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Vu dans le Midi Libre édition de Narbonne du 24/03/10 extraits de l'article de René DIEZ
Devant la baisse du chiffre d'affaire dû aux médicaments génériques, les pharmaciens sont prêts à faire payer leurs conseils...
Brigitte Bouzihe, présidente de Giphar, représentant 1350 officines en France, précise que cette évolution " est inscrite dans la loi "Hôpital, patient, santé, territoire" (HPST article 38) de Roselyne Bachelot qui prévoit que les pharmaciens peuvent proposer des conseils et prestations destinés à favoriser l'amélioration ou le maintien de l'état de santé des personnes".
On peut se demander comment vont se placer les pharmaciens par rapport aux médecins dont certains dénoncent déjà un exercice illégal de la médecine. Sur ce point Mme Bouzihe répond: "Absolument pas. Ils parlent de diagnostic, et nous de dépistage" et de rajouter très justement d'ailleurs que "La prévention n'est pas l'affaire de spécialistes. Elle s'adresse à des clients qui ne sont pas encore des patients, ou des malades qui s'ignorent. Lorsqu'on est en apparente bonne santé, on ne va pas forcément chez le médecin."
Quid cependant de la place des naturopathes et eutre approches alternatives qui se placent dans le domaine de la prévention? Si les pharmaciens se placent dans le créneau du conseil préventif avant d'aller voir son médecin, on peut s'inquiéter de l'avenir des naturopathes en France.
Rappelons qu'en Allemagne ce sont les naturopathes ou Heilpraktiker que l'on va voir avant son médecin...
Et comment les pharmaciens dipenseront leurs conseils? Au sein des officines? Entre 2 rayons de médicaments? La question de savoir si les conseils ne seront pas orientés selon l'état du chiffre d'affaire peut se poser...
Romain Vicente
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