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Algie vasculaire de la face : crises, causes et prise en charge

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • L’algie vasculaire de la face est une céphalée primaire : des crises de douleur très intense, d’un seul côté de la tête, autour de l’œil, qui reviennent par périodes. Il n’existe pas de traitement qui la guérisse, mais des traitements médicaux existent.
  • Les crises s’accompagnent, du même côté, d’un œil rouge qui larmoie, d’un nez bouché ou qui coule, d’une paupière tombante ou gonflée, et d’une agitation : contrairement à la migraine, la personne ne parvient pas à rester immobile.
  • L’alcool pendant une période de crises, le tabac et les odeurs fortes figurent parmi les déclencheurs cités ; la cause exacte est inconnue.
  • Les antalgiques courants (paracétamol, ibuprofène) ne sont pas efficaces. Pour la crise, les sources citent l’oxygène au masque et les triptans ; un traitement de fond est prescrit par le médecin.
  • Un premier épisode, une paupière qui tombe ou une pupille plus petite pour la première fois, ou un mal de tête brutal accompagné de fièvre, de confusion ou de déficit neurologique imposent un avis médical urgent.

L’algie vasculaire de la face est une maladie neurologique caractérisée par des crises de douleur très intense, d’un seul côté du visage, le plus souvent autour de l’œil. Elle n’est pas due à une autre maladie : les médecins parlent de céphalée primaire.

Cet article présente, d’après le NHS, la Mayo Clinic et le Manuel MSD, comment reconnaître une crise, ce que l’on sait des causes et des déclencheurs, les traitements médicaux utilisés, ce que vous pouvez organiser au quotidien et les situations qui justifient de consulter ou d’appeler les secours.

Qu’est-ce que l’algie vasculaire de la face ?

Le NHS décrit des crises de douleur sévère, généralement d’un côté de la tête autour de l’œil, qui peuvent se répéter plusieurs fois par jour pendant des semaines ou des mois, puis laisser place à une période de rémission, parfois sans interruption. La Mayo Clinic parle de « périodes de crises » suivies d’une rémission sans douleur, et la qualifie de type de céphalée « généralement le plus douloureux ».

Selon le Manuel MSD, on distingue les formes avec rémissions (périodes de crises quotidiennes de 1 à 3 mois, suivies de plusieurs mois à plusieurs années sans crise) et les cas où il n’y a pas de rémission. La maladie touche surtout les hommes, le plus souvent entre 20 et 50 ans selon les sources, mais la Mayo Clinic souligne qu’elle peut aussi être méconnue chez les femmes, chez qui elle est parfois confondue avec une migraine ou une sinusite. Les antécédents familiaux sont un facteur de risque.

Comment reconnaît-on une crise ?

La douleur est décrite comme aiguë, brûlante ou perforante. Elle dure de 15 minutes à 3 heures d’après le NHS (en général 30 à 45 minutes selon la Mayo Clinic) et débute souvent la nuit, une à deux heures après le coucher. Le Manuel MSD note qu’elle survient fréquemment à la même heure chaque jour.

Du même côté que la douleur, on observe fréquemment :

  • un œil rouge qui larmoie ;
  • une paupière tombante ou gonflée et une pupille plus petite ;
  • un nez bouché ou qui coule ;
  • une transpiration du visage ou du front ;
  • des nausées.

Un signe aide à distinguer cette maladie de la migraine : l’agitation. Le NHS et le Manuel MSD indiquent que les personnes sont agitées, qu’elles marchent, se balancent ou ne tiennent pas en place, alors qu’une migraine incite plutôt à s’isoler. Certains symptômes peuvent néanmoins se recouper avec ceux de la migraine, ce qui explique les confusions de diagnostic.

Quelles sont les causes et les déclencheurs connus ?

La cause est inconnue. La périodicité des crises, liée à l’horloge biologique, évoque un dysfonctionnement de l’hypothalamus, la zone du cerveau qui régule les rythmes de l’organisme, d’après la Mayo Clinic et le Manuel MSD.

Les sources citent des déclencheurs possibles :

  • l’alcool, qui peut provoquer une crise pendant une période active mais pas pendant une rémission (Manuel MSD) ;
  • le tabac, la Mayo Clinic précisant qu’arrêter de fumer ne fait pas toujours cesser les crises ;
  • le parfum et les odeurs fortes (peinture, dissolvant, essence) et l’effort physique (NHS) ;
  • les changements de météo et certains médicaments (Mayo Clinic).

Les sources consultées ne confirment pas d’autres causes souvent avancées. Elles ne mentionnent pas, par exemple, les traumatismes crâniens parmi les déclencheurs. Tenir un journal des céphalées, avec la date, l’heure, la durée, l’intensité, les signes associés et les circonstances de chaque crise, aide à repérer les vôtres et facilite le diagnostic.

Quels traitements médicaux sont utilisés ?

La Mayo Clinic et le NHS le rappellent : il n’existe pas de traitement qui guérisse définitivement l’algie vasculaire de la face. Les prises en charge visent à calmer la crise, à raccourcir la période de crises et à prévenir de nouvelles crises. Le diagnostic est clinique, posé par un médecin ou un neurologue à partir des symptômes ; une imagerie cérébrale peut être demandée pour écarter une autre cause.

Pour la crise elle-même, les sources citent :

  • l’oxygène pur inhalé au masque (oxygène à 100 % au masque sans recirculation selon le Manuel MSD), qui fonctionne pour la plupart des personnes d’après la Mayo Clinic ;
  • les triptans, en injection ou en spray nasal ; la Mayo Clinic précise que l’injection agit plus vite et que le sumatriptan n’est pas recommandé en cas de maladie cardiaque ou d’hypertension mal contrôlée ;
  • d’autres options selon les cas, évaluées par le spécialiste (anesthésiques locaux nasaux, octréotide, dihydroergotamine, stimulation du nerf vague par dispositif).

Le NHS précise que les antalgiques en vente libre comme le paracétamol et l’ibuprofène ne sont pas efficaces dans l’algie vasculaire de la face.

Un traitement de fond, prescrit pour réduire la fréquence des crises, est proposé en début de période de crises. Le Manuel MSD indique que tous les patients en ont besoin et cite notamment le vérapamil, les corticoïdes oraux et le bloc du grand nerf occipital pour un soulagement rapide mais temporaire, ainsi que le lithium, le topiramate ou le galcanezumab dans certains cas. La Mayo Clinic mentionne aussi la chirurgie, rare, réservée aux formes chroniques résistantes. Le choix, la dose et la durée de ces traitements relèvent exclusivement de votre médecin.

Pour l’oxygène, l’organisation du matériel et la manière de l’utiliser sont à définir avec le médecin qui suit la maladie. Un site commercial était cité dans l’article d’origine : soulager les crises de l’algie vasculaire de la face. Il s’agit d’une page d’un prestataire privé, mentionnée ici uniquement pour mémoire.

Que faire au quotidien en dehors des crises ?

La Mayo Clinic recommande de garder des horaires de sommeil réguliers pendant une période de crises et d’éviter l’alcool, qui peut déclencher une crise. Le NHS invite à identifier ses déclencheurs personnels à l’aide d’un journal des céphalées. Si vous fumez, une aide à l’arrêt reste utile pour votre santé, même si la Mayo Clinic précise que cela ne suffit pas toujours à faire disparaître les crises.

Cette maladie est souvent éprouvante : n’hésitez pas à en parler à votre médecin si les crises pèsent sur votre quotidien. Évitez de modifier de vous-même un traitement prescrit.

Quand consulter, et quand appeler les secours ?

Consultez un médecin dès les premières crises évocatrices, si elles se répètent, si les antalgiques n’aident pas ou si les crises s’aggravent ou durent plus longtemps que d’habitude (NHS, Mayo Clinic). Le NHS recommande d’appeler les secours ou de se rendre aux urgences si une paupière tombante ou une pupille plus petite apparaît pour la première fois, même lorsque la maladie est déjà diagnostiquée.

La Mayo Clinic indique de recourir à une prise en charge urgente en cas de mal de tête soudain et très intense qui culmine brutalement, de mal de tête avec fièvre, raideur de la nuque, confusion, convulsions, engourdissement ou difficulté à parler, ou après un traumatisme crânien. En France, appelez le 15 ou le 112 devant ces signes. Le NHS cite aussi comme motifs d’avis urgent une douleur à la mâchoire en mangeant, une vision floue ou double, un cuir chevelu douloureux ou un engourdissement ou une faiblesse des membres, qui peuvent évoquer une autre maladie (l’artérite temporale).

Questions fréquentes

L’algie vasculaire de la face est-elle la même chose qu’une migraine ?

Non, même si certains symptômes se recoupent. Le Manuel MSD et le NHS décrivent dans l’algie vasculaire de la face une douleur très intense d’un seul côté, autour de l’œil, avec œil rouge, nez bouché ou qui coule et une agitation marquée, alors que la migraine incite plutôt à rester au calme.

Combien de temps dure une crise ?

Selon le NHS, une crise dure entre 15 minutes et 3 heures. La Mayo Clinic indique qu’elle dure en général 30 à 45 minutes et qu’elle commence souvent la nuit, une à deux heures après le coucher. Les crises peuvent se répéter plusieurs fois par jour pendant des semaines ou des mois.

Le paracétamol ou l’ibuprofène peuvent-ils soulager une crise ?

Le NHS indique que les antalgiques en vente libre, comme le paracétamol et l’ibuprofène, ne sont pas efficaces dans l’algie vasculaire de la face. Si vos crises persistent malgré eux, consultez votre médecin pour obtenir un traitement adapté.

L’algie vasculaire de la face disparaît-elle ?

La Mayo Clinic et le NHS précisent qu’il n’existe pas de traitement qui la guérisse. Dans la forme avec rémissions, les crises disparaissent pendant des mois ou des années, mais peuvent revenir. Les traitements visent à calmer les crises et à en réduire la fréquence.

L’alcool et le tabac jouent-ils un rôle ?

L’alcool peut déclencher une crise pendant une période active de la maladie, mais pas pendant une rémission, d’après le Manuel MSD. Le tabac est cité comme déclencheur et facteur de risque par le NHS et la Mayo Clinic, qui précise toutefois qu’arrêter de fumer ne fait pas toujours cesser les crises.

Qui est le plus souvent concerné ?

La maladie touche surtout des hommes, le plus souvent entre 20 et 50 ans selon les sources, avec un facteur familial possible. La Mayo Clinic souligne que les femmes peuvent être sous-diagnostiquées, leurs crises étant parfois attribuées à une migraine ou à une sinusite.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



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