouverte.
Qu’est-ce qui peut fragiliser le périnée ?
Le NHS cite plusieurs situations associées à l’incontinence d’effort ou à d’autres formes de fuites :
- La grossesse et le surpoids, qui augmentent la pression exercée sur le ventre et donc sur la vessie ;
- L’accouchement : des lésions survenues pendant l’accouchement peuvent affaiblir les muscles du bassin, en particulier après un accouchement par voie vaginale plutôt que par césarienne ;
- La constipation, citée comme cause possible d’incontinence par impériosité et comme obstacle pouvant provoquer des fuites par regorgement ;
- L’âge et les antécédents familiaux, qui augmentent le risque.
L’Assurance maladie indique que le traitement dépend de la cause, du type d’incontinence et de la gêne ressentie. Elle liste aussi des mesures sur les causes à corriger : perte de poids si nécessaire, prévention de la constipation et arrêt du tabac. Le port de charges lourdes ou certains sports sont souvent cités comme sollicitant le périnée, mais les pages ouvertes ne les mentionnent pas ; l’article ne leur attribue donc pas d’effet précis.
Comment reconnaître un périnée fragilisé ?
Le signe le mieux décrit est la fuite d’urine. L’Assurance maladie la définit comme la perte involontaire d’urine par l’urètre et distingue deux situations : les fuites qui surviennent à l’effort, et celles qui suivent un besoin urgent et impérieux d’uriner. Le NHS illustre les fuites d’effort par la toux ou le rire.
La Mayo Clinic cite aussi la perte de selles parmi les troubles pour lesquels les exercices du plancher pelvien peuvent être proposés. D’autres symptômes (pesanteur dans le bas-ventre, gêne, douleur) peuvent exister, mais ils ne sont pas détaillés dans les pages que nous avons pu ouvrir : ils justifient simplement une consultation, sans auto-diagnostic. Une fuite, même minime, ne doit pas être banalisée : il existe une prise en charge.
La rééducation périnéale : en quoi consiste-t-elle ?
Pour l’incontinence urinaire d’effort, l’Assurance maladie présente la rééducation périnéo-sphinctérienne comme le traitement initial. Elle est assurée par un kinésithérapeute ou une sage-femme, notamment après un accouchement, et combine :
- un travail manuel, avec des contractions et des relâchements guidés par le praticien ;
- un biofeedback, qui utilise une sonde vaginale et un signal pour mieux sentir son périnée.
Le rééducateur donne aussi des conseils sur les postures et la vie quotidienne, et des exercices à faire seul entre les séances sont recommandés. En cas de vessie hyperactive ou d’incontinence mixte, la rééducation reste recommandée, parfois avec une électrostimulation et une rééducation comportementale. Les médicaments concernent l’hyperactivité vésicale ; l’Assurance maladie indique qu’aucun n’est efficace dans l’incontinence d’effort, et la chirurgie n’est envisagée qu’en second recours, si les autres traitements sont insuffisants.
Comment faire les exercices sans se tromper ?
La Mayo Clinic décrit les exercices dits de Kegel comme un entraînement musculaire du plancher pelvien. Ils peuvent concerner les fuites à l’effort, les fuites après une envie soudaine, les fuites de selles, et peuvent aussi être pratiqués pendant la grossesse ou après un accouchement. Ils sont moins utiles en cas de fuites importantes ou d’incontinence par regorgement.
Les erreurs courantes citées sont les suivantes :
- contracter les mauvais muscles (ventre, cuisses ou fessiers) ;
- retenir sa respiration, alors qu’il faut respirer librement pendant l’exercice ;
- s’entraîner en interrompant le jet d’urine, déconseillé car cela peut empêcher la vessie de se vider complètement et augmenter le risque d’infection urinaire.
La Mayo Clinic recommande de demander l’avis d’un professionnel de santé avant de commencer, et de se faire aider par un kinésithérapeute si l’on a du mal à réaliser les exercices ou si les symptômes ne s’améliorent pas. Avec une pratique régulière, des effets peuvent apparaître au bout de quelques semaines à quelques mois, mais aucun résultat n’est garanti. Les pages ouvertes ne précisent pas si un périnée trop contracté peut poser problème ; c’est une raison de plus de privilégier une évaluation individuelle plutôt que des exercices répétés au hasard.
Quand consulter et à qui s’adresser ?
Parlez-en à votre médecin traitant en cas de fuites urinaires ou de selles, de besoins urgents fréquents, de difficulté à vider la vessie, ou de gêne persistante dans le bas-ventre. Selon l’Assurance maladie, le médecin traitant décide du traitement avec vous en fonction de la cause, du type d’incontinence et de la gêne, et coordonne les autres professionnels. Après un accouchement, la rééducation peut être assurée par une sage-femme ou un kinésithérapeute.
Le NHS rappelle que, si la cause d’une incontinence peut être traitée, la situation peut s’améliorer, et qu’un arrêt de certains médicaments peut être envisagé sur avis médical : ne les interrompez jamais de vous-même. L’Assurance maladie cite aussi, parmi les causes à traiter, une infection urinaire ou une atrophie vaginale.
Questions fréquentes
Le périnée se renforce-t-il avec des exercices ?
La Mayo Clinic décrit des exercices d’entraînement du plancher pelvien (exercices de Kegel) qui peuvent aider dans certaines formes de fuites. Les effets, s’ils apparaissent, demandent une pratique régulière, et aucun résultat n’est garanti ; demandez l’avis d’un professionnel avant de commencer.
Qui peut assurer une rééducation périnéale ?
Selon l’Assurance maladie, la rééducation périnéo-sphinctérienne est assurée par un kinésithérapeute ou une sage-femme, notamment après un accouchement. Elle associe un travail manuel guidé et, selon les cas, un biofeedback.
Les fuites urinaires après un accouchement sont-elles à signaler ?
Oui. Le NHS indique que des lésions survenues pendant l’accouchement peuvent affaiblir les muscles du bassin, surtout après un accouchement par voie vaginale. Parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme, car une rééducation est possible.
Peut-on faire les exercices du périnée pendant la grossesse ?
La Mayo Clinic indique que ces exercices peuvent être pratiqués pendant la grossesse ou après un accouchement. Elle recommande toutefois de demander l’avis d’un professionnel de santé avant de commencer.
Faut-il s’entraîner en arrêtant le jet d’urine ?
Non. La Mayo Clinic déconseille d’utiliser les exercices pour démarrer et arrêter le jet d’urine, car cela peut empêcher la vessie de se vider complètement et augmenter le risque d’infection urinaire. Ce geste peut tout au plus servir à repérer les bons muscles, sans devenir un exercice.
La constipation peut-elle abîmer le périnée ?
Le NHS cite la constipation comme cause possible de certains types de fuites, et l’Assurance maladie recommande d’en prévenir la survenue dans le cadre des mesures à corriger. Si vous êtes régulièrement constipé, parlez-en à votre médecin.
Pour aller plus loin
- Incontinence urinaire : types, causes et prise en charge
- Récupération après l’accouchement : repères et rôle de la naturopathie
- Infections urinaires : prévention et signes d’alerte
- Cystite interstitielle : symptômes, diagnostic, alimentation
Sources
- Assurance maladie (ameli) : Traitement de l’incontinence urinaire — rééducation périnéo-sphinctérienne, rôle du kinésithérapeute et de la sage-femme, mesures sur les causes, médicaments et chirurgie
- Assurance maladie (ameli) : Incontinence urinaire — définition, fuites à l’effort et par impériosité
- NHS : Urinary incontinence, causes — rôle des muscles du plancher pelvien, grossesse, accouchement, constipation, âge
- Mayo Clinic : Kegel exercises — principe des exercices, situations concernées, erreurs courantes, conseil d’un professionnel
Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

