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Causes des ballonnements : que faire et quand consulter

Information de bien-être. Cet article a une vocation éducative. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d’un professionnel de santé. En cas de symptôme ou de maladie, consultez un médecin.

Mis à jour le 9 octobre 2026

En bref

  • Selon le NHS, la cause la plus fréquente des ballonnements est une accumulation de gaz dans l’intestin ; certains aliments, l’air avalé en mangeant et des troubles digestifs comme la constipation peuvent y contribuer.
  • Les conseils de base sont de bouger, de manger plus lentement, de limiter les boissons gazeuses et les aliments qui produisent des gaz, et d’éviter les aliments que l’on ne tolère pas.
  • Les preuves sont limitées pour les plantes : l’huile de menthe poivrée en capsules gastro-résistantes a des données dans le syndrome de l’intestin irritable, mais pas pour l’indigestion ; les probiotiques ont des preuves faibles.
  • Des ballonnements réguliers ou qui persistent malgré des changements d’alimentation justifient de consulter.
  • Perte de poids inexpliquée, sang dans les selles, douleur au ventre, vomissements ou impossibilité d’évacuer selles et gaz imposent un avis médical rapide, voire urgent.

Les ballonnements proviennent le plus souvent d’une accumulation de gaz dans l’intestin, selon le NHS britannique. Ils sont généralement sans gravité, mais ils peuvent aussi accompagner un trouble digestif (constipation, intolérance alimentaire, syndrome de l’intestin irritable) ou, plus rarement, signaler une maladie sérieuse.

Cet article présente les causes des ballonnements décrites par le NHS, les conseils pratiques qu’il recommande, ce que disent les sources sur la menthe poivrée et les probiotiques, et les signes d’alerte. Il ne propose ni cure ni dose.

Quelles sont les causes des ballonnements ?

Le NHS indique que la cause la plus fréquente est une accumulation de gaz dans l’intestin. Plusieurs facteurs peuvent y contribuer :

  • certains aliments et boissons, comme certains légumes et les boissons gazeuses, qui produisent des gaz ;
  • l’air avalé pendant les repas ;
  • des troubles digestifs : constipation, intolérance alimentaire, maladie cœliaque, syndrome de l’intestin irritable ;
  • chez certaines femmes, la période des règles.

Le NHS précise aussi que des ballonnements qui persistent peuvent occasionnellement être le signe d’un problème sérieux, comme un cancer de l’ovaire. C’est pourquoi la persistance compte davantage que l’intensité ponctuelle.

Quels gestes simples sont recommandés ?

Le NHS propose des mesures simples, sans promesse de résultat :

  • pratiquer une activité physique régulière, y compris lorsque l’on se sent ballonné ;
  • mâcher la bouche fermée pour limiter l’air avalé ;
  • boire suffisamment d’eau ;
  • en cas de constipation, consommer des fibres solubles comme l’avoine ou les graines de lin ;
  • manger de plus petits repas, plus fréquents, et éviter les gros repas tardifs ;
  • masser doucement le ventre de droite à gauche ;
  • limiter les boissons gazeuses, l’alcool et la caféine ;
  • éviter de se voûter à table.

L’OMS recommande par ailleurs au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine chez l’adulte, pour la santé en général.

Quels aliments peuvent aggraver les ballonnements ?

Le NHS cite parmi les aliments qui produisent des gaz le chou, les haricots et les lentilles, ainsi que les aliments transformés, sucrés, épicés ou gras, et recommande de les réduire si l’on est gêné. Il conseille aussi d’éviter les aliments que l’on ne tolère pas.

La tolérance varie d’une personne à l’autre. Si vos ballonnements persistent malgré ces changements, le NHS indique que le médecin peut vous orienter vers un diététicien ou vers un spécialiste pour des examens. Évitez de supprimer de vous-même des groupes d’aliments pendant longtemps sans avis médical ou diététique, d’autant qu’une cause comme la maladie cœliaque ou une intolérance nécessite un diagnostic.

Plantes, menthe poivrée, probiotiques : que disent les preuves ?

Sur la menthe poivrée, le NCCIH indique que l’huile en capsules gastro-résistantes pourrait améliorer les symptômes du syndrome de l’intestin irritable chez l’adulte. Une revue de 2022 portant sur 10 études et 1 030 participants l’a jugée meilleure que le placebo sur l’ensemble des symptômes et sur les douleurs abdominales, avec davantage d’effets indésirables. Pour l’indigestion, il n’existe pas de preuve qu’elle seule soit utile, et elle peut même l’aggraver chez certaines personnes. Les effets indésirables cités sont des brûlures d’estomac, des nausées, des douleurs abdominales et une bouche sèche ; l’huile de menthe ne doit pas être appliquée sur le visage des nourrissons ni des jeunes enfants. Les tisanes de menthe semblent sûres, mais la sécurité à long terme de grandes quantités n’est pas connue.

Sur les probiotiques, le NHS indique que certaines données suggèrent un intérêt pour atténuer certains symptômes du syndrome de l’intestin irritable et que les preuves sont faibles pour beaucoup d’autres usages ; les étiquettes ne sont pas toujours fiables et les souches diffèrent. Les sources consultées ne permettent pas de se prononcer sur d’autres plantes digestives, que cet article ne recommande donc pas.

L’Assurance maladie rappelle que les compléments alimentaires ne sont soumis à aucun test d’efficacité ni d’innocuité préalable et peuvent interagir avec un traitement : demandez l’avis d’un pharmacien ou d’un médecin avant d’en prendre.

Ballonnements et syndrome de l’intestin irritable : quel lien ?

Le NHS décrit le syndrome de l’intestin irritable comme une affection digestive fréquente, pouvant provoquer des crampes d’estomac, des ballonnements et de la diarrhée. Elle est généralement durable, mais les changements de mode de vie et les médicaments peuvent aider. Le diagnostic est médical : des ballonnements répétés ne permettent pas à eux seuls de conclure à ce syndrome ni de l’écarter.

Pour le soulagement ponctuel, le NHS suggère de demander conseil à un pharmacien : des laxatifs peuvent être proposés en cas de constipation, et la siméticone est un médicament qui peut atténuer les ballonnements. Demandez toujours conseil avant de les utiliser.

Quand faut-il consulter ?

Le NHS conseille de consulter un médecin si vous êtes régulièrement ballonné, si les changements d’alimentation n’ont pas aidé, ou si les ballonnements s’accompagnent d’une perte de poids involontaire ou de sang dans les selles.

Il recommande une consultation urgente (ou d’appeler le 111 au Royaume-Uni) en cas de vomissements, de diarrhée ou de constipation associés, de mal au ventre, de fièvre, de grosseur ou gonflement dans le ventre, d’impossibilité d’évacuer selles et gaz ou de brûlures remontant dans la poitrine. Il demande d’appeler les secours en cas de ventre gonflé avec douleur très forte et brutale, de vomissements de sang ou d’aspect marc de café, ou de difficulté respiratoire sévère. En France, composez le 15 ou le 112 dans ces situations. Ne conduisez pas vous-même.

Le NHS précise que les ballonnements ne nécessitent souvent aucun traitement. Le médecin recherche une cause digestive éventuelle et peut, si les changements d’alimentation n’ont pas suffi, vous orienter vers un diététicien ou prescrire des examens chez un spécialiste. Dites-lui depuis quand les symptômes durent, ce qui les déclenche ou les soulage, et si vous prenez des médicaments ou des compléments.

Questions fréquentes

Pourquoi le ventre gonfle-t-il après les repas ?

Selon le NHS, la cause la plus fréquente est une accumulation de gaz dans l’intestin, liée à certains aliments et boissons (légumes producteurs de gaz, boissons gazeuses) ou à l’air avalé en mangeant. Des troubles digestifs, comme la constipation ou une intolérance alimentaire, peuvent aussi y contribuer.

Quels aliments sont à limiter en cas de ballonnements ?

Le NHS cite le chou, les haricots et les lentilles, ainsi que les aliments transformés, sucrés, épicés ou gras, et les boissons gazeuses. Il recommande aussi de limiter l’alcool et la caféine et d’éviter les aliments que l’on ne tolère pas.

L’huile essentielle de menthe poivrée soulage-t-elle les ballonnements ?

Le NCCIH n’a pas retrouvé de preuve pour l’indigestion, et cite des données limitées pour des capsules gastro-résistantes dans le syndrome de l’intestin irritable. Elle peut provoquer des brûlures d’estomac. Demandez l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien, surtout en cas de traitement.

Les probiotiques sont-ils utiles contre les ballonnements ?

Le NHS indique que des données suggèrent un intérêt pour certains symptômes du syndrome de l’intestin irritable, mais que les preuves sont faibles pour beaucoup d’autres usages. Il recommande de parler à un médecin avant d’en prendre en cas de maladie ou d’immunité affaiblie.

Que peut conseiller le pharmacien ?

Selon le NHS, le pharmacien peut conseiller des laxatifs en cas de constipation et de la siméticone, un médicament qui peut atténuer les ballonnements. Demandez toujours un avis avant de les utiliser, notamment si vous suivez un traitement.

Quels symptômes imposent de consulter rapidement ?

Selon le NHS, il faut consulter rapidement en cas de ballonnements avec perte de poids involontaire, sang dans les selles, vomissements, mal au ventre, fièvre, grosseur dans le ventre ou impossibilité d’évacuer selles et gaz. Une douleur très forte et brutale, ou des vomissements de sang, justifie d’appeler les secours.

Pour aller plus loin

Sources

Information éducative ; elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.



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